Les concepteurs

Emanuelle Kirouac
Assistance à la mise en scène

Dès sa sortie de l’École nationale de théâtre du Canada (profil production), en 2003, Emanuelle Kirouac crée la compagnie de théâtre pour l’enfance et la jeunesse Picouille Théâtre, avec les membres de l’équipe du CAPITAINE FRACASSE. En 2007, en compagnie d’autres jeunes praticiens du théâtre, elle fonde le OFFTA, un festival d’art vivant en marge du FTA. Elle occupe également le poste de directrice artistique adjointe à ESPACE GO de 2004 à 2008, puis de 2012 à aujourd’hui.

Toujours à ESPACE GO, cette fois-ci en tant qu’assistante à la mise en scène, Emanuelle Kirouac collabore avec les metteurs en scène Sophie Cadieux (TU IRAS LA CHERCHER de Guillaume Corbeil en 2014, repris au FTA en 2015), Martin Faucher (VILLA DOLOROSA de Rebekka Kricheldorf en 2013 et BLANCHE-NEIGE & LA BELLE AU BOIS DORMANT d’Elfriede Jelinek en 2011), Éric Vigner (SAVANNAH BAY de Marguerite Duras en 2007) et Pol Pelletier (NICOLE, C’EST MOI en 2004). De plus, elle assure la régie de plusieurs spectacles dont SEXTETT de Rémi De Vos dans une mise en scène d’Éric Vigner (2010), DÉSORDRE PUBLIC d’Evelyne de la Chenelière dans une mise en scène d’Alice Ronfard (2005), LA PROMESSE DE L’AUBE d’après Romain Gary dans une mise en scène d’André Melançon (2005) et FAIRY QUEEN d’Olivier Cadiot dans une mise en scène de Ludovic Lagarde (2004).

Plus récemment, à l’extérieur d’ESPACE GO, Emanuelle Kirouac a assisté Martin Faucher à la mise en scène de YUKONSTYLE de Sarah Berthiaume (Théâtre d’Aujourd’hui, 2013), Marc Béland lors du spectacle LES BONNES de Jean Genet (Théâtre du Rideau Vert, 2012) et Caroline Binet à la mise en scène de MÉDÉE d’Euripide (Théâtre Denise-Pelletier, 2011).

 

Daniel Canty
Dramaturgie à la création

Daniel Canty est écrivain et réalisateur. Il a étudié la littérature et la philosophie des sciences à Montréal, l’édition à Vancouver et le cinéma à New York. Son œuvre circule librement entre la littérature et l’édition, le cinéma et le théâtre, les arts visuels et médiatiques et le design.

Daniel Canty a rencontré Marie Brassard à la faveur du Festival du nouveau cinéma, où il l’avait invité à titre de jury pour la section qu’il a cofondé, Temps zéro – cinémas en mutation. Elle l’invite en retour à participer à la création originale de PEEPSHOW (2005) en tant que dramaturge. Depuis, il a collaboré à ce titre à LA FUREUR DE CE QUE JE PENSE (2013), dont il participe également à l’adaptation, L’INVISIBLE (2008) et THE GLASS EYE (2007). Il a aussi réalisé l’identité et le site web d’Infrarouge avec Studio Feed.

Daniel Canty est entre autres l’auteur d’un récit, Les États-Unis du vent (2014), d’un roman, Wigrum (2011), d’un essai, Êtres artificiels (1997), et le « metteur en livre » de la trilogie La table des matières et de plusieurs autres ouvrages. Son parcours a été marqué par l’émergence des médias électroniques à la fin du siècle dernier, alors qu’il réalise l’adaptation web de la fiction d’Alan Lightman, Einstein’s Dreams (DNA, 1999). Il sera ensuite le commissaire de cinq éditions d’Interactive Screen, un sommet international sur les nouveaux médias au Centre de Banff, où il a aussi fondé Horizon Zero (2002), un espace web consacré aux arts numériques au Canada.

Au fil des ans, Daniel a écrit et réalisé des films, des installations, des expositions, des interfaces et de nombreuses mises en livre. Dernièrement, à l’invitation d’Evelyne de la Chenelière, il assurait la mise en scène de MUR MUR (E) au Festival TransAmériques (2015). Il est également l’auteur de l’atlas géopoétique VVV, trois odyssées transfrontières, en collaboration avec Patrick Beaulieu, qui paraîtra en octobre. Enfin, son essai de poétique Mappemonde sera publié à l’hiver 2016.

Daniel Canty revient du Studio du Québec à Londres, dont il a été récipiendaire à la fin de l’année 2014. Il vit à Montréal, où il poursuit son travail tout en enseignant l’écriture à l’École nationale de théâtre du Canada et le design d’événements à l’Université du Québec.

 

Simon Guilbault
Scénographie

Suite à sa formation en scénographie au Cégep de Saint-Hyacinthe, Simon Guilbault effectue un stage d’études à l’école du Théâtre National de Strasbourg. Depuis, il œuvre principalement en théâtre, où il crée des scénographies pour plusieurs œuvres québécoises originales.

Récemment, on a pu voir son travail dans les spectacles ALFRED d’Emmanuel Schwartz, dans une mise en scène d’Alexia Bürger (Théâtre d’Aujourd’hui, 2014), LE CELLULAIRE D’UN HOMME MORT de Sarah Ruhl, dans une mise en scène de Geoffrey Gaquère (Théâtre Debout, 2014) et INSTRUCTIONS POUR UN ÉVENTUEL GOUVERNEMENT SOCIALISTE QUI SOUHAITERAIT ABOLIR LA FÊTE DE NOËL de Michael Mackenzie, dans une mise en scène de Marc Beaupré (Théâtre d’Aujourd’hui, 2013).

Depuis le début des années 2000, Simon Guilbault collabore régulièrement avec Marie Brassard. Il a pris part à la création des spectacles JIMMY, CