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Nomme-moé : extraits de critiques

« Texte jouissif et libérateur ! Nomme-moé met en scène deux grandes amies qui abordent sans fard (et avec moult jurons) l’état de leurs existences. Le tout en se lançant des défis ludiques où il est question de listes de déodorants, d’autrices québécoises ou d’exemples d’appropriation culturelle. L’amitié au féminin n’a jamais été aussi vraie et décomplexée que dans cette pièce signée Elisabeth Sirois. J’ai ri, j’ai pleuré. C’est rare dans une même soirée ! »
Stéphanie Morin, La Presse

 

 

 

« La mise en scène d’Olivier Morin repose vraiment sur l’humour du texte et sur toutes les choses pas d’allure qui vont être dites pendant 1 h 30. Oui le personnage d’Eve sacre comme un charretier tout au long de la pièce – soyez avertis –, mais ce n’est pas ça qui va vous faire exclamer « ben non! » tout au long de la pièce. Ce sont les répliques outrancières et les déclarations complètement controversées.

 

Alors j’ai beaucoup ri. Parfois j’ai ri de stupeur. Parfois j’ai ri de malaises. Mais j’ai aussi eu beaucoup de plaisir à voir ce texte déconstruire les diktats féminins de façon aussi frontale et aussi outrageuse. On s’attaque à ce qu’on s’impose comme femme au nom de la beauté, au nom de l’apparence. J’ai aimé qu’on parle d’amitié au féminin, avec ces femmes sur scène qui sont violemment et farouchement elles-mêmes, qui sont sincères, qui disent ce qu’elles pensent, même si ce n’est pas politiquement correct. Une espèce d’En attendant Godot, mais vulgaire et féministe. Avec deux personnages sur scène qui attendent, dans une quête interminable, insaisissable, une quête de féminité ou de pouvoir être femme sans entrer dans un moule, une quête pour déconstruire ce que la société nous impose, tout en restant solidaires.

 

Alors Nomme-moé ça donne un spectacle parfois inégal, mais c’est tellement audacieux. Avec des voix de femmes qu’on entend tellement rarement au théâtre, voire dans l’espace public en général. Alors, on rit beaucoup. Puis après en sortant de la salle, comme femme, on se sent moins seule. Alors déjà, c’est beaucoup. »
Claudia Hébert, Tout un matin, ICI Première

 

 

 

« Elisabeth Sirois est une bombe d’énergie et de talent dont on s’explique mal qu’elle soit encore un secret si bien gardé. Sa première véritable pièce, la cinglante Nomme-moé, est une source de réjouissance et d’espoir. Le spectacle mis en scène par Olivier Morin est aussi hilarant qu’irrévérencieux.

 

Sous des dehors anecdotiques, l’écriture de Sirois déploie une critique sociale et féministe d’autant plus féroce qu’elle embrasse les paradoxes, se fait un plaisir de mettre en relief les contradictions qui rendent les protagonistes dures à suivre, certes, mais aussi terriblement humaines.

 

Soigneusement dirigées par Olivier Morin, les actrices sont d’une formidable rigueur comique. Flirtant avec la caricature sans jamais y sombrer, elles profèrent des énormités avec une conviction inébranlable, plongent dans l’absurde avec délice, mais sans jamais sacrifier la nuance. On vous laisse découvrir de quelle manière un brin surnaturelle se conclut leur aventure, mais on ne peut s’empêcher de vous dire qu’il est question d’estime de soi, de sororité et de cette grande histoire d’amour qu’est parfois l’amitié. »
Christian Saint-Pierre, Le Devoir

 

 

 

« Pourquoi autant d’avertissements avant ce spectacle ? Peut-être parce qu’on m’avait prévenu que « ça sacrait beaucoup dans ce show ». Je m’attendais donc à être choqué, à être dérangé. Finalement, en sortant de la salle, j’avais plutôt l’impression d’avoir été happé — dramatiquement happé — par un duo fort divertissant.

 

Écrit et interprété par Élisabeth Sirois, ce texte ouvertement féministe au langage librement charretier propose une réflexion en apparence légère, mais d’une profondeur coup-de-poing, sur des enjeux très actuels : l’apparence, le vieillissement, l’image de soi, le couple, le maquillage… et surtout l’amitié.

