Les eaux claires : Extraits de critiques

Les eaux claires

Envoûtante Chloé Lacasse
 
Le temps qui s’écoule n’efface en rien la tristesse éprouvée à la suite du départ de ces deux personnes aimantes et passionnées. Mais l’adoucissement de sa douleur inspire à l’artiste une œuvre intime, qui revêt toutefois un caractère universel.
 
Captivant voyage dans le temps
 
Les moments les plus puissants de la représentation surviennent lorsque l’autrice-compositrice-interprète prend place au piano. Accompagnée sur scène par trois musiciens, la créatrice poursuit son récit de sa voix éthérée, toujours juste, avec une dizaine de chansons aux arrangements délicats, qui surprennent parfois avec quelques guitares plus appuyées, caractéristiques du rock ambiant qui parsème sa discographie. On mesure toute la force de son talent, indéniable, quand elle chante la dernière promenade au parc de ses parents amoureux ou l’annonce du diagnostic implacable, alors que les ami·es se sauvent face à l’adversité, comme « des crabes dans le sable devant le danger ».
 
Sur scène se trouvent un énorme écran (tout au fond) ainsi que des étoffes ondoyantes, sur lesquels sont projetées des images tirées des archives familiales, mais également des photographies et des séquences vidéo élégantes signées Sarah Seené. […] Alliant le passé au présent, le noir et blanc à la couleur, ces scènes ajoutent une touche d’onirisme aux anecdotes de la vie de tous les jours qui nous sont narrées.
 
Empreintes de tendresse et ponctuées de quelques pointes d’humour mordant, Les Eaux claires de Chloé Lacasse, fruit de cinq ans de travail et d’un « deuil digéré », captivent et célèbrent de magnifique façon les petits bonheurs et l’amour familial. On sort de ce voyage dans le temps profondément ému et avec l’envie renouvelée de profiter de l’existence à chaque seconde.
Karine Tessier, Revue JEU
 
 
 
J’ai écouté l’album avant, un peu de façon distraite. Franchement, faites-vous le cadeau si vous écoutez l’album de ne rien faire, de vous asseoir et de vraiment écouter ce qu’elle raconte. Mais quand on le découvre sur scène, le projet est tellement riche, tellement complet. Il se bonifie de tellement d’émotions supplémentaires.
 
Et c’est difficile quand elle commence le spectacle et qu’elle pense à des petits moments où elle revoit sa mère à différents endroits de la maison. Moi j’ai trouvé ça difficile de ne pas voir ma propre mère. On se projette tous dans l’histoire qu’elle nous a racontée. D’ailleurs si vous avez perdu un parent récemment, peut-être se protéger justement, parce que vous allez être touché·es au cœur. Ce n’est pas mon cas et pourtant j’ai pleuré, j’ai eu les larmes aux yeux. Et maintenant, quand je réentends les chansons, il y en a qui viennent toucher très très proche. Je pense à Madeleine qui est sur les amis qui n’ont pas été là pendant la maladie de sa mère et sur cette amie-là, Madeleine, qui elle a été là tous les jours. Je ne sais pas pourquoi, mais les derniers mots de cette chanson-là… en fait je sais pourquoi : ça me bouleverse.
 
Écoutez, c’est encore à l’ESPACE GO jusqu’à demain. Ça vaut vraiment la peine. L’album aussi vaut l’écoute. C’est tellement plein de vulnérabilité. C’est sincère. C’est honnête. C’est tendre. C’est merveilleusement lumineux. Et, oui, il y a ces moments vraiment difficiles, comme par exemple quand un soir elle reçoit l’appel que pendant qu’elle rentrait chez elle sa mère était partie. Ça c’est complètement bouleversant. Mais il y a aussi ce moment où elle est juste à vélo avec des ami·es quand elle était enfant…. les souvenirs d’été qui s’étire… où il y a l’ennui. Alors les souvenirs ont plusieurs textures. C’est quelque chose qui est, oui, très émouvant, mais qui n’est pas misérabiliste, c’est vraiment très riche.
Claudia Hébert, Culture Club, Ici Première
 
 
 

Les eaux claires : Touchant hommage posthume
 
Que reste-t-il des moments passés avec nos êtres chers une fois que ceux-ci nous ont quittés? C’est la prémisse du spectacle multidisciplinaire Les eaux claires de Chloé Lacasse actuellement présenté au Théâtre Espace Go. Jusqu’à dimanche 17 octobre, l’autrice, compositrice, interprète livre un touchant hommage posthume à ses parents en nous ouvrant la porte sur ses souvenirs.
 
