Comité artistique

JENNY CARTWRIGHT
Photo : David Cherniak

Jenny Cartwright (balado) consacre son travail de cinéaste à dresser un état des lieux de la société dans laquelle elle évolue. Elle y explore les thèmes de l’autodétermination et des inégalités – auxquels elle revient tout le temps – à travers des sujets comme la gentrification, l’immigration, le militantisme, le travail du sexe et la pauvreté. C’est à travers ce parti pris pour les personnes mises à l’écart qu’elle tente d’allier poésie et manifestes. Si elle se questionne constamment sur la façon de raconter, passant d’une forme classique au film expérimental et de l’installation à la création sonore, sa pratique reste résolument documentaire. Quels que soient les outils à sa disposition – crayon, enregistreur, caméra – c’est le réel qu’elle raconte et interroge.

MARILOU CRAFT
Photo : Julie Artacho

Marilou Craft (balado) a un parcours académique en études théâtrales, en droit et en création littéraire. Elle est conseillère dramaturgique associée au Centre des auteurs dramatiques (CEAD) et collabore également avec des artistes tels que la compagnie de création interdisciplinaire projets hybris. En tant qu’autrice, elle signe régulièrement critiques, articles, chroniques et commentaires culturels sur des plateformes variées. Elle puise dans ses diverses expériences pour développer une pratique littéraire et performative qui sonde les zones grises de l’intime et du politique. Ses écrits figurent notamment dans les recueils Cartographies II : Couronne Nord (La Mèche, 2017) et Corps (Triptyque, 2018), ainsi que dans la revue Mœbius (no. 159, 2018). Elle vit, travaille et crée à Montréal.

EMELINE GOUTTE
Photo : Laurie Buteau

Formée en communications, Emeline Goutte est chargée de projets au pôle création et adjointe à la direction artistique et générale d’ESPACE GO. Sans sa diligence, son intelligence, sa rigueur et sa générosité, Je suis une femme d’octobre n’aurait pas vu le jour. Elle en a été le cœur battant, la force tranquille, l’irremplaçable Héra gardienne du feu. Interlocutrice de prédilection tant sur le fond que sur la forme, elle a tenu les rênes fermement tout en laissant place à la flexibilité nécessaire au projet.

VIVIANE MICHEL
Photo : Femmes Autochtones du Québec

Présidente de Femmes Autochtones du Québec depuis 2012 – après avoir été vice-présidente de 2010 à 2012, Viviane Michel (accompagnatrice) est un femme innue qui porte la fierté de son peuple. Elle est une femme de tradition qui met un point d’honneur à valoriser les pratiques traditionnelles de sa nation et à promouvoir le respect de l’identité et de la culture des nations et des femmes autochtones. Elle a travaillé de 2007 à 2012 comme intervenante pour la Maison communautaire Missinak pour femmes autochtones victimes de violence ou en difficulté en milieu urbain à Québec, et à titre de travailleuse santé communautaire pour les ex-pensionnaires dans le programme avec Santé Canada pendant quatre ans. Elle a aussi été la directrice de la Nation Innue pour Femmes Autochtones du Québec – regroupant les neuf communautés innues – de 2004 à 2010.

CAROLINE MONNET
Photo : Ulysse Del Drago

Artiste multidisciplinaire originaire de Gatineau, Caroline Monnet vit et travaille à Montréal. Après des études à l’Université d’Ottawa et à l’Université de Grenade (Espagne), elle poursuit une carrière en arts visuels et cinéma. Ses œuvres ont été présentées au Canada et à l’étranger, notamment en Europe et aux États-Unis lors de la Whitney Biennial 2019, ainsi qu’au Musée d’art contemporain de Montréal, au Musée des beaux-arts du Canada et à la Biennale de Toronto. Ses œuvres font partie des collections de ces institutions. Elle est récipiendaire du prix Sobey pour les arts 2020. En 2020, elle crée la murale Debouttes sur la façade du Théâtre ESPACE GO dans le cadre du projet Je suis une femme d’octobre.

ÉMILIE MONNET
Photo : Christian Blais

Émilie Monnet est directrice artistique de Scène contemporaine autochtone (SCA) et des Productions Inishka, créatrice pluridisciplinaire, metteuse en scène et comédienne. Au croisement entre le théâtre, la performance et les arts médiatiques, la pratique d’Émilie Monnet privilégie les processus de création collaboratifs, et ses œuvres sont le plus souvent présentées sous forme de théâtre interdisciplinaire ou d’installations immersives.

À l’automne 2018, elle débutait sa résidence d’artiste de trois ans au Centre du Théâtre d’Aujourd’hui avec Okinum, et y présentait Kiciweok : lexique de 13 mots autochtones qui donnent un sens en décembre dernier. Depuis 2016, elle présente Scène contemporaine autochtone, une plateforme nomade pour la diffusion des arts vivants autochtones dont la dernière édition s’est tenue à Édimbourg en août 2019.

Émilie Monnet est d’origine anishinaabe (algonquine) et française et a grandi en Outaouais et en Bretagne. Elle vit actuellement à Tiohtià:ke/Mooniyaang/Montréal.

GINETTE NOISEUX
Photo : Raphaël Ouellet

Ginette Noiseux (directrice) conjugue depuis près de 35 ans le double métier de scénographe et de directrice artistique. À l’automne 1981, elle joint l’équipe du Théâtre Expérimental des Femmes, compagnie qui deviendra ESPACE GO.

Passionnée par la dramaturgie de langue française, elle fait découvrir au public le répertoire contemporain par le biais de textes inédits et de chefs-d’œuvre oubliés. Sous sa direction, GO demeurera toujours fidèle à trois grands principes : un théâtre d’idées, un outil exceptionnel à la disposition des créateurs et créatrices les plus engagé·es dans les enjeux de la modernité et une direction artistique forte.

Le travail de Ginette Noiseux fut souligné par plusieurs récompenses dont le prix de l’Artiste pour la Paix, la médaille du Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres de France, le prix Femme-Arts et Culture de mérite la Fondation Y des Femmes et le 20e Grand Prix du Conseil des Arts de Montréal qui soulignait la qualité remarquable de la 25e saison de son théâtre.

ANNIE O’BOMSAWIN-BÉGIN
Photo : Patrice O’Bomsawin-Bégin

Annie O’Bomsawin-Bégin (chercheuse) est membre de la Première Nation des Abénakis d’Odanak. Depuis 2011, elle enseigne la philosophie au Cégep de Saint-Jérôme et, dans le cadre de son projet de maîtrise en philosophie, elle étudie les discours des intellectuel·les autochtones qui s’intéressent aux enjeux que vivent les femmes autochtones dans un contexte d’autodétermination et de décolonisation.

ALEXANDRA PIERRE
Photo : Tarik Daqoune

Alexandra Pierre (chercheuse) milite et travaille dans le milieu communautaire et au sein des groupes de femmes depuis une quinzaine d’années. À travers ses expériences comme organisatrice communautaire et dans le milieu de la recherche, elle s’intéresse aux enjeux féministes ainsi qu’aux questions de migration et de racisme. Elle s’implique à la Ligue de droits et libertés depuis 2014 et y a récemment été élue au poste de présidente. Dans ses temps libres, elle lit tout ce qui lui passe sous la main.

CAMILLE ROBERT
Photo : Julie Artacho

Camille Robert (chercheuse) est doctorante en histoire à l’Université du Québec à Montréal. Ses recherches portent sur l’histoire des femmes, du travail, de même que sur les mouvements féministes et syndicaux au Québec. Elle a publié Toutes les femmes sont d’abord ménagèresHistoire d’un combat féministe pour la reconnaissance du travail ménager (Éditions Somme toute, 2017) et codirigé Travail invisiblePortraits d’une lutte féministe inachevée (Éditions du remue-ménage, 2018). Camille Robert est également chargée de cours, conférencière, chroniqueuse et membre du comité éditorial de la revue HistoireEngagee.ca.

EMMANUELLE SIROIS
Photo : Martha Pluchino

Récipiendaire de la bourse d’études supérieures du Canada Vanier, Emmanuelle Sirois est Research Affiliate à la New York University, doctorante en études et pratiques des arts à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et membre du conseil d’administration de l’Euguélionne, librairie féministe. Diplômée de l’UQAM, de l’Institut national de la recherche scientifique, de l’Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis, de l’Université libre de Bruxelles, elle a été chercheuse invitée au Graduate Center de la City University of New York (CUNY), a été fellow à l’édition 2017 de la Mellon School of Theater and Performance Research à la Harvard University, dont le thème était « Research, Pedagogy, Activism », a participé à l’école d’été ProArt de la Ludwig-Maximilians-Universität de Munich et a cofondé l’UPop Montréal ainsi que les RDV_art et politique à l’Usine C. Ses intérêts de recherche se situent dans le champ de la sociologie du théâtre. Elle a aussi codirigé, avec Julie Paquette et Ève Lamoureux l’ouvrage Études de cas : Art, entre liberté et scandale, paru dernièrement aux éditions Nota Bene.

Photo : Valérian Mazataud