Billetterie

Ciseaux : lieux de rencontre lesbiens

Pourquoi les bars lesbiens ont-ils disparu à Montréal ?

 

À la suite des émeutes de Stonewall, survenues à New York en juin 1969 et considérées comme un moment fondateur de la lutte pour les droits des personnes homosexuelles, plusieurs bars destinés exclusivement aux lesbiennes ont ouvert leurs portes durant les années 1970 et 1980. Le Village gai sur la rue Sainte-Catherine Est apparaît dans les années 1980. Avant ça, les bars fréquentés par les personnes LGBTQ+ se trouvaient plutôt dans l’ouest du centre-ville, dans le coin de l’université Concordia. Le développement de cette partie du centre-ville et les descentes policières (notamment préolympiques) menèrent à la fermeture des bars du Village de l’ouest. Les gais s’installèrent alors dans le Village actuel et les lesbiennes sur le Plateau-Mont-Royal.

 

La fermeture du Drugstore en 2013 a symbolisé la fin du dernier bar lesbien permanent de Montréal. Selon Radio-Canada et la chercheure en sociologie Line Chamberland, cette disparition s’explique par la combinaison de plusieurs facteurs : la gentrification du Plateau-Mont-Royal et la hausse des loyers, les inégalités salariales entre les femmes et les hommes qui réduisent le pouvoir d’achat de la clientèle, ainsi que le développement d’une culture queer plus inclusive et mixte, qui a déplacé les lieux de socialisation en dehors des espaces exclusivement réservés aux lesbiennes.

 

Le contraste avec le Village est notable. Ce quartier compte encore aujourd’hui quelques établissements destinés aux hommes gais, tels que des bars spécialisés dans la culture cuir, des clubs de danse et des clubs de strip-tease masculin. Alexandra Ketchum, professeure spécialisée en études de genre, de sexualité et de féminisme à l’Institut McGill pour les études sur le genre, la sexualité et le féminisme, estime que les écarts économiques entre les femmes et les hommes expliquent en grande partie cette différence. Puisque les femmes disposent en moyenne d’un revenu inférieur, les bars lesbiens ont davantage de difficulté à fidéliser une clientèle et à assurer leur rentabilité.

 

 

BARS ET ÉTABLISSEMENTS LESBIENS QUI FIGURENT SUR LA CARTE DU SPECTACLE CISEAUX

Cette recherche des différents lieux de rencontre lesbiens a bénéficié du regard bienveillant de Laure Neuville et Julie Podmore des Archives lesbiennes du Québec. Plusieurs des sources consultées sont parfois contradictoires, que ce soit pour les adresses, les dates et même la description des activités des lieux. N’hésitez pas à nous faire part d’informations qui pourraient nourrir et préciser ce dossier.

1 et 2

Baby Face Disco (1968 – 1975)

1235, boul. Dorchester (René-Lévesque aujourd’hui)

Puis au 2033, rue Saint-Denis

Chez Baby Face (1976 – 1977) / Face de bébé (1977 – 1983)
1486, boul. Dorchester

 

Denise Cassidy, dite « Baby Face », surnom hérité de sa brève carrière de lutteuse, a marqué l’histoire LGBTQ+ de Montréal en gérant plusieurs lieux de rencontre lesbiens emblématiques entre 1968 et 1983. Après avoir été videuse dans des bars queer, elle a ouvert Baby Face Disco puis Chez Baby Face, qui deviendra Face de bébé en raison de l’avenue de la Loi 101 en 1977.

 

Denise souhaitait offrir un espace sécuritaire aux lesbiennes, à l’abri du harcèlement masculin. Elle y a instauré des codes et des règlements afin de limiter les conflits avec les policiers et les risques de descentes policières.

 

 

3

Chez Madame Arthur (1971 – 1975)

2170, rue Bishop

Chez Madame Arthur était un bar lesbien légendaire situé à Montréal, un lieu de rencontre prisé des intellectuelles, artistes et militantes féministes. C’est ce lieu qui a inspiré à Marie-Claire Blais son roman Les nuits de l’Underground.

 

En 1974, il y a eu un boycott en raison du harcèlement d’une cliente par un ami du propriétaire de l’établissement. Quelque temps plus tard, l’établissement fermait ses portes.

 

 

4

Chez Jilly’s Bar (1976 – 1982)

1424, rue Bishop

 

Au printemps 1976, en plein préparatifs des Jeux olympiques, le maire Jean Drapeau mettait en place le Programme de moralité publique pour redorer l’image de la ville. En mai de la même année, la police faisait irruption dans le populaire bar lesbien Chez Jilly’s, armée de caméras et de fusils. Aucune arrestation n’a lieu; il s’agissait alors clairement d’une tentative d’intimidation. La descente a par la suite suscité une mobilisation chez les lesbiennes.

 

Avant d’être un bar fréquenté par les lesbiennes, Chez Jilly’s était un bar sans vocation distincte.

 

 

5

La Source (1968 – 1969) / La Guillotine (1969 – 1970)

2150, rue Guy                      1174, rue de la Montagne

 

Denise Cassidy, pionnière de la vie nocturne montréalaise, mieux connue sous le nom de Baby Face, a ouvert les premières boîtes de nuit exclusivement lesbiennes de Montréal.

 

De 1968 à 1972, elle gérait La Source et La Guillotine, et de 1973 à 1983, elle dirigeait la discothèque Baby Face.