Écouter l’album Les eaux claires est une expérience. L’entendre, et le voir, sur la scène de l’Espace Go en est une autre. Mises en scène par le metteur en scène et grand ami de Chloé, Benoit Landry, et en images par Sarah Seené, les chansons du touchant opus prennent une toute autre dimension. Celle qui leur revient.
 
Accompagnée des excellents musiciens Guillaume Bourque, Vincent Carré et Marc-André Landry, Chloé Lacasse prend place au piano sur la scène de l’Espace Go dans une scénographie minimaliste signée Marilène Bastien, évocatrice d’une vie simple à travers multiples projections de paysages et de vieux souvenirs. Et on y est, dans l’auto avec elle. Sur le chemin, avec elle. Avec générosité, une Chloé Lacasse solide et attachante nous dit, autant qu’elle nous chante, la vie et la mort de sa mère qu’on apprend à connaître au fil des histoires.
 
L’histoire de Chloé est tellement personnelle qu’elle peut évoquer l’universel. Malgré les détails extrêmement précis auxquels s’accrochent le récit, ce sont bel et bien les émotions qui prennent le dessus dans la transparence face au deuil, mais aussi aux liens qui unissent la famille de Chloé. Tellement que ça peut faire réfléchir à notre propre rapport à la fameuse Faucheuse qui fait si peur.
 
Pas de fioriture à travers l’interprétation des pièces pop Le souvenir, Le parc, Partout… Certains pourraient être surpris par le côté très simple des chansons liées entre elles entre des pans de vie, qui racontent dans une douce poésie du quotidien. Et ça fait pourtant tout son sens: on se retrouve plutôt devant l’expérience, les souvenirs bruts de Lacasse, sans filtre. Sans ambages. Riches. Comme pour mieux regarder derrière avant d’aller vers l’avant.
Mélissa Pelletier, Qub Radio
 
 
 

Les eaux claires : Touchant hommage posthume
 
Que reste-t-il des moments passés avec nos êtres chers une fois que ceux-ci nous ont quittés? C’est la prémisse du spectacle multidisciplinaire Les eaux claires de Chloé Lacasse actuellement présenté au Théâtre Espace Go. L’autrice, compositrice, interprète livre un touchant hommage posthume à ses parents en nous ouvrant la porte sur ses souvenirs.
 
Sur scène, Chloé alterne le jeu et les présences au piano. Elle réussit à faire ressentir toute l’émotion dont ses textes sont empreints, et ce tant en laissant courir ses doigts sur le clavier qu’en étant debout devant le public.
 
Bien que ce soit un spectacle bien personnel à la base, le public se reconnaît en elle, s’approprie ses souvenirs et s’en émeut.
Nancie Boulay, ARP Média
 
 
 

Chloé Lacasse présente « Les eaux claires », une œuvre multidisciplinaire intéressante, inspirée du nouvel album du même nom.
 
Des jeux de lumière et des projections donnent place à un décor intéressant. Voyageant entre le centre de la scène et le fauteuil, Chloé Lacasse raconte ses souvenirs d’enfance, le sourire aux lèvres. Elle récite un texte, agrémenté de ponctuations quelque peu humoristiques, avec une justesse impressionnante.
 
Très personnels, les monologues récités avec prestance par Chloé Lacasse portent principalement sur des souvenirs de jeunesse.
 
La proposition intéressante de Chloé Lacasse lui mérite un tonnerre d’applaudissements, pour lesquels la moitié de la salle se lève, émue.L’artiste propose donc un hommage à ses parents et à sa maison de jeunesse attendrissant et sert, sur la scène de l’Espace GO, un deuil plein de bienveillance et certainement touchant pour ceux ayant vécu une expérience similaire.
Zoé Arcand, sorstu.ca
 
 
 

Le parcours sur le chemin du deuil et de l’hommage a été consciencieusement tracé par l’autrice, les points de vue marqués. Certains se démarquent plus que les autres : les descriptions des lieux de l’enfance sont habiles et vivantes, la tendresse familiale est palpable dans les petits moments racontés. C’est à la fois beau et lointain comme l’est nécessairement le deuil d’un autre.
Valérie Savard, Spirale Magazine