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EXTRAITS DE CRITIQUES POUR LE SPECTACLE LES LOUVES

Le texte de DeLappe révèle progressivement une architecture complexe et parfaitement maîtrisée et dresse un portrait mordant de l’adolescence occidentale contemporaine, sans jamais sombrer dans la caricature. Saluons ici la traduction de Fanny Britt, qui a su donner au texte une couleur locale tout en conservant sa vivacité, sa fraîcheur et sa justesse. La mise en scène de Solène Paré est à la fois dynamique et extrêmement précise. Elle a réussi à insuffler aux comédiennes un sens de l’écoute et un souci du détail qui nous permettent de suivre sans mal des dialogues très rapides, courts et enchevêtrés, et de voir la personnalité de chacune des protagonistes se dessiner au sein du groupe. Les déplacements sont habilement chorégraphiés et contribuent à donner une cohérence à un texte plein de défis, tout en mettant de l’avant la vitalité physique et la fougue de la jeunesse. Une partition sans fausse note.
Aurélie Olivier, revuejeu.org

 

Construit comme une orchestration pour neuf voix féminines (une dixième s’ajoute pour la finale, très émouvante), le texte est composé de répliques que se renvoient sans cesse les interprètes, à l’image de joueuses qui dribleraient avec un ballon. La metteuse en scène, Solène Paré, a décidé d’utiliser la scène dans sa pleine largeur, pour donner un espace maximal à ses actrices-joueuses. La chorégraphie (car c’en est une) est bien huilée. Le rythme est soutenu et l’énergie déployée sur scène force l’admiration. On se doit de souligner la traduction très juste de Fanny Britt, qui a su mettre dans la bouche des personnages tout le vocabulaire et la syntaxe des adolescentes québécoises. Aucun faux pas : on se croirait dans n’importe quelle école secondaire de la province. Genre…
Stéphanie Morin, La Presse

 

Les Louves de l’Américaine Sarah DeLappe dépèce avec une acuité de scalpel le point de bascule entre l’adolescence et l’âge adulte. Traduite avec fougue par Fanny Britt, la pièce, où pulsent autant les mots que les corps, est redoutablement mise en scène par Solène Paré à Espace Go. Celle-ci concentre l’essence de cet âge avide, tranchant et fragile en neuf figures impériales d’une même équipe de soccer. Telle une hydre déchaînée, les joueuses parlent d’une même voix et bougent d’un même geste, pour mieux affirmer tantôt leur unité, tantôt leur unicité. Percutant.
Louise-Maude Soucy, Le Devoir

 

Solène Paré réussit sa rentrée à l’Espace Go avec Les Louves
Le texte de DeLappe avance par séquences toujours organisées autour des entraînements qui précèdent ou suivent les matchs (eux toujours relégués au hors-scène), dans une langue souvent crue, que Fanny Britt traduit avec justesse. Jeu sur la tension inhérente entre le collectif et l’individuel, Les Louves exemplifie à merveille comment la mise en commun de personnalités disparates peut créer autant de frictions que de moments heureux.

Il faut dire que la mise en scène de Solène Paré, appuyée par la solide prestation des comédiennes (on pourrait dire de l’équipe, tant leur esprit de cohésion est manifeste), magnifie le texte et en fait oublier certaines faiblesses — jusqu’à la scène finale, puissante et touchante, alors qu’elle pourrait facilement paraître convenue. Avec la collaboration de Virginie Brunelle, la metteuse en scène travaille avec différents états de corps, sans cesse en mouvement et en jeu, sur le terrain comme dans la vie. Ces filles sont joyeuses, blessées, meurtries, mais toujours vibrantes, pleines d’une fureur qui ne s’éteindra pas de sitôt.
François Jardon-Gomez, Le Devoir

 

Un jeu très chorégraphié, choral où le langage se répercute. Superbe traduction de Fanny Britt. Une pièce très contemporaine. C’est tragique et pourtant très lumineux. C’est un coup fort de la rentrée.
Catherine Richer, Le 15-18, ICI Radio-Canada Première

 

Une pièce qui devrait plaire à tous et à toutes. C’est très original. Très réussi. Pendant l’heure et demie, on rit, on sourit et on s’attache vraiment à ces filles. Une très bonne pièce, avec de nouveaux visages.
Eugénie Lépine-Blondeau, Tout un matin, ICI Radio-Canada Première