 

 

6

Le bâton rouge (1970 – 1977)

1254, rue Saint-Denis

 

Ce bar avait une clientèle plutôt masculine.

 

 

7

Les Ponts de Paris (1964 – début des années1990)

1276, rue Saint-André

 

Le cabaret mythique Les Ponts de Paris (fondé en 1955 sous le nom initial Aux Deux Canards) a longtemps été un pilier de la culture lesbienne ouvrière montréalaise.

 

C’est aujourd’hui un immeuble résidentiel.

 

 

8

Le Mixte (années 1980 – milieu des années 1990)

1278, rue Saint-André

 

 

9

École Gilford (1984 – 1993)

2015, rue Gilford

 

L’École Gilford fut pendant les années 1980 un important centre de culture et de rencontre de la communauté lesbienne de Montréal. Son mandat général était d’explorer de nouvelles pratiques culturelles consacrées à l’existence lesbienne, et d’offrir des lieux de collaboration et des occasions de rencontre.

 

À l’été 1984, des groupes et personnes lesbiennes s’organisaient en association et louaient une ancienne école primaire de la Commission des écoles catholiques de Montréal (CECM), sise à l’angle de la rue de Lorimier, à Montréal. L’école accueillait les activités de ces groupes, ainsi que plusieurs événements d’envergure de la communauté lesbienne montréalaise. Elle a fermé ses portes en 1993, lorsque la commission scolaire a décidé de transformer les lieux en unités d’habitation.

 

Au cours de son existence, des milliers de lesbiennes et de femmes ont participé à divers événements. L’école était aussi le lieu de travail quotidien de plusieurs artistes, militantes et artisanes. Ces groupes, appelés plutôt des « collectives » à l’époque, étaient La chorale lesbienne, L’école des arts martiaux des femmes de Montréal, Les archives lesbiennes Traces.

 

Parmi les groupes importants qui ont eu leurs locaux à Gilford, il y avait aussi Arts et gestes des femmes (qui organisait les salons des Tribades) et le biblio-café Labyris.

 

Enfin, le Groupe de AA pour lesbiennes a longtemps utilisé les locaux de Gilford pour ses réunions.

 

 

10

L’Exit (1982 – 1992)
4282, rue Saint-Denis

 

Le bar L’Exit a ouvert ses portes au début des années 80, une période considérée comme un âge d’or pour les bars lesbiens francophones sur la rue Saint-Denis, avec Le Labyris et Le Lilith.

 

Au départ, L’Exit ne visait pas une clientèle lesbienne. C’était un bar de quartier, ouvert à tout le monde. L’embauche d’une gérante lesbienne a attiré la clientèle lesbienne.

 

À son ouverture, le Lilith avait une clientèle un peu plus âgée (trentaine), mais la clientèle de L’Exit et du Labyris était plutôt jeune.

 

 

11

L’Exit II (1991 – 1997)

4297, rue Saint-Denis

 

Le bar L’Exit II était une réincarnation de l’ancienne taverne lesbienne L’Exit. II était désormais l’un des quatre seuls bars situés à l’extérieur du Village, puisque tous les bars du centre-ville et de Rosemont avaient fermé leurs portes. Les trois autres étaient L’Audace, dont l’existence fut brève, le O’Side sur la rue Saint-Denis et le Cabaret Raymonde Paré situé à l’est du Village.

 

Pour faire sa promotion, le bar L‘Exit II affichait un chat et une bouteille de vin, suggérant ainsi l’intimité et la sociabilité. Le chat et la bouteille de vin figuraient sur le vitrail qui se trouvait au-dessus de la porte de L’Exit 1. Celles qui ont ouvert L’Exit II, dont certaines avaient travaillé à L’Exit 1, ont déménagé ce vitrail dans le nouveau local.

 

 

12

Lilith (1983 – 1992)
3884, rue Saint-Denis

 

Pendant les années 1980, le Lilith était l’un des trois bars sur cette portion de la rue Saint-Denis à servir une clientèle lesbienne. Contrairement aux bars du centre-ville qui l’ont précédé ou aux bars des années 1990 dans le Village, le Lilith était l’un des premiers et seuls bars (avec le bar Chez Baby Face) à être tenu et géré par des lesbiennes pour les lesbiennes. Il s’annonçait comme « un bar où les femmes peuvent se divertir, se produire, s’entendre et se nourrir ».

 

Créé par la psychothérapeute Pauline Lacroix, ce bar aspirait à être beaucoup plus. Tout au long des années 1980, le Lilith a accueilli des expositions d’art et de bijoux créés par des lesbiennes, des concerts, des lancements de livres et des foires, ainsi que des projections vidéo. Il s’agissait d’un lieu où les lesbiennes pouvaient être elles-mêmes.

 

Son nom fait référence à Lilith, la première compagne d’Adam, qui refusa de se soumettre à lui.

 

 

13

Labyris (1982 – 1988)

3896, rue Saint-Denis

 

Situé dans le Plateau-Mont-Royal, le Labyris était un bar lesbien emblématique des années 1980. Géré et fréquenté exclusivement par des femmes, il s’inscrivait dans l’apogée de ces lieux de rencontre exclusifs, qui étaient des espaces de socialisation essentiels, influencés par la deuxième vague féministe.

 

Selon les témoignages, le Labyris était surtout un endroit où danser. Quand on voulait se parler, on sortait, on faisait quelques pas sur le trottoir et on entrait au Lilith où il était possible d’avoir une conversation.