 

La pièce s’ouvre sur une situation simple. Chloé et Ève, deux amies sortant d’un cours de yoga, croisent la route d’un camion bruyant. Leur vie se met alors sur pause. Dans cet instant suspendu, elles se lancent dans un jeu : « Nomme-moé ». Le principe est simple — énumérer, sans trop réfléchir, des listes de choses : marques de dentifrice, raisons de tromper son chum, chanteurs abuseurs de femmes, autrices québécoises, exemples d’appropriation culturelle, etc.

 

Le dispositif donne lieu à une succession de dialogues au naturel réjouissant, portés par la complicité évidente entre Élisabeth Sirois et Myriam Fournier. Les deux interprètes forment un binôme comique très efficace, multipliant les répliques cinglantes et les observations du quotidien. Sur scène, cette mécanique trouve un chef d’orchestre enthousiaste dans la mise en scène d’Olivier Morin, complice de l’autrice à la vie comme à la scène. L’énergie irrévérencieuse qui traverse le spectacle en porte clairement la signature.

 

C’est dans sa dernière partie que la pièce déploie pleinement sa puissance dramatique. Le jeu change de registre, les mots prennent un autre poids. Sirois et Fournier, jusque-là surtout complices et mordantes, deviennent soudain bouleversantes. Le spectacle quitte le terrain de l’énumération ironique pour atteindre quelque chose de plus essentiel. On n’est plus dans le jeu. On est dans l’attachement.

 

L’utilisation ponctuelle de la vidéo renforce certains effets comiques sans toutefois enrichir véritablement la dramaturgie. À l’inverse, les éclairages et les distorsions sonores participent efficacement à faire affleurer le drame sous-jacent.

 

Au final, c’est la performance des interprètes qui porte l’ensemble. À la fois duo comique et duel tragique, Sirois et Fournier incarnent avec une grande finesse toute la beauté et la laideur, la grossièreté et la grâce, la force et la fragilité qui traversent l’amitié féminine. Et Sharon James incarne avec aplomb la maquilleuse.

 

Entre fresque burlesque et manifeste contemporain, Nomme-moé finit par révéler ce qui se cachait derrière son apparente légèreté : une méditation touchante sur ce qui nous lie aux autres — et sur la difficulté de les laisser partir. »
Jocelyn Roy, JEU Revue de théâtre

 

 

 

« HUIT PLUMES ÉBLOUISSANTES DE FEMMES : NOMME-MOÉ D’ELISABETH SIROIS
C’est avec mordant, irrévérence et humour que la pièce de théâtre Nommé-moé, mise en scène par Olivier Morin, explore la représentation du féminin, celle que véhiculent les diktats de l’industrie de la mode et des cosmétiques. Campées par Myriam Fournier et l’autrice elle-même, les protagonistes, baveuses et vulgaires, s’envoient sans ménagement leurs répliques — le genre qui fait s’exclamer: « Ben voyons donc! » — avec la franchise décomplexée des amies de longue date qu’elles sont. Et le tandem s’amuse à un jeu de son cru consistant à énumérer spontanément des personnes ou des choses, injonction pas toujours aussi inoffensive que « Nomme-moé sept tounes de Passe-Partout ». »
Caroline Bertrand, Nouveau Projet

 

 

 

« Sur un ton humoristique, parfois grossier, on rit jaune ou à gorge déployée, abasourdie par un langage cru et direct.

 

La comédienne Elisabeth Sirois signe ici un texte à la fois décapant, saugrenu et surprenant. La fin, pour le moins inattendue, risque de vous jeter à terre.

 

Bien sûr, la pièce cible un enjeu majeur, soit la représentation de la femme dans la publicité et les magazines, ainsi que cette pression de performer l’image de soi féminine en s’aliénant des standards de beauté commandités par les industries de mode et de cosmétiques. Ça, c’est réussi, bien que volontairement grotesque.

 

En effet, à la mise en scène, on reconnaît la signature du talentueux Olivier Morin, maître des codes de l’absurde. La scène du maquillage est particulièrement réussie en termes de procédés scéniques hilarants. Eve, qui a accepté d’être le cobaye de la maquilleuse, voit son image projetée sur un écran. Erica lui saupoudre la face à grandes pelletées de fard trop foncé pour son teint. On ne sait plus où regarder : la scène, ou la projection des simagrées de la désopilante Elisabeth Sirois?

 

Cette dernière est d’ailleurs MA découverte. Sa dégaine frondeuse, son apparence fruste et son langage vulgaire et irrévérencieux sont rafraîchissants et tellement drôles. Elle vole le show!