 

L’écriture de Sarah DeLappe, tout comme la traduction qu’en a fait Fanny Britt, capture tout à fait l’essence de l’adolescence au féminin. Les filles qui y sont représentées s’intéressent au monde qui les entoure, se posent des questions, sont allumées. Elles savent aussi être égocentriques, méchantes, directes et hypocrites. L’écriture de DeLappe et les mots de Britt les font surtout être vraies. Chaque comédienne incarne son personnage en sachant le rendre unique. Brillantes performances, où personne ne détonne, où personne ne sonne faux. La mise en scène de Solène Paré fait qu’on y est, avec ce groupe d’adolescentes qui se relancent, qui s’interpellent. Un joyeux chaos rendu avec justesse. Et lorsque le drame frappe – ce que l’on comprend lors d’une scène franchement émouvante où Claudia Chan Tak, qui joue la gardienne de but #00, se retrouve seule et offre une performance de grand talent – la rupture de ton et la référence au temps qui passe sont diablement efficaces. Mention spéciale pour le jeu de Dominique Leduc, qui interprète la mère de l’une des joueuses, lors d’une scène particulièrement touchante. Gageons que peu de spectateurs ont pu y être insensibles. L’heure et demie que dure la pièce file à toute allure, sans aucun temps mort. Les Louves est une pièce à voir – on espère sincèrement que les écoles profiteront de l’occasion pour intéresser leurs élèves au théâtre.
Roxane Guérin, montheatre.qc.ca

 

Solène Paré se permet une mise en scène libre. Elle invente ses propres codes de mise en situations, déconstruit l’espace scénique et ne recule devant rien pour afficher son indépendance. Il y a, chez cette femme, quelque chose d’agréablement et de chaleureusement insolent. Et cette bande de comédiennes ont magnifiquement compris le but de cet exercice périlleux. Lorsque Dominique Leduc entre en scène et dit son désarroi, sa douleur, ce sentiment de perte irrévocable, c’est à ce moment que l’art d’interprétation reprend ses droits, illumine la scène, rejoint le spectateur jusqu’à lui faire oublier ses doutes ou encore mieux son intrusion en territoire inconnu.

Les louves est une pièce essentielle parce qu’atteinte de plusieurs urgences : montrer la rapidité des temps modernes, se prévaloir coûte que coûte par rapport aux autres, refuser catégoriquement la critique et chose bizarre, tout en voulant appartenir au groupe, conserver le désir intense et parfois machiavélique de se démarquer. Dans un sens, il s’agit d’une pièce politique. Elle ne fait qu’annoncer une nouvelle lignée de décideuses et de décideurs. Sensible, courageux et, disons-le quand même, inquiétant.
Élie Castiel, revuesequences.org

 

Solène Paré et son équipe remportent le match d’ouverture. Espace Go s’est armé jusqu’aux dents en ce début de saison en présentant Les Louves, une pièce mise en scène et interprétée par de jeunes artistes énergiques et affamées. La metteuse en scène Solène Paré joue désormais dans la cour des grandes. Sa mise en scène des Louves est une vraie réussite en raison d’une direction d’actrices assurée et d’une utilisation de l’espace inventive. Les dialogues de la dramaturge américaine Sarah DeLappe, traduits avec tellement d’acuité par Fanny Britt, forment la raison d’être de la pièce. Ces presque adultes parlent cru et franc. Les Louves est une comédie noire rassurante en ce sens qu’elle nous fait voir une jeune génération inquiète, mais lucide face aux adultes et aux actualités déprimantes. Intelligentes, curieuses, les joueuses savent rire à gorge déployée des inepties du monde qui les attend. Solidaires, elles trouveront en groupe la force de faire face à la tragédie. Le cœur et les valeurs à la bonne place, elles sont belles à voir.
Mario Cloutier, entouteslettres

 

Pièce efficace, pièce touchante, Les Louves rappelle qu’il est impossible de stopper l’avancée du temps, et que la vie d’adulte est composée de toutes ces tragédies, petites et grandes, qu’il faudra apprendre à surmonter.
Hugo Prévost, pieuvre.ca

 