 

 

14

Café Haut Pluriel (1981 – 1985)

935, rue Duluth

 

Selon les témoignages, c’est l’un des premiers endroits à Montréal, en dehors de la Petite Italie, où l’on proposait autre chose que du café filtre.

 

 

15

Dietrich (1998 – ?)

4282, rue Saint-Denis

 

 

16

Bistro Glou Glou Bar (1990 – 1991)

1309, rue Sainte-Catherine Est

 

Ce bistro desservait une clientèle mixte gay et lesbienne.

 

 

17

Alter Ego / Loubar (1991 – 1995)/ Nana Pub (1995 –  ?) / P. Town (1996 – ?)

1360-64-66, rue Sainte-Catherine Est

 

Dans les années 1980, Normand Chamberland fit l’acquisition du bâtiment nommé Taverne du Village de l’Est, qu’il rebaptisa Taverne du Village. Cet établissement était le lieu détenant le plus vieux permis d’alcool de Montréal, datant de 1908. Il s’agissait d’un complexe de trois étages où les hommes gais occupaient les deux premiers niveaux, tandis que l’espace lesbien était relégué au troisième. Chacun de ces espaces disposait de grandes terrasses extérieures : le rez-de-chaussée pour les hommes et le toit pour les femmes. Les hommes gais et les lesbiennes n’étaient pas encore intégrés, mais les propriétaires d’entreprises commençaient à allouer de l’espace pour les femmes et à expérimenter avec une clientèle lesbienne.

 

Avant de devenir le Drugstore, la Taverne du Village était surplombée de plusieurs bars à l’étage supérieur, dont le Loubar (1991), devenu par la suite le Nana Pub, puis le Ptown.

 

La Taverne du Village a été reconstruite en 1998 sous forme d’espace mixte appelé Drugstore, établissement très fréquenté par les lesbiennes, notamment les vendredis soir.

 

 

18

L’Idem (1991 – 1995)
1669, rue Sainte-Catherine Est

 

Le bar L’Idem a ouvert ses portes en 1991, mais est rapidement devenu un espace mixte, avant de se dédier aux hommes gays.

 

 

19

Station C / K2 / G-Spot / Le Sisters / Le Lounge / Le Sisters II | Le Kaché
(1992 – 1997)

1450, rue Sainte-Catherine Est

 

En 1992, un vaste complexe de bars — le premier à véritablement promouvoir l’intégration des lesbiennes et des hommes gais — ouvrait ses portes dans une ancienne station postale sous le nom de Station C. Avant de devenir un haut lieu de la vie nocturne à Montréal, le bâtiment avait été une ancienne station postale, devenue par la suite La Comédie Nationale, puis le Théâtre Félix-Leclerc.

 

Dès 1993, la Station C marqua une rupture importante avec la Taverne du Village en proposant des espaces gais, lesbiens et mixtes au sein d’un même complexe. Au sous-sol, on retrouvait le Katakombes, un bar cuir généralement réservé aux hommes (même s’il y a eu des tentatives de faire une soirée femmes, les mardis). C’est d’ailleurs à cet endroit qu’a eu lieu une importante descente policière en février 1994.

 

Au rez-de-chaussée se trouvaient deux espaces mixtes : la grande salle de club du K.O.X. et le Kaché, un piano-bar mixte éphémère.

 

À l’étage, on retrouvait le K2 (plus tard baptisé G-Spot, puis Sisters), une boîte de nuit révolutionnaire pour femmes dotée d’un DJ et d’une piste de danse.

 

 

20

Le Bilitis (1983 – 1991)

1250, rue Saint-Denis

 

Le bar Le Bilitis était une discothèque populaire pour femmes gaies durant les années 1980. Il était situé à l’intersection de la rue Saint-Denis et de la rue Sainte-Catherine (au sous-sol d’un club alors appelé L’Exclusif), aux abords du Quartier latin et du Centre-ville.

 

 

21

Le Kiev (1991 – 1992)

812, rue Rachel

 

Dans les années 1990, les bars L’Exit II et O’Side attiraient encore une clientèle habituée aux espaces non mixtes. Cependant, à proximité de l’angle des rues Saint-Denis et Rachel, s’ouvraient des boîtes mixtes telles le Lézard et le Zorro, et s’organisaient les nuits des femmes au Kiev, ces lieux et événements s’adressant davantage à la communauté queer.

 

 

22

Le O’Side (années 1990 – 1999)

4075 B, rue Saint-Denis

 

Le O’Side était le dernier des bars lesbiens mythiques de la rue Saint-Denis. On y a organisé ou accueilli nombre de lancements, spectacles, concerts, etc. Ce bar commanditait aussi des équipes sportives lesbiennes. On y proposait aussi une restauration légère et on y servait des brunchs le week-end.

 

 

23

Club Zanzibar (début des années 1960)

1311, rue Saint-Christophe

 

Le Zanzibar était un bar précurseur fréquenté par la communauté lesbienne à Montréal durant les années 1960. Cet établissement a existé à une époque de forte marginalisation et de criminalisation de l’homosexualité, servant de lieu de rassemblement clandestin mais essentiel pour les femmes de la communauté.

 

 

24

Vogue II (1994 – 1996)

4571, rue Papineau

 

On sait peu de choses sur ce bar sinon qu’il y a aussi eu précédemment un bar appelé Vogue situé au 1950, rue Maisonneuve.

