Tu n’es pas certaine de ton contour

Tout au long du mois d'avril
2016

Quand Evelyne de la Chenelière m’a contactée pour que je témoigne par la photographie de la deuxième couche de son mur, j’ai tout de suite accepté. Elle connaît le plaisir que j’ai à suivre un artiste et son œuvre tout au long du processus de création.

 

J’ai toujours été sensible au travail d’Evelyne, à ses propos, aux réflexions de ses personnages, à son humour et à la finesse de sa langue qui me touche profondément. La première fois que j’ai entendu ses mots, je faisais partie de l’équipe de scénographie du spectacle DÉSORDRE PUBLIC. J’ai été happée.

 

Durant notre entretien téléphonique, l’idée de la création d’une œuvre photographique inspirée du mur m’est venue assez rapidement. J’avais en tête depuis un moment de travailler la superposition des êtres et celle des traces de nos expériences, traces pratiquement indélébiles, enfouies en nous.

 

Quand je suis arrivée devant le mur, le travail d’Evelyne était déjà entamé. Les premiers mots et collages déposés sur un plexiglas constituaient la structure de la deuxième couche du mur, laissant transparaître des bouts de la première. Il allait de soi que je travaillerais sur ce matériau aussi.

 

Plusieurs visites du mur et quelques rencontres avec son auteure plus tard, photographiant des détails, des phrases, des mots, mon œuvre prenait forme tranquillement dans ma tête pendant que je suivais attentivement l’histoire de Marty, l’un des personnages du mur d’Evelyne. Dès lors, il me sembla clair que je parlerais de l’enfance, de l’apprentissage.

 
 

« tu n’es pas certaine de ton contour* »

 
 
Cette phrase tirée du mur me ramenait à ma première idée sur les traces indélébiles enfouies en nous, sur mes traces, sur celles que je laisserai à ma fille, à mes enfants.
 
 
– Marlène Gélineau Payette
Photographe

 

 
Œuvre de Marlène Gélineau Payette
Impression sur plexiglas
67 x 47 po
 
* Phrase tirée du mur d’Evelyne de la Chenelière

Quelques photos