Extraits de critiques

« J’ai trouvé Magalie Lépine-Blondeau magistrale, personnellement. C’est un rôle qui est à la fois physique et exalté, très intense, à l’excès pratiquement, tragique au centuple.

Ce pour quoi j’ai aimé cette pièce : j’en ai discuté pendant deux heures avec la copine qui m’a accompagnée. Et à mon sens, ça reste un signe d’une pièce qui vaut vraiment la peine pour sa pertinence.

L’adaptation qu’en a faite Evelyne de la Chenelière est à mon sens particulièrement réussie. Au lieu de mettre l’accent sur la piété familiale, elle a mis ça sur la colère et sur le fait qu’une colère justifiée quand elle est poussée à l’extrême bascule à son tour dans la violence. Ça fait une adaptation qui nous parle, aujourd’hui. C’est à voir! »
Marie-Christine Blais, Culture Club, Ici Radio-Canada Première

 

« L’ambitieux projet, qui est l’aboutissement de cinq ans de préparation, se concrétise enfin sur scène avec une touche particulièrement réussie dans son fond et dans sa forme grâce à la mise en scène sobre de Serge Denoncourt et à la véracité du jeu de Magalie Lépine-Blondeau.

Magalie Lépine-Blondeau, un casting étonnant, incarne une Électre dont la colère résonne au plus vrai. La comédienne, enfouie sous un long voile et une simple tunique sombre, est complètement habitée par ce rôle difficile à rendre. Elle s’y investit entièrement, rappelant qu’il faut un grand talent de jeu pour gémir ainsi en rampant au sol, criant à faire frémir son insupportable douleur de vivre.

Le décor conçu par Guillaume Lord a voulu que le public soit divisé en deux sections, de part et d’autre de l’aire de jeu traversée par une imposante rangée d’énormes blocs de béton qui ensemble doivent bien faire plus d’une tonne. L’effet produit est de même taille.

La reine, magnifiquement interprétée par Violette Chauveau, vêtue royalement par la costumière de talent qu’est également Ginette Noiseux, se donne une prestance que n’atteignent pas souvent les coupables de meurtre d’un proche. Clytemnestre règne en étant privée de tout remords. »
Gilles G. Lamontagne, sorstu.ca

 

« Avec sa voix et une gestuelle admirablement peaufinées, elle donne une âme à cette Électre, qu’elle habite avec conviction.

Le chœur, qui donne de l’écho aux personnages, réussit non seulement à accentuer le propos, mais à offrir du rythme grâce à des voix coordonnées avec justesse et à des percussions senties. Prenant la forme d’une fille, le coryphée (Caranne Laurent) détonne agréablement, une autre bonne idée de Serge Denoncourt.

Cet ÉLECTRE est bien maîtrisé, alliant classicisme et modernité tant dans le texte que dans la mise en scène sans faille, tout en s’appuyant sur une distribution de qualité. »
Emmanuel Martinez, Journal de Montréal/Québec

 

« J’ai été impressionnée par Magalie Lépine-Blondeau. Elle est méconnaissable jusque dans la voix, elle a une voix grave qui remplit tout son corps et, vraiment, elle est habitée, voire possédée, par son personnage d’Électre. Cinq ans de travail pour cette puissante production. »
Anne-Marie Kirouac, Gravel le matin, Ici Radio-Canada Première

 

« Électre dynamite l’ESPACE GO dans une adaptation moderne de la célèbre tragédie grecque. La rencontre Denoncourt/Sophocle produit des étincelles qui surprendront, à coup sûr, le spectateur.

Magalie Lépine-Blondeau casse totalement son image de « beauté », transfigurée dans son Électre voilée. Elle s’abandonne physiquement à sa fureur au point d’être méconnaissable. Sur scène, on l’entend gémir et vociférer dans des postures proches de l’animal. Son jeu est d’une rare intensité, ce qui souligne la richesse de son interprétation. À ses côtés, Violette Chauveau (Clytemnestre) incarne avec brio la mère perfide sans scrupules, et Vincent Leclerc (Oreste) joue bien le frère vengeur. Quant au chœur, formé par la distribution, il renforce la tension dramatique d’une façon ingénieuse. ÉLECTRE, c’est une expérience théâtrale qui nous sort de notre zone de confort et qui, à l’image de son héroïne, dérange et ne nous laisse pas indifférent. »
Thomas Campbell, Mazrou.com

 

« La mise en scène de Serge Denoncourt juxtapose le cadre classique de la tragédie et des anachronismes narratifs et formels contemporains qui, à première vue, semblent incompatibles. Et puis commence le verbe, la parole puissante, sa signification actuelle. Tout se rétablit comme par miracle pour faire en sorte que cette proposition s’avère d’une grande originalité. Caranne Laurent, la Coryphée, nous prend d’abord au dépourvu, mais dès le moment où elle exprime ses premiers mots, on l’adopte, on admire sa diction et son jeu d’un naturel impressionnant. Non seulement une Coryphée, mais une sorte de messagère entre Sophocle, Électre et le spectateur.