 

 

25

Zorro (1991 – 1994)

4123-A, rue Saint-Denis

 

Le bar Zorro a suivi le Bar Équus, qui fut fréquenté par les lesbiennes en 1992.

 

 

26

Le Boom (1988 – 1989)
3662, rue Saint-Denis

 

 

27

Le Stop Bar (1991)

3580, rue Saint-Denis ou 3580, rue Saint-Dominique, selon différentes sources

 

28

Bar Key Club (années 1980)
2049, rue Saint-Denis

 

Bar fréquenté par une clientèle mixte

 

 

29

Harlida (1994 – 1995)

16, rue Ontario Ouest

 

Harlida, aussi appelé Club house Harlida, était un espace queer et lesbien actif à Montréal pendant un an à peine.

 

Le bar se présentait comme un club de Nanas et adoptait un thème Harley-Davidson, vendant son image avec le slogan « Choisissez de rouler, aimez jouer ».

 

 

30

L’Audace (1993 – 1995)

2036, rue Ontario Est

 

 

31

Cabaret Raymonde Paré / Sappho I et II (années 1990)

2017, rue Frontenac

 

Le Cabaret Raymonde Paré, fondé par Raymonde Paré, animatrice et chanteuse, figure bien connue du milieu gai et lesbien montréalais, ainsi que les clubs Sappho I et II qui suivront, font partie de l’histoire marquante des bars et espaces lesbiens qui ont animé Montréal et particulièrement les secteurs du Plateau-Mont-Royal et du Village au cours des décennies passées. Ces lieux ont servi de refuges culturels et festifs essentiels pour la communauté saphique.

 

 

32

Club Bourbon / Mississippi Club (1997 – 2008)

1592, rue Sainte-Catherine Est

 

Le Complexe Bourbon était un édifice historique sur la rue Sainte-Catherine, au cœur du Village. Reconnu pour son style d’architecture inspiré de La Nouvelle-Orléans, il a abrité plusieurs restaurants et bars, dont le Club Sandwich et le bar La Traque.

 

Il était le premier complexe à Montréal et l’un des premiers en Amérique du Nord dédié à la communauté gaie. L’ère des mégaplexes du Village comprenait d’autres bars et boîtes de nuit comme le Drugstore, le Unity et le Complexe Sky.

 

Le Complexe Bourbon tenta d’attirer les lesbiennes lors de l’ouverture du Mississippi Club en 1997, mais, en moins d’un an, celui-ci devint un espace mixte.

 

Inauguré au début des années 90 par Normand Chamberland, le Complexe Bourbon a connu un déclin après le décès de l’homme d’affaires en 2008. Le dernier restaurant du Complexe Bourbon, le Club Sandwich, a fermé ses portes en avril 2014. L’édifice a par la suite été vendu pour 3,5 M $ au promoteur immobilier MTL Développement et démoli pour laisser place à la construction d’une tour résidentielle de neuf étages nommée Le Bourbon en hommage au bâtiment original.

 

 

33

Pub Magnolia (fin 1990 – 2005)

1329, rue Sainte-Catherine Est

 

Le Pub Magnolia était un bar élégant du Village qui servait de point de repère identitaire et de lieu majeur de socialisation pour les femmes lesbiennes et queer au début des années 2000. Sa fermeture en 2005 a symbolisé le déclin progressif des bars permanents et exclusifs pour lesbiennes dans la métropole.

 

 

34

Lips (années 2000)

 

Le Lips était un collectif qui organisait des soirées itinérantes pour les femmes lesbiennes, bisexuelles, trans et non binaires dans des villes canadiennes comme Toronto, Vancouver et Montréal.

 

 

35

Bistro 4 (1994)
4040, boul. Saint-Laurent

 

Le Bistro 4 était un bar éphémère du Plateau-Mont-Royal qui s’affichait comme un bar exclusif pour femmes les vendredis et samedis.

 

 

36

Cats (1997 – 1998)

5322, boul. Saint-Laurent

 

 

37

Le Cagibi (2007 – 2022)
6596, boul. Saint-Laurent

 

Le Cagibi était un café-bistro coopératif queer, trans et lesbien reconnu à Montréal, notamment dans le Mile-End et la Petite Italie. Connu comme un espace communautaire autogéré et féministe, il proposait de la nourriture végétarienne/végétalienne et des événements artistiques.

 

L’espace existait dès le début des années 2000 sous le nom de Café Espéranza, avec la même atmosphère et la même clientèle que Le Cagibi.

 

Le Cagibi a annoncé sa fermeture définitive au printemps 2022.

 

 

38

Royal Phoenix (2011 – 2014)
5788, boul. Saint-Laurent

 

Le Royal Phoenix était un bar du Mile-End qui promettait d’être un lieu incontournable : c’était le premier bar queer du quartier. Outre le fait d’accueillir diverses soirées ouvertement queer comme les Faggity Ass Fridays et le Gaybash, c’était un lieu polyvalent et dynamique.

 

À la fois bar, mini-restaurant et magnifique terrasse, l’établissement proposait une programmation variée, des soirées DJ aux concerts, et ce, jusqu’à sa fermeture en 2014.

 

 

39

Notre-Dame-Des-Quilles (2012 – …)
32, rue Beaubien Est

 

Le Notre-Dame-Des-Quilles (NDQ), bar de quartier de Rosemont, est un lieu de rencontre légendaire pour les LGBTQ+ à l’extérieur du Village. Espace inclusif et sûr pour toutes et tous, le NDQ organise régulièrement des événements et des fêtes sur le thème de l’homosexualité, et abrite également une piste de jeu de quilles miniature!

