Billetterie

Saint-André-de-L’Épouvante

18 février au 12 mars
2016

« La mémoire, c’est drôle ce que ça retient pis ce que ça oublie. Des fois tu te rappelles ton numéro de téléphone dans un appartement que t’habitais à huit ans, mais t’es plus capable de te rappeler du visage de ta mère, même en regardant dans un album-photos.
 
Tu tournes les pages, pis tu te dis : voyons, me semble qu’elle avait même pas cette face-là. »
 
– Loulou

 
 
Ça fait deux jours qu’il mouille et les bêtes s’ébrouent comme à l’approche des grands cataclysmes. À Saint-André, des gens attendent au bar-salon Le Cristal que le temps se répare un peu. Au début, il n’y a que Loulou, la barmaid primordiale. Puis, arrive Rénald, qui apparaît agité et très nerveux comme un enfant apeuré. Il y a un silence. Avec grand fracas entrent Martial, Mario et l’Homme en noir, tous les trois détrempés. Prisonniers de la tempête, ils vont tour à tour raconter leur histoire et se confier leur peur la plus étrange, jusqu’à ce que chacun comprenne qu’il a un rôle à jouer dans une histoire plus terrible encore et qui est toujours en train de s’écrire.
 
Reconnu pour ses qualités de dialoguiste et pour la force de ses récits, Samuel Archibald, auteur du recueil Arvida (Le Quartanier) et du formidable essai Le Sel de la terre  : confessions d’un enfant de la classe moyenne (Atelier 10/Documents), plonge pour la première fois dans l’écriture dramaturgique. Commandée et coproduite par le Théâtre PÀP et ses partenaires, cette nouvelle œuvre le fera passer de la page à la scène, tout en continuant d’explorer ses obsessions pour le séduisant occulte, la dimension rêvée de la vie et le dur constat que d’avoir à vivre éveillé.
 
Patrice Dubois s’entoure ici d’une équipe fort inspirante de collaborateurs saguenéens, gaspésiens et montréalais. Ensemble, ils parcourront la géographie de ce récit onirique qui invite à entrer dans le côté obscur des choses. En effet, pour toute réaliste qu’elle puisse paraître aux premiers abords, l’œuvre invite au déploiement de l’imaginaire et honore le passage du temps sur nos mémoires, individuelles et collectives.