 

Bien que l’humour absurde soit à son paroxysme dans cette pièce, les deux amies [Eve et Chloé] auront un choix déchirant à faire, et c’est ce qui nous donnera accès à leur fragilité et à leur sensibilité.

 

Leur amitié, qu’elles qualifient elles-mêmes d’improbable, est, à mon humble avis, là où se loge le véritable succès de cette pièce, qui est loin d’être moralisatrice ou à mission éducative. Au contraire, on dirait qu’elles rient de nous, de notre propension à jouer les chiens de poche, à se laisser dicter des tutos broche à foin pour se grimer la face.

 

Une chose est sûre, on ressort de l’ESPACE GO avec des anecdotes truculentes à partager, en riant entre nous de cet objet théâtral excentrique. Et les gens en parlent à la sortie de la salle, croyez-moi. »
Edith Malo, Bible urbaine

 

 

 

« Nomme-moé, c’est une pièce définitivement drôle, qui n’a pas peur de déranger. On a affaire à deux femmes qui ont du caractère (surtout Eve), qui sacrent et qui disent ce qu’elles pensent. Leur dynamique repose beaucoup sur une amitié franche et directe, parfois confrontante, mais toujours très vivante. C’est vraiment rafraîchissant de voir ce modèle de féminité au théâtre. Tout n’est pas dentelle et subtilité : c’est plutôt l’inverse.

 

Le texte est cru et fait rire. Les répliques s’enchaînent rapidement et l’humour repose souvent sur l’exagération et l’absurde. Derrière ces dialogues loufoques se cache toutefois toute une réflexion sur les diktats féminins (le maquillage, les talons hauts, etc.) et sur le patriarcat qui les sous-tend, mais aussi, et surtout, une belle démonstration de l’amitié au féminin. Les deux amies critiquent, questionnent et parlent sans filtre. On entre réellement dans leur univers, dans leur amitié et leurs réflexions.

 

L’interprétation des trois comédiennes est superbe. Myriam Fournier et Elisabeth Sirois ont une complicité frappante sur scène, ce qui rend leurs échanges particulièrement vivants et crédibles. Leur rythme comique est bien maîtrisé et les répliques tombent juste. Sharon James est la cerise sur le sundae : son arrivée vient changer toute la dynamique et apporte une dimension nouvelle à la pièce.

 

C’est une œuvre qui joue avec les limites, portée par un humour grinçant comme on l’aime. Derrière les éclats de rire, il y a aussi une réflexion bien sentie sur les attentes imposées aux femmes et sur la pression de certains modèles. C’est la première longue pièce d’Elisabeth Sirois et j’espère sincèrement que ce n’est que le début.

 

Drôle, grinçante et sans filtre, Nomme-moé est une pièce qui fait du bien à voir. Un vent de fraîcheur sur la scène théâtrale, à découvrir à ESPACE GO. »
Catherine Fournier, Boucle Magazine

 

 

 

« J’ai eu la chance d’aller voir Nomme-moé à l’ESPACE GO et ça a vraiment été une belle surprise pour moi. J’irais même jusqu’à dire un coup de cœur de cette saison. Oui, vraiment.

 

J’aurais pu écouter les personnages de Nomme-moé jaser pendant des heures et des heures sans jamais me tanner.

 

Ce qui distingue cette pièce et qui en fait vraiment un petit bijou, c’est l’humour. Le rythme des rires dans la salle est le même qu’à un show d’humour. On a le droit à des répliques punchées, mais aussi un langage cru, irrévérencieux et sans tabou absolument hilarant.

 

Toutes les comédiennes sur scène sont vraiment des comiques extraordinaires, autant dans leur livraison des répliques que dans leur jeu physique. Tout dans l’écriture était engageant, juste le jeu nomme-moé, par exemple, gardait les gens au bout de leurs sièges. Tu sentais que tout le monde se retenait vraiment fort de pas crier les réponses. C’est comme si on jouait nous aussi, en même temps que les personnages.

 

J’ai beaucoup apprécié aussi le niveau de langage utilisé dans la pièce. Les répliques étaient brutes, parfois carrément vulgaires, mais c’est une façon de montrer la liberté qu’ont ces femmes-là dans leur relation.

 

On s’éloigne vraiment de l’image douce, maternelle, posée qu’ont souvent les personnages féminins dans les médias et on nous présente des femmes drôles, qui n’ont pas la langue dans leur poche, sans jamais que le niveau de langue soit perçu comme un manque d’éducation ou un manque d’intelligence. Et pour moi, c’est vraiment ça le cœur du propos féministe de Nomme-moé. De voir des filles, des femmes, comme des êtres complexes, qui se trompent, qui sacrent, qui rient, qui ont des opinions.