 

 

40

Bar Alexandraplatz (mai 2012 – 2019)
6731, avenue de l’Esplanade

 

En mai 2012, Bernadette Houde et Penny Pattison, également copropriétaires du Dépanneur le Pick Up, entre autres, décidaient d’ouvrir un lieu de rassemblement sans prétention, à l’image des biergartens. Au « Platz », pas de chichis, les prix étaient abordables et on y proposait une cuisine simple sur barbecue extérieur.

 

Ce bar situé dans le Mile-Ex a été rapidement reconnu comme un point de repère queer, surtout en été où l’on y servait des bières artisanales, du vin et des cocktails créatifs.

 

 

41

Bar Champs (2022 – …)
3956, boul. Saint-Laurent

 

Le Bar Champs organise des soirées gouines chaque lundi, avec un succès éclatant. Le bar est décoré de drapeaux de la Fierté et comporte même un panneau avec l’inscription Lesbiennes en néon rouge cursif. Une politique stricte de non-haine et de non-harcèlement y est appliquée pour maintenir une ambiance accueillante et détendue.

 

C’est l’endroit idéal pour regarder des matchs de sports, y compris le hockey féminin de la PWHL de Montréal, ainsi que pour assister à des soirées thématiques queer telles que Queer Line Dancing, les lundis Dyke Night et des spectacles de drag.

 

 

42

L’Idéal (2021 – …)

151, rue Ontario Est

 

Le resto-pub L’Idéal s’est forgé une réputation d’établissement queer-friendly car il accueille souvent des événements organisés par des collectifs lesbiens, même s’il ne se présente pas comme un bar gay.

 

C’est l’un des endroits idéaux pour regarder des sports, y compris le hockey féminin de la PWHL de Montréal.

 

 

43

Le Drugstore (1998 – 2013)

1360-66, rue Sainte-Catherine Est

 

Le Drugstore était la plus grosse boite de nuit pour lesbiennes dans le Village gay. C’était le dernier lieu permanent occupé par les lesbiennes montréalaises. Le Drugstore était situé dans un large complexe de sept paliers, répartis sur six étages et quatre terrasses.

 

Normand Chamberland avait fait l’acquisition du bâtiment dans les années 1980, nommé la Taverne du Village de l’Est, qu’il avait rebaptisé la Taverne du Village. Cet établissement était le lieu détenant le plus vieux permis d’alcool de Montréal, datant de 1908. Il s’agissait d’un complexe de trois étages où les hommes gais occupaient les deux premiers niveaux, tandis que l’espace lesbien était relégué au troisième. Chacun de ces espaces disposait de grandes terrasses extérieures : le rez-de-chaussée pour les hommes et le toit pour les femmes.

 

Avant de devenir le Drugstore, la Taverne du Village a été surplombée de plusieurs bars à l’étage supérieur, dont le Loubar (1991), devenu par la suite le Nana Pub, puis le Ptown.

 

 

44

Le Star Bar (2024 – …)
4671, boul. Saint-Laurent

 

Le Star Bar est perçu comme un bar de quartier convivial et populaire avec une bonne ambiance et des activités divertissantes.

 

Le jeu-questionnaire Star Bar Trivia a lieu deux fois par mois, un mercredi sur deux. Il débute à 20 h 30 et dure généralement deux heures. Les prix comprennent des pizzas, des boissons et bien plus encore!

 

Le Bingo du Bar Star Bar a lieu un dimanche par mois. À chaque fois, les fonds collectés vont à une cause différente.

 

 

 

AUTRES ÉTABLISSEMENTS QUE CEUX SUR LA CARTE

 

Librairie L’Androgyne (1973 – 2002)
Fondée sur la rue Crescent à ses débuts
Déménagée à l’étage au 3642, boul. Saint-Laurent, puis au rez-de-chaussée au 3636 et enfin sur la rue Amherst (aujourd’hui Atateken)

 

La Librairie l’Androgyne était la première librairie gaie et lesbienne à Montréal. Elle a été fondée en octobre 1973 par Will Aiken, Bruce Garside et John Southin, des membres du Gay McGill. La boutique se spécialisait dans la littérature LGBTQ, la littérature féministe et les livres non sexistes pour enfants, proposant des titres en anglais et en français. Pendant la majeure partie de son histoire, elle fut l’une des quatre seules librairies LGBT du Canada, aux côtés de Glad Day Bookshop à Toronto, Little Sisters à Vancouver et After Stonewall à Ottawa.

 

Après quelques années sur la rue Crescent, la librairie a déménagé en 1982 au deuxième étage d’un local situé au 3636, boul. Saint-Laurent. L’année suivante, deux des bénévoles, Philip Rappaport et Lawrence Boyle en devinrent les propriétaires. En 1985, Boyle a fait l’acquisition de l’ensemble du magasin et a déplacé la librairie dans un plus grand rez-de-chaussée où elle devint plus connue. Dans les années 1980, la librairie, au même titre que la Glad Day et le Little Sister’s, a eu des problèmes avec les douanes canadiennes qui retardaient ou bloquaient fréquemment les expéditions de livres au magasin. Les problèmes avec les douanes se sont poursuivis (et même accentués) dans les années 1990.

 

Après que Boyle ait vendu le magasin à France Désilets en 1995, cette dernière le vendit à son tour à Bernard Rousseau, le propriétaire des boutiques Priape, en 2001. Elle resta néanmoins gérante du magasin. La même année, le magasin déménagea pour la dernière fois et s’installa sur la rue Amherst, dans le Village.

 

Cependant, en raison du déclin au début du XXIe siècle des librairies indépendantes orientées LGBT à travers l’Amérique du Nord, le magasin ferma ses portes en 2002.

 

Il y a aussi eu plusieurs librairies des femmes à Montréal, pour la plupart tenues (et largement fréquentées) par des lesbiennes : Librairie des femmes d’ici (sur Rachel Est, puis sur Saint-Denis), la Librairie Aube-Épine (sur Saint-André, coin Duluth) et la Librairie L’Essentielle (sur Rachel Est). Elles ont été des espaces importants pour la communauté lesbienne.

 

 

Café Clin d’œil (années 1990)
Rue Amherst (aujourd’hui Atateken)

 

 

Café Les Entretiens (1979 – 2021)
1577, avenue Laurier Est

 

Pendant plus de 40 ans, le Café-bistro Les Entretiens a marqué le quartier du Petit Laurier.

 

En 2018, de nouveaux propriétaires ont tenté, en vain, de lui donner un second souffle. L’endroit avait récemment fermé pour subir une cure de jouvence, signée par la designer Karyne Debonville, qui a créé un décor épuré et moderne au goût du jour, avec des murs noirs laqués et des luminaires contemporains.

 

 

Café Only (1968 – 1970)

65, rue Sainte-Catherine Ouest

 

 

Chez Anita (1981 – ?)

1258, rue Bélanger

 

 

Entre Femmes Café (avant 1981)
58, avenue des Pins Ouest

 

Entre Femmes était un café géré par des femmes et centré sur les femmes.

Il s’agissait probablement des soirées Entre femmes de l’association Gay Women Montréal/Labyris Montréal, association qui a utilisé différentes adresses dans ce quartier.

 

 

Factory 1278 (années 1990)
1278, rue Saint-André (anciennement Les Ponts de Paris)

 

 

L’Anecdote Restaurant (1983 – 2019)
801, rue Rachel Est

 

L’Anecdote, mythique restaurant à burgers situé au coin des rues Saint-Hubert et Rachel, n’a pas survécu à la pandémie.

 

Le lumineux local accueille depuis quatre mois L’Anecdote, un resto méditerranéen.

 

 

La Coop-Femmes ou Coop-Fam (1977 – 1980)
3617, boul. Saint-Laurent

 

Fondée en 1976, la Coop-Femmes a servi de lieu de rassemblement important pour les militantes lesbiennes et féministes.

 

L’association Centre social des femmes du centre-ville de Montréal (CSFCVM), affectueusement nommée Coop Femmes, puis Coop lesbiennes, dans la communauté, a eu brièvement (- de 2 ans) pignon sur rue sur le boulevard Saint-Laurent. Ensuite l’association s’est transformée. Elle a continué à soutenir les initiatives lesbiennes par des dons ou des prêts jusque dans les années 2000.

 

 

Lady Loft (2003 – ?)

 

Le Lady Loft était un bar-spectacle excentré situé au sud du centre-ville, qui utilisait les locaux d’un buffet chinois les soirs de week-end.

 

 

Le Lézard (1987 – 1996)
4177, rue Saint-Denis

 

Fondé en 1987 par Jean-Denis Lapointe, le Lézard était connu pour sa scène musicale animée, ses soirées à thème et son ambiance conviviale. C’était un lieu populaire où on pouvaient danser, profiter de rencontres sociales et d’une atmosphère décontractée. Le Lézard était également réputé pour accueillir des personnalités de renom, ajoutant à son aura et à sa renommée dans la scène culturelle de Montréal.

 

 

Le Sabre (1973 – 1975)

Rue Saint-Antoine Ouest

 

À cette époque, la rue Saint-Antoine Ouest et ses environs abritaient de nombreuses tavernes, bars et boîtes de jazz légendaires, comme le célèbre Rockhead’s Paradise. Le Sabre a eu une existence plutôt brève au cœur des années 1970, une décennie marquée par une faune nocturne particulièrement animée et éclectique à Montréal.

 

 

La Kahéna (1983 – 1985)

5091, rue de Lanaudière

 

La Kahéna était un restaurant tenu par des lesbiennes, qui proposait une cuisine d’inspiration berbère et acadienne (!!). Le restaurant proposait le brunch des lesbiennes le dimanche.

 

C’est là que les Archives lesbiennes ont d’abord été installées.

 

 

La Paryse (1980 – 2012)

302, rue Ontario Est

 

Paryse Taillefer a à peine 25 ans quand un ami lui a fait la proposition d’avoir un resto. L’immeuble qu’il venait d’acheter avait un local tout désigné. Fille de restaurateur (son père tenait un restaurant de quartier rue Jarry), elle s’est lancée avec une amie, qui a réussi à convaincre cette végétarienne de mettre un hamburger au menu!

 

Pendant plus de 30 ans, on s’y pressa à toute heure du jour pour manger leurs généreux hamburgers et leurs succulentes frites.

 

 

Le Sphinx (1988 – ?)
1681, rue Papineau

 

Le Sphinx était un club nocturne alternatif et underground bien connu de la vie nocturne montréalaise. Il a fonctionné comme un « club refuge » pour les sous-cultures et la jeunesse alternative, notamment associé aux musiques électroniques sombres (industriel, EBM, techno).

 

Il ne s’agissait pas d’un bar exclusivement lesbien, bien qu’il ait fait partie intégrante du paysage queer et marginal du centre-ville de Montréal aux côtés d’autres établissements marquants de l’époque

 

 

Le Standing (1989 – 1990)

16, rue Ontario Ouest

 

Le Standing était un bar notable et accueillant pour les lesbiennes et les gays sur le boulevard Saint-Laurent à Montréal à la fin des années 1980. Il a marqué une partie importante de l’histoire queer locale et de l’évolution de la vie nocturne près du secteur du Plateau-Mont-Royal.

 

 

Les Boudoirs (1994 – 2006)

 

Événement annuel qui se tenait dans des lieux différents, dont le Cabaret du Lion d’or, le Théâtre Corona, etc.

 

 

Lounge L’un et l’autre (1987 – 2020)
1641, rue Amherst (aujourd’hui Atateken)

 

Le Lounge L’un et l’Autre était un bar intime bien connu de la communauté LGBTQ+ à Montréal, dirigé pendant de nombreuses années par Yvon Jussaume. Cet établissement, qui avait préalablement été connu sous le nom de Gotha par le passé, a depuis fermé de façon permanente.

 

 

Meow Mix (1997 – 2012)

4848, boul. Saint-Laurent

 

Événement mensuel qui se tenait pendant plusieurs années à la Sala Rossa.
 

 

Sex Garage (fin années 1980 – début années 1990)
494, rue de la Gauchetière

 

C’était un bar clandestin situé dans le Vieux-Montréal, qui s’adressait à la communauté LGBTQ+ à la fin des années 1980 et au début des années 1990. Le cinéaste Nicholas Jenkins y organisait des soirées inclusives en réponse aux soirées plus ségréguées tenues dans les bars gays de l’époque.

 

Le bar est connu en raison d’un raid de la police survenu en juillet 1990, qui a par la suite été surnommé le « Stonewall de Montréal ».

 

 

 

ÉTABLISSEMENTS TOUJOURS EN ACTIVITÉ

 

Archives lesbiennes du Québec (1983 – …)

251, avenue des Pins Ouest (Cité-des-Hospitalières)

 

Les premières archives lesbiennes à Montréal, les Archives Traces, ont été créées en 1983. À partir de 1986, elles s’installèrent dans un local situé à l’école Gilford. Le collectif assurait plusieurs heures de permanence par semaine et organisait des activités variées (ciné-archives, conférences, lectures, etc.).

 

Après la fermeture de l’école Gilford, en 1994, les Archives restèrent dans des lieux privés jusqu’en 2001, date à laquelle elles emménagèrent sur la rue Plessis dans un local au Centre communautaire LGBTQ+ de Montréal. Depuis le printemps 2023, les Archives lesbiennes du Québec sont installées à la Cité-des-Hospitalières.

 

 

 

Bar Renard (2016 – …)
1272, rue Sainte-Catherine Est

 

Le tandem derrière le bar Palco, dans Verdun, remet ça! En effet, les jeunes et dynamiques entrepreneurs Marc-Antoine Coulombe et Isabelle Corriveau sont derrière le Renard, un bar de quartier dans le Village.

 

Ils proposent une sélection soignée de spiritueux, des soirées qui s’étirent jusqu’aux petites heures, des 5 à 7 entre collègues, des cocktails précis, pour une clientèle hétéroclite et avec une équipe diversifiée. Le tout dans une ambiance festive, en salle comme en terrasse.

 

Annexé au Renard, le bar Motel Motel s’inscrit dans le même mouvement. Dans une énergie brute et nocturne, un baby-club intime prend forme, où la musique occupe tout l’espace. Les DJ y étirent des nuits serrées et électriques, où le son guide les corps et où l’atmosphère devient dense, presque magnétique.

 

 

Café Reine Garçon (2016 – …)
611, avenue Duluth Est

 

Fondé par Geneviève Labelle et Mélodie Noël Rousseau de Pleurer Dans’ Douche, le Café Reine Garçon est inclusif et queer, avec pour mission principale de faire sentir à tous et à toutes qu’ils et elles y sont les bienvenu·es.

 

L’établissement compte une petite scène accueillant des soirées poésie et des lancements d’album.

 

Ce café harmonise l’abordabilité avec la qualité, vantant un menu robuste mettant en vedette des articles populaires tels que le gâteau aux carottes et des offres uniques comme le Pepe Latte.

 

Son nom vient de la pièce Christine, la reine-garçon du dramaturge québécois Michel Marc Bouchard, une œuvre dont le personnage central est Christine de Suède, une reine du XVIIe siècle féministe et hors norme.

 

 

Centre de Solidarité Lesbienne (CSL) (2008 – …)

4126, rue Saint-Denis

 

Le Centre de Solidarité Lesbienne a pour mission d’offrir du soutien et de l’accompagnement pour et par les communautés lesbiennes / lesboqueers en s’appuyant sur une analyse féministe intersectionnelle, une approche antioppressive et une expertise en violence entre partenaires intimes.

 

 

Club Unity (1998 – …)

1171, rue Sainte-Catherine Est
(Lesbians on the roof / Girls Talk) (2024 -…)

 

Le Club Unity est un pilier de la vie nocturne LGBTQ+ et inclusive de Montréal dans le Village. Dirigé par Mathieu Drapeau, cet établissement de trois étages est doté de plusieurs pistes de danse, d’un salon VIP et d’une vaste terrasse sur le toit.