Les costumes sont aussi pour quelque chose. Ginette Noiseux s’est inspiré de ceux de l’Antiquité, mais n’est pas si loin aussi de ces parures qu’on retrouve dans les icônes grecques de l’âge byzantin, dont les artistes se sont inspiré de leur passé païen. Véritable trouvaille dans la manipulation excessive du tissu employé. Et pour la couture, telle que véhiculée avec dextérité par Priscilla Charbonneau et Frédérique Hinse, un travail d’orfèvre qui ne tolère pas l’erreur. Résultat : on reste ébahi devant cette pureté.

Magalie Lépine Blondeau se soumet à cet exercice d’interprétation où, en apparence, l’improvisation, si on possède assez de tripes, peut s’avérer miraculeuse. Elle respire son personnage comme pour le placer au centre du monde et des individus. L’Électre de Serge Denoncourt est viscéralement grecque, universaliste puisque ces anciens textes l’ont toujours été depuis leur parution. Car entre les Dieux et les Hommes, un effet miroir qui éclate selon les intentions des uns et des autres. En quelque sorte, et encore une fois, l’Électre de Denoncourt et d’Evelyne de la Chenelière est un acte politique et social spirituellement transgressif. »
Élie Castiel, revuesequences.org

 

Rebecca Makonen : « Je m’incline devant l’immense talent de Magalie Lépine-Blondeau, qui est certainement l’une de nos plus grandes tragédiennes. J’ai trouvé Violette Chauveau, qui joue sa mère, vraiment impériale. »

Marc Cassivi : « Magalie Lépine-Blondeau est pleinement investie émotivement, physiquement. Juste pour cette performance, ça vaut la peine. »
Esprit critique, Ici Radio-Canada Télé

 

« Par sa mise en scène, Serge Denoncourt a choisi d’universaliser le propos de l’injustice et de l’ancrer dans un théâtre de guerre actuel : un Moyen-Orient réimaginé, entre pauvreté, guérilla et terrorisme. On ne sait s’il s’agit du Liban, de l’Irak ou la Syrie mais les blocs de béton disposés au sol, les détritus qui le jonchent, les costumes des personnages et les kalachnikovs qui seront fatales à Clytemnestre et Égisthe en disent long sur le contexte dans lequel le metteur en scène souhaite faire résonner un texte vieux de 2500 ans. Le mythe a beau être antique, l’écho s’en fait terriblement moderne. Le texte du coryphée nous fait entrer, le temps d’un trop court instant, au cœur du propos de Sophocle et de son universalité. On en aurait pris plus!

Bien entendu, il faut souligner la performance de Magalie Lépine-Blondeau, qui incarne une Électre à la limite de la folie, consumée de colère. Brisant le cliché de la femme binaire entre hystérie ou passivité, on vient ici casser les codes et révéler une femme aux facettes multiples, dont la colère est le moteur du cycle de la violence. D’ailleurs, la voix de la comédienne est méconnaissable, empreinte d’une gravité caverneuse et rauque. Cette version d’Électre, texte essentiel de la tragédie, emmène le spectateur sur le terrain moderne de l’universalité et de la radicalisation de la colère des femmes. On sent que Magalie Lépine-Blondeau s’est investie pleinement, voire charnellement, dans son Électre. Une femme qui porte la voix de toutes celles qui réclament justice. Intemporellement. »
Jean-Christophe Cuttaz, Diffractions.ca

 

« Magalie Lépine-Blondeau est époustouflante dans le rôle d’Électre. Une pièce à ne pas manquer! »
Coup de pouce

 

« Magalie Lépine-Blondeau est sublime dans Électre, à l’Espace Go! La mise en scène sobre de Denoncourt donne toute la place au texte d’Évelyne de la Chenelière/Sophocle et aux acteurs (choix juste et brillant de sa part)! À voir!!! »
Mario Girard, La Presse (sur Twitter)

 

« Enfin vu Électre. Magalie Lépine-Blondeau exprime tout le trouble et toute la souffrance des femmes, victimes de la complice indifférence et suffisance des puissants. Une grande performance! »
Luc Boulanger, La Presse (sur Twitter)

 

« Ça faisait une éternité que je n’avais pas pleuré au théâtre. Magalie Lépine-Blondeau est une comédienne extraordinaire et elle livre une performance grandiose. »
Véronique Lauzon, La Presse (sur Facebook)

 

Une superbe mise en scène de Serge Denoncourt. C’est vraiment une bonne pièce, on s’ennuie pas et on n’a pas le temps de regarder sa montre. Beaucoup d’actions sur scène. La performance de Magalie Lépine-blondeau est à couper le souffle. Mention spéciale pour le casting, tous les comedien(nes) sont excellents! Vraiment une pièce à ne pas manquer!!!

La pièce affiche COMPLET pour toutes ses représentations. Je vous suggère d’appeller le théâtre directement afin de verfiier les cancellations. Qui sait, vous serez peut-être chanceux. Ça vaut la peine d’essayer!!!
François Olivier, Les Musts à Montréal

Photo : Yanick Macdonald