 

J’ai trouvé ça vraiment inspirant. Moi-même, j’ai souvent tendance à ne pas vouloir déranger. Mais la pièce m’a poussée à me demander ce que je sacrifiais en voulant absolument avoir l’air adéquate.

 

Nomme-moé explore des sujets intéressants, pose des questions pertinentes, mais somme toute c’est une pièce qui m’a fait rire, qui est divertissante et qui fait du bien. J’ai vraiment, vraiment aimé. »
Zoé Nadeau-Vachon, Les Sirènes, CISM 89,3 FM

 

 

 

« Sous ses airs de divertissement absurde, la pièce d’Elisabeth Sirois est une véritable bombe lancée contre les diktats du patriarcat. Tout y passe avec un mordant irrésistible : l’obligation de séduire, les standards de beauté, le maquillage, mais aussi des enjeux plus brûlants comme l’appropriation culturelle ou le blackface.

 

L’écriture de Sirois est d’une intelligence rare, et son jeu sur scène est tout simplement désopilant. Elle forme un duo électrique avec Myriam Fournier, qui excelle dans le rôle de la « Goodie two shoe » un peu trop parfaite. Et que dire de Sharon James ? Une présence royale qui s’impose avec un « Yesss queen ! » absolument mémorable.

 

On rit fort à l’Espace Go. On rit parfois de malaise, mais surtout, on rit de nos propres travers. C’est un humour qui décape et qui force la réflexion sans jamais perdre son énergie. C’est brillant, c’est nécessaire, et c’est à voir absolument. Mise en scène efficace de Olivier Morin »
Denis-Martin Chabot, Canal M

 

 

 

« J’ai beaucoup apprécié Nomme-moé pour son humour et l’énergie qu’il déploie sur scène. La chimie entre les actrices est vraiment forte et leur dynamisme porte le spectacle du début à la fin. On rit souvent, les échanges sont rapides et le rythme fonctionne très bien. C’est un spectacle efficace et franchement divertissant.

 

Le spectacle aborde plusieurs thèmes très actuels : le féminisme, la pression sociale, les réseaux sociaux et les diktats de la beauté. Ce sont évidemment des sujets pertinents. […] J’aurais aimé que la pièce pousse la réflexion un peu plus loin ou qu’elle soit plus incisive sur certains aspects.

Cela dit, plusieurs éléments fonctionnent très bien sur le plan de la mise en scène. La scénographie est efficace, l’utilisation du son est très réussie et on reconnaît le côté absurde qu’apporte Olivier Morin.

 

On rit beaucoup, on réfléchit aussi, mais je ne suis pas sorti du spectacle complètement ébranlé ou réellement challengé dans mes positions face au féminisme ou aux diktats de beauté.

 

Cela dit, Nomme-moé demeure un très bon spectacle. C’est bien écrit, plusieurs répliques sont très efficaces et les interprètes sont solides. Malgré quelques bémols, j’ai vraiment passé un très bon moment. »
Jordan Dupuis, Quartier général

 

 

 

« Féministes de choc
Nomme-moé aborde l’amitié féminine et dénonce avec un humour grinçant les diktats féminins. Un excellent texte d’Elisabeth Sirois, très habilement mis en scène par Olivier Morin.  Les dialogues sont drôles tout en invitant à une authentique réflexion.

 

Les personnages de Chloé et d’Ève, merveilleusement incarnés par Myriam Fournier et Elisabeth Sirois, symbolisent la dualité féminine qui coexiste en chaque femme – la vulnérabilité et la force, le désir de plaire et l’envie de se rebeller. Il faut aussi nommer Sharon James, dont le personnage recommande avec un aplomb et une logique imparable l’utilisation de tout articles pouvant être utilisé pour améliorer ou embellir l’apparence du visage.

 

Olivier Morin signe une mise en scène remarquable. On y retrouve l’humour et la fantaisie un peu absurde qui font la signature de cet acteur-metteur en scène polyvalent. Il a réussi à placer les comédiennes au cœur même d’une mise en scène à la fois harmonieuse et décalée.

 

La pièce Nomme-moé est un vrai bijou. On ne peut que souhaiter une reprise et une tournée pour cette merveilleuse production. »
Nathalie de Han, My Scena