 

Ce bar est en mesure de rassembler des personnes issues de diverses communautés afin d’offrir une expérience qui transcende les frontières de l’espace et de la musique. DJ locaux et internationaux sont invités à vous faire bouger au son de leurs différents rythmes. Bar inclusif ouvert à tous.

 

 

DD’s (2025 – …)
3958, boul. Saint-Laurent

 

Le DD’s est un bar dansant et un lieu de performance détenu par des personnes queer, insufflant une nouvelle vie à une adresse historique sur le boulevard Saint-Laurent.

 

Anciennement le foyer du bien aimé Blue Dog Motel, l’espace a été complètement réimaginé par une équipe de musiciens, de vétérans de la vie nocturne et d’artistes — Sarah Fobes, Mindy Stamper, Mint Simon, Laura Lloyd et Kat Anderson — qui ont démoli et reconstruit le lieu en moins de cinq semaines.

 

Avec un éclairage rétrofuturiste, des soirées d’entrée à prix libre, et une programmation qui s’étend du drag, du karaoké, des sets de DJ, et des kikis du dimanche, le Club DD’s est plus qu’un bar, c’est un centre communautaire construit pour le mouvement et le respect mutuel.

 

La foule est multigénérationnelle, l’ambiance est intentionnellement inclusive, et l’énergie est distinctement montréalaise.

 

Le bar sœur Bar Champs à l’étage maintient la fête, les deux lieux créant ce que l’équipe appelle en plaisantant « un nouveau Village gay ».  C’est chaotique, c’est affectueux, et c’est exactement ce qui manquait à la Main.

 

 

Le 4e Mur (14 juillet 2015 – …)

 

Ouvert à l’été 2015, Le 4e mur est le bar « clandestin » le plus puriste. On ne connaît son emplacement qu’en s’inscrivant sur le site web de l’établissement. Sur les lieux, on se retrouve devant une porte où il est inscrit « agence de détectives ». Pour que le mur derrière celle-ci « s’ouvre », il faut trouver la brique secrète.

 

Ce lieu discret offre le meilleur choix de cocktails et de spiritueux en ville, le tout concocté dans les règles de l’art.

 

Ce lieu était anciennement connu sous le nom de Blue Dog.

 

 

L’Euguélionne (Décembre 2016 – …)
1426, rue Beaudry

 

Fondée par Marie-Ève Blais, Sandrine Bourget-Lapointe, Stéphanie Dufresne, Nicolas Longtin-Martel, Karine Rosso et Camille Toffoli (étudiantes en études littéraires, études féministes, libraires et autrices), la librairie L’Euguélionne se spécialise dans les littératures LGBTQIA+, antiracistes, anticoloniales et féministes, et propose une large sélection de livres neufs et usagés, de zines et d’art imprimé.

 

L’Euguélionne organise également une diversité d’événements : lancements, cercles de lecture, conférences, ateliers, discussions, etc.

 

Cette librairie tire son nom du roman féministe L’Euguélionne de Louky Bersianik, pseudonyme de Lucile Durand, publié en 1976.

 

L’Euguélionne une coopérative de solidarité à but non lucratif.

 

 

Le Complexe Le Sky (1994 – …)
1478, rue Sainte-Catherine Est

(Girls in the Sky (1993 – 1997) / Le Klytz (1996)

Girls in the Sky : 1320, rue Alexandre-DeSève, puis au 1474, rue Sainte-Catherine Est avant de devenir Le Klytz au 1166, rue Sainte-Catherine Est

 

Le Sky, un autre grand complexe de boîtes de nuit réparti sur trois étages, a ouvert ses portes en 1994. Fondé par François Tousignant, le complexe créait à l’époque un espace hors pair pour une clientèle gay et lesbienne de tout âge.

 

Bien qu’aucun espace distinct n’ait été créé pour les lesbiennes au sein du complexe, l’établissement a commencé à intégrer une clientèle lesbienne en dédiant les jeudis soir aux femmes (Girls in the Sky). Les hommes étaient autorisés à y entrer s’ils accompagnaient leurs amies, et ces soirées s’adressaient spécifiquement à une clientèle lesbienne s’identifiant comme queer.

 

Les soirées Girls in the Sky mettaient en vedette des danseuses à go-go, des barmans et barmaids butch ou gender-queer, ainsi que des DJ lesbiennes de grande renommée.

 

Le Sky avait tenté l’expérience d’ouvrir un espace réservé aux femmes, le Girl Club Sky (plus tard rebaptisé le Klytz), une boîte de nuit qui allait connaître plusieurs emplacements différents au cours des quatre années suivantes.

 

 

Ping Pong Club (2012 – …)
5788, boul. Saint-Laurent

 

Le Ping Pong Club est un bar contemporain avec plats de pub et cocktails, tables communes, ping-pong et sports télévisés. Il a remplacé le Royal Phoenix et est devenu très populaire auprès des jeunes LGBTQ+.

 

 

Royale Ginette (Mars 2025 – …)
5800, rue de Normanville

 

Le Royale Ginette est un café-pâtisserie ouvert par deux femmes lesbo-queer de Rosemont. On y retrouve des brioches abondantes et moelleuses. Les fondatrices ont voulu créer un repère apaisant, bienveillant et lumineux pour la communauté dans toute sa diversité et sa féminité, un lieu de résistance par la joie.