CHRISTINE ANGOT
Christine Angot, née Christine Schwartz le 7 février 1959 à Châteauroux, grandit auprès de sa mère et de sa grand-mère. Son père, traducteur auprès des institutions européennes, la reconnaît lorsqu’elle a 13 ans : elle prend alors son nom, Angot.
Après des études de droit et un DEA de droit international public à Reims, suivis d’une spécialisation en études européennes à Bruges, Christine Angot abandonne cette voie pour se consacrer à l’écriture. En 1990, son premier roman, Vu du ciel, paraît marque le début d’une œuvre singulière, intense et profondément ancrée dans l’exploration de l’intime.
Depuis, Christine Angot publie régulièrement romans et pièces de théâtre, suscitant débats et admiration. Elle reçoit le prix France Culture en 2005 pour Les Désaxés et Une partie du cœur, le prix de Flore en 2006 pour Rendez-vous, le prix Décembre en 2015 pour Un amour impossible, ainsi que le prix Médicis et le prix des Inrockuptibles en 2021 pour Le Voyage dans l’Est. En 2023, elle est élue à l’Académie Goncourt. En 2024, elle réalise son premier film documentaire, qui la ramène à Strasbourg où son père a abusé d’elle.
BRIGITTE HAENTJENS
Fondatrice de la compagnie Sibyllines et directrice du Théâtre français du Centre national des Arts pendant dix ans, Brigitte Haentjens nous a fait découvrir au cours de sa prolifique carrière bon nombre d’écritures d’autrices, dont Ingeborg Bachmann, Marguerite Duras, Virginia Woolf, Sylvia Plath, Louise Dupré, Sarah Kane et Patti Smith. On lui doit des spectacles majeurs comme Passion simple d’après Annie Ernaux (Quat’Sous, 2026), Rome d’après Shakespeare/Jean-Marc Dalpé (Usine C, 2023), Sang de Lars Norèn (Usine C, 2020), Dans la solitude des champs de coton de Bernard-Marie Koltès (Usine C, 2018) et L’Opéra de quat’sous de Bertolt Brecht/Jean-Marc Dalpé (Usine C, 2012). À ESPACE GO, elle signe les spectacles Quartett d’Heiner Müller (1996), Électre de Sophocle, Mademoiselle Julie d’August Strindberg (2001), Molly Bloom d’après Ulysse de James Joyce (2014), Une femme à Berlin de Marta Hillers (2016), et Parce que la nuit d’après l’œuvre de Patti Smith (2019). C’est un réel plaisir de retrouver en nos murs cette créatrice inspirante, lauréate de nombreux prix prestigieux, dont le prix du Gouverneur général du Canada pour les arts du spectacle en 2017 et le prix Siminovitch en 2007.