LES DIX COMMANDEMENTS DE DOROTHY DIX

Les billets pour ce spectacle seront mis en vente plus tard cet automne.

Texte, mise en scène, vidéo et scénographie : Stéphanie Jasmin

Avec Christiane Pasquier

Assistance à la mise en scène : Carol-Anne Bourgon Sicard
Lumières : Etienne Boucher
Musique : Denis Gougeon
Costumes : Linda Brunelle
Coiffure et maquillage : Angelo Barsetti
Diffusion et montage vidéo : Pierre Laniel
Design sonore : François Thibault
Assistance au décor : Marine Plasse
Direction technique : Sylvain Béland

Une création d’UBU compagnie de création, en coproduction avec ESPACE GO et le Théâtre national de la Colline à Paris

« Ils ne verront pas la mort mais le sourire éternel du bonheur. Il faut travailler soir et matin pour entretenir ce visage du bonheur. Il ne faut pas que ma volonté s’éteigne. »
— ELLE

Lorsqu’ELLE était jeune, elle aimait lire les journaux américains, en particulier les chroniques d’Elizabeth Meriwether Gilmer alias Dorothy Dix, dans le New York Journal dont ses fameux Dix commandements pour être heureuse (Dictates for a Happy Life). Ces commandements sont devenus le code du bonheur pour elle, le mode d’emploi pour une vie de femme accomplie. Le bonheur n’est-il pas un état d’esprit, quelque chose que l’on doit faire soi-même?

ELLE est une femme qui ressemble à plein d’autres femmes et, comme toutes ces autres femmes, ELLE est aussi unique. ELLE n’a pas eu une vie exceptionnelle, mais elle est bien la sienne. ELLE est peut-être morte, peut-être encore en vie. En tout cas, ELLE parle et elle a tous les âges, s’affranchissant du passage du temps sur son corps. C’est sa voix intacte, qui est au fond d’elle depuis toujours et jaillit. Il n’y a plus de temps, il n’y a plus les autres, mais sa voix seule, libre et sans compromis.

Après l’écriture d’OMBRES (2005) et de LES MARGUERITE(S) (2018), je poursuis mon exploration de la pensée intime féminine en donnant cette fois une voix à une femme en apparence sans histoire. Une femme qui s’inspire de ma grand-mère, mais qui n’est plus elle non plus. C’est une voix que j’ai entendue poindre de façon inattendue, quelques fois, chez cette femme qui a traversé tout le vingtième siècle. Pas la voix de la grand-mère souriante, positive et aimée de tous, mais une voix parfois plus dure, plus sombre et profonde. Celle d’une femme désirante, celle qui est restée intacte à l’intérieur d’elle-même, en dehors de son histoire familiale et sociale, en dehors de la vieillesse, des convenances. C’est une élaboration fictive de cette voix, celle d’une femme qui aurait voulu écrire et qui déroule le film de sa vie, comme un trop-plein qui déferle, en désordre et en un souffle.

Les Dix commandements pour être heureuse de Dorothy Dix ont accompagné ELLE comme une petite bible jusqu’à sa mort à cent ans. Ils structurent la pièce en autant de chapitres de ce récit de soi. Chacun d’eux, comme une réminiscence inconsciente, donne la note, devenant le point de départ d’une révolte sourde ou d’un désir inconscient de libérer quelque chose, une pensée sensible et surprenante, une lucidité implacable, inattendue… C’est une âme qui parle dans tous ses états pour dévoiler les profondeurs insoupçonnées d’une psyché assoiffée d’absolu.

Pour donner vie à ELLE, j’ai fait appel à Christiane Pasquier, fidèle complice des créations d’UBU, entre autres dans CE QUI MEURT EN DERNIER, LE COMPLEXE DE THÉNARDIER, UNE FÊTE POUR BORIS et, récemment, dans SOIFS MATÉRIAUX, et interprète unique et virtuose des mots dans tous leurs miroitements.

Stéphanie Jasmin
Auteure et metteure en scène

Stéphanie Jasmin est diplômée en histoire de l’art de l’École du Louvre, à Paris, et en cinéma (réalisation) de l’Université Concordia, à Montréal. Codirectrice d’UBU, elle est, depuis 2000, dramaturge et collaboratrice artistique aux côtés de Denis Marleau sur toutes les créations de la compagnie, notamment les trois Fantasmagories technologiques (2002-2004) : LES AVEUGLES de Maurice Maeterlinck, DORS MON PETIT ENFANT de Jon Fosse et COMÉDIE de Samuel Beckett. Elle réalise aussi les intégrations vidéo scéniques des créations de la compagnie. En tandem avec Denis Marleau, Stéphanie Jasmin signe la mise en scène de l’opéra LE CHÂTEAU DE BARBE BLEUE de Béla Bartók au Grand Théâtre de Genève (2007), des pièces JACKIE d’Elfriede Jelinek (2009), LE DERNIER FEU de Dea Loher (2013), LA VILLE, de Martin Crimp (2014), et SOIFS MATÉRIAUX de Marie-Claire Blais (2020), créées en collaboration avec ESPACE GO, ainsi que de l’opéra fantasmagorique L’AUTRE HIVER, de Normand Chaurette et Dominique Pauwels (2015) créé lors de Mons 2015, capitale européenne de la culture. Elle conçoit et réalise aussi avec Denis Marleau les mannequins parlants et animés par la vidéo pour l’exposition La Planète mode de Jean Paul Gaultier : de la rue aux étoiles, produite par le Musée des beaux-arts de Montréal en 2011. Elle écrit et met en scène OMBRES, en 2005, et signe le texte de LES MARGUERITE(S), en 2018, qu’elle met en scène avec Denis Marleau. En 2020, elle reçoit le prestigieux prix Siminovitch, la plus haute distinction pour les arts vivants au Canada.

Mars 2021
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Les billets pour ce spectacle seront mis en vente plus tard cet automne.