La marche du pain et des roses, 1995

Photo : Marik Boudreau

Marche des femmes contre la pauvreté « Du pain et des roses »

Du 26 mai au 4 juin 1995, 850 marcheuses convergent vers l’Assemblée nationale, où 15 000 personnes les accueillent. En trois groupes partant de Montréal, Longueuil et Rivière-du-Loup, elles traversent le Québec réclamant « du pain et des roses ». Elles marchent pour la plupart de deux à dix jours, des centaines de femmes et d’hommes les accompagnent sur quelques kilomètres. Traversant 57 localités, les marcheuses sont accueillies par la population, jusqu’aux cloches d’églises qui résonnent. Les médias les suivent à la trace, des journalistes marchent même avec elles.

Elles marchent pour neuf revendications : des emplois dans des infrastructures sociales, une loi sur l’équité salariale et la perception automatique des pensions alimentaires, l’application élargie des normes du travail, l’augmentation du salaire minimum, la création de logements sociaux, un meilleur accès à la formation générale et professionnelle, l’application rétroactive de la réduction du temps de parrainage des femmes immigrantes parrainées par leur mari et un soutien lors de violence conjugale et familiale, le gel des frais de scolarité et l’augmentation des bourses d’études.

Sous le leadership de la Fédération des femmes du Québec, la Coalition nationale des femmes contre la pauvreté se met en place au printemps 1994, réunissant des dizaines d’organisations féministes, communautaires, syndicales et religieuses. Les revendications y sont élaborées et une logistique impressionnante se déploie. Grâce à 1 500 militantes et des centaines d’organisations, les marcheuses sont entourées, massées, nourries et hébergées. La participation de femmes de 14 pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine éveille une solidarité internationale féministe.

Les gains de la marche de 1995 ne peuvent se mesurer que par les réponses du gouvernement d’alors, ni même des suivants. Elle a stimulé les féministes, leur mouvement et leurs alliances durant de nombreuses années, menant même à la création de la Marche mondiale des femmes, laquelle est célébrée tous les cinq ans depuis l’an 2000.

Mercédez Roberge
Travailleuse dans l’équipe de coordination de la Marche du Pain et des roses et co-organisatrice des retrouvailles lors du 20e anniversaire

La photo est exposée au Belvedair.
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