J’AI CRU VOUS VOIR

Afin de contribuer au ralentissement de la propagation de la COVID-19 et de nous conformer aux directives du gouvernement, la direction d’ESPACE GO a choisi de mettre un terme à sa saison 2019-2020 et de suspendre toutes ses activités publiques prévues au cours des prochaines semaines. Les représentations de la pièce J’AI CRU VOUS VOIR sont donc reportées. Nous vous informerons dès que possible des nouvelles dates retenues pour la présentation de cette création d’ESPACE GO. Notre équipe de la billetterie communiquera prochainement avec les personnes qui détiennent des billets afin de leur proposer un remboursement.

Exploration de la correspondance entre Rachel Laforest et Paul-Émile Borduas*
Idée originale : Pascale Bussières + Jean-François Casabonne
Adaptation, dramaturgie et mise en scène : Alexia Bürger

Avec Pascale Bussières + Jean-François Casabonne + Joseph Marchand

Assistance à la mise en scène : Stéphanie Capistran-Lalonde
Scénographie : Caroline Cloutier
Lumières : Étienne Boucher
Musique : Joseph Marchand
Costumes : Mérédith Caron
Accessoires : Julie Measroch
Chorégraphie : Wynn Holmes
Maquillages et coiffures : Amélie Bruneau-Longpré
Conception vidéo : Thomas Payette (HUB Studio)
Intégration vidéo : Hugues Caillères (HUB Studio)
Intégration sonore : Frédéric Auger
Régie : Emanuelle Kirouac-Sanche
Régie son (en alternance) : Maxime Lambert + Gabriel Filiatreault
Habilleuse : Nicole Langlois
Direction de production : Audrey Blouin
Direction technique : Alex Gendron

Une production d’ESPACE GO

* Tirée du recueil Aller jusqu’au bout des mots, Leméac Éditeur (2017)

« Les lettres contenues dans la petite boîte de métal sont de Paul-Émile Borduas. Eh oui!… Il n’est pas difficile d’imaginer en les lisant combien cet amour fut, pour lui comme pour moi, profond et douloureux. »
— Rachel Laforest

En 1954, Rachel Laforest débuta une liaison épistolaire avec le peintre Paul-Émile Borduas. Cette relation prit fin avec la mort abrupte du peintre en 1960. Leurs échanges – pas moins de 98 lettres – dessinent les contours d’un amour secret et passionnel et révèlent un lien fort qui subsista malgré le temps et la distance.

Fasciné·es par les traces de cette correspondance secrète, empreinte de questionnements moraux et artistiques, Pascale Bussières et Jean-François Casabonne ont eu envie de lui donner vie sur scène. Avec la complicité d’Alexia Bürger, et accompagné sur scène par le musicien Joseph Marchand, le duo explore les phénomènes changeants de la perception et de la « réflexion de soi-même à travers l’autre », ces étranges jeux de miroirs qui s’opèrent dans les histoires d’amour (impossibles) autant que dans le geste de création. Une enquête poétique prend alors forme, mêlant mouvement, fragments épistolaires, musique, extraits d’archives sonores de philosophes et d’historiens de l’art, ainsi que jeux de lumières à travers un décor conçu par l’artiste visuelle Caroline Cloutier.

Rachel Laforest, fille de Wilfrid Lazure, juge de la Cour supérieure du Québec, était l’épouse du peintre français Frantz Laforest. En 1948, le couple fait la connaissance de Borduas à son atelier de Saint-Hilaire. Six ans plus tard, Rachel Laforest est séparée. Elle élève seule son fils et entreprend une idylle éblouissante avec Borduas, qui va de l’automne 1954 à l’automne 1955. Désapprouvées par ses parents, ses amours avec le peintre québécois avant-gardiste à la réputation sulfureuse bouleversent sa vie. En 1955, Borduas s’installe à Paris. Les amoureux entretiennent alors une relation épistolaire dont les lettres dessinent une passion dans laquelle on découvre en Rachel Laforest une amoureuse telle que seule l’histoire ou la littérature en décrivent.

Figure centrale de l’art québécois et canadien, Paul-Émile Borduas a été le chef de file du mouvement automatiste, l’un des courants les plus féconds de la peinture d’avant-garde de l’après-guerre en Amérique. Réuni autour du peintre, un groupe de jeunes artistes peu connus, les Automatistes, lance le 9 août 1948 un manifeste au titre provocant, Refus global, qui marque l’un des temps forts de l’accession du Québec à la modernité.

Alexia Bürger est dramaturge et metteure en scène. Elle a signé la mise en scène des BARBELÉS d’Annick Lefebvre (Théâtre de la Colline à Paris, 2017, et Théâtre de Quat’Sous, 2018) et celle de 21 de Rachel Graton (Théâtre d’Aujourd’hui, 2019). En 2018, elle a écrit et met en scène LES HARDINGS pour le Théâtre d’Aujourd’hui, pièce qui lui vaut le prix du public et le Prix du Meilleur texte Montréal de l’Association québécoise des critiques de théâtre. Complice de longue date d’Olivier Choinière, elle a signé avec lui les mises en scène de CHANTE AVEC MOI et de POLYGLOTTE. À ESPACE GO, Alexia Bürger a conçu en 2012 le déambulatoire théâtral JE NE M’APPARTIENS PLUS, en collaboration avec Sophie Cadieux.