Interprétées avec justesse par des actrices fortes. La force de cette pièce réside dans le réalisme que réussissent à transmettre ces jeunes comédiennes, surtout grâce à leur façon de s’exprimer. Scénographie efficace orchestrée par la metteuse en scène Solène Paré, le spectateur devient le témoin privilégié de leur dynamique de groupe sur le terrain avant les parties. L’action est donc bien campée.
Emmanuel Martinez, Journal de Montréal 

 

Les Louves amorce merveilleusement la programmation de la saison d’ESPACE GO. Chorégraphies de jeux de jambes orchestrées en maître, interprétation juste et efficace, traduction bien adaptée, scénarisation et conceptualisation immersives, éclairages et sonorisations pertinemment placés rendant la soirée agréable et touchante. Le tout contribue à nous faire passer un magnifique moment!
Annabelle Richard, eklectikmedia.ca

 

Un portrait concret et sensible des millénaires. Ce polaroïd de l’adolescence à l’ère des réseaux sociaux est interprété de façon cohérente. On sent que la troupe est bien dirigée. Aux répliques très rythmées, s’ajoutent les exercices d’échauffement synchronisés. Un travail corporel qui demande une grande implication de la part des comédiennes pour un rendu crédible. Un défi que ces jeunes interprètes relèvent avec brio.
Micheline Rouette, arp.media

 

EXTRAITS DE CRITIQUES POUR LE SPECTACLE PARCE QUE LA NUIT
Une proposition forte. Un texte magnifiquement écrit et empreint de la beauté nocturne de la poésie de Patti Smith.
Iris Gagnon-Paradis, La Presse

Il y a une réelle liberté dans ce spectacle-là. C’était ça le défi : correspondre à la personnalité de Patti Smith. Je trouve qu’ils réussissent ça. J’ai trouvé Céline Bonnier formidable. J’ai beaucoup, beaucoup, aimé ça.
Marc Cassivi, Esprit critique, ICI Radio-Canada

Une œuvre de haute pulsation. Les prestations des acteurs (dont celle de Céline Bonnier), la force des musiciens et le swing de cette lettre d’amour à une pasionaria des temps modernes valent vraiment le détour.
Odile Tremblay, Le Devoir

Brigitte Haentjens a mis en scène un concert de rock et l’a bien fait, on s’y croirait. Patti est incarnée magistralement par la comédienne Céline Bonnier.
Marie Pâris, Voir

Il faut vraiment saluer le travail de Dany Boudreault et Brigitte Haentjens qui ont écrit les textes et qui ont réussi à naviguer dans l’univers complètement disjoncté de Patti Smith. La mise en scène est vraiment exceptionnelle. Les acteurs sont tous en voix, ils chantent tous bien.
Eugénie Lépine-Blondeau, Dessine-moi un dimanche, ICI Radio-Canada Première

Vraiment, on est dans un concert de rock et tout le monde chante très bien. La distribution est impeccable, vraiment. C’est vraiment du très haut calibre. Ça vaut vraiment le détour. »
Evelyne Charuest, Gravel le matin, ICI Radio-Canada Première

Je suis encore soulevé par ce que je viens de voir. Un spectacle hautement pertinent et réussi. Vas-y et vite.
Jordan Dupuis, Quartier général

Céline Bonnier se glisse à merveille dans la peau de cette femme corbeau, dans un mélange unique de vulnérabilité et de désir.
Benoit Valois-Nadeau, Journal Métro

Adoré passer 2 heures dans l’univers de Patti Smith. La famille, l’aliénation, le punk, l’art, l’amitié, l’amour de la vie. Et Céline Bonnier toujours juste et vraie.
Stéphane Leclair, RDI (sur Twitter)

Un fabuleux spectacle inspiré de la vie de Patti Smith! Il reste peu de billets! Battez-vous pour en obtenir un! Vraiment!
Mario Girard, La Presse (sur Twitter)

Céline Bonnier est une excellente comédienne, ça on le savait déjà, mais là je peux vous dire qu’elle a toute une palette. Elle est capable de jouer, de chanter, elle a une présence. En fait, elle est Patti Smith. Elle s’abandonne devant nous.
Catherine Brisson, 98,5 FM

S’il ne fallait retenir qu’une seule Patti, ce serait sûrement celle que campe (et chante!) Céline Bonnier avec un heureux mélange de conviction et de désinvolture.
Christian Saint-Pierre, Le Devoir