Première manifestation de la coordination nationale pour l’avortement libre et gratuit, 1978

Photo : Jacques Nadeau

Jusqu’en 1969, l’avortement — et même la contraception — était un acte criminel, passible d’emprisonnement. C’est seulement après l’adoption du Bill omnibus en 1969 que l’avortement a été permis pour des raisons médicales, à condition que la demande soit approuvée par un comité thérapeutique composé de trois médecins — généralement tous des hommes!

C’est dans ce contexte que nous avons mis sur pied le Centre des femmes en 1972 pour offrir un service de référence pour avortement. Or, référer une femme à un médecin qui pratiquait des avortements à l’extérieur du milieu hospitalier contrevenait au Code criminel et demeurait un crime punissable d’une peine d’emprisonnement.

Nous contrevenions au Code criminel, il est vrai, mais nous nous opposions surtout à la société patriarcale et au contrôle qu’elle exerçait sur nos corps. Nous voulions reprendre le contrôle de nos vies et nous avons crié notre refus.

« Ni pape, ni juge, ni médecin, ni conjoint, c’est aux femmes de décider ! »
Ce cri, entendu et repris par d’autres femmes dans leur foyer, dans leur quartier et dans leur milieu de travail, a contribué à briser des chaînes jusqu’à aujourd’hui.

Martine Éloy
Membre fondatrice du Centre des femmes et de Québécoises debouttes!

La photo est exposée dans la vitrine du Nantel Musique.
Depuis 1971, Nantel Musique offre à sa clientèle toujours grandissante les meilleurs prix, un service d’exception ainsi qu’une très vaste variété de choix. Nantel Musique offre également plusieurs cours de musique et de chant en ligne.

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