Le Dernier Feu

22 janvier au 16 février
2013

« Nous, qui racontons cette histoire
Nous n’existons peut-être pas
 
Nous reconstituons cette histoire c’est tout
 
Épisode par épisode
 
Parce que nous pensons qu’ensemble nous en saurons davantage Que chacun isolément »

 
 
Rabe, qui vient à peine de s’installer en ville, est l’unique témoin de l’accident d’un jeune garçon. Plus les gens tentent de se rapprocher de lui pour comprendre ce qui s’est passé, plus ils réalisent qu’il y a chez cet étranger quelque chose qui cloche.
 
La vie et les espoirs de huit habitants d’un même quartier s’entrechoquent autour d’un drame qui déclenche une série d’événements troublants. Individuellement, les voix s’étouffent. Nul ne sait que faire de ses sentiments. Sept ans après, chacun s’exprime dans une choralité étrange, loin de tout réalisme, mais à l’intérieur de laquelle raconter devient possible. Avec ses thématiques puissantes et ses personnages ambigus, LE DERNIER FEU éclaire sur la complexité et la fragilité de l’âme humaine et oppose à l’idée de fatalité celle de responsabilité individuelle.
 
Le chant vibrant de ces âmes seules inspire à Denis Marleau et à Stéphanie Jasmin une mise en scène où seront mises en lumière les multiples voix de chacun, dans une proximité des corps qui se rapprochent, se désirent ou se heurtent violemment et dans un univers à l’imagerie enfantine en guise de trame rêvée.
 
Après avoir fréquenté Thomas Bernhard (MAÎTRES ANCIENS, UNE FÊTE POUR BORIS) et découvert Elfriede Jelinek à travers sa pièce JACKIE, le duo poursuit son exploration du théâtre germanique contemporain à travers les mots de Dea Loher. C’est la beauté de son écriture et l’orchestration qu’elle opère en virtuose et de façon bouleversante entre les voix qui se croisent, se confondent ou ne cessent de transmuer entre le « je » et le « nous » qui les ont fascinés. LE DERNIER FEU est une pièce en clair-obscur, qui a la grâce fragile, directe, parfois drôle et essentialiste d’un dessin d’enfant.
 

 
L’Arche est éditeur et agent théâtral du texte représenté.