Mot de la metteure en scène

Nous avons fait la découverte de cette correspondance comme on fait la découverte d’un territoire inconnu, insaisissable, étranger. Une terre nouvelle, glissante, pleine de tous les possibles.

Nous y avons marché en essayant de rester libres, en tentant de ne pas laisser l’histoire se figer.

Nous y avons posé nos nombreux yeux réunis par la lumière et par les ombres, par les projections de l’autre ou de nous-mêmes, par les courtes fulgurances hallucinées.

Sur le chemin, nous nous sommes octroyé des petits et de grands écarts à la réalité. Nous avons croisé les voix de penseur·es, mort·es et vivant·es, et l’écho de leurs questionnements, en rejoignant les nôtres, nous a fait danser.

Il en résulte ce drôle d’objet qui fièrement nous dépasse, tout comme il nous a amené·es à vouloir nous dépasser.

Merci à Pascale Bussières et Jean-François Casabonne de m’avoir si généreusement proposé d’entrer avec eux dans cette correspondance. À toute la fabuleuse équipe d’artistes et de conceptrices et de concepteurs avec qui j’ai eu le grand privilège de travailler. À Stéphanie Capistran-Lalonde, Marie-Christine Martel, Emmanuelle Kirouac- Sanche et Alex Gendron pour le talent, la bienveillance et l’intelligence. Merci à Ginette Noiseux et à chacun des membres de l’équipe d’ESPACE GO de nous avoir soutenu·es avec tant de cœur et de vaillance et de nous avoir offert un si précieux espace de liberté. Merci à Pascal Laforest et Suzanne Heap (ainsi qu’à leur famille). Merci à Gilles Lapointe, Louis Marchand, Bruno Dubuc, Marine Johnson et à toutes celles et tous ceux qui ont contribué, de près ou de loin, à donner vie à ce spectacle.

Alexia Bürger
Dramaturge et metteure en scène

 

Photo : Le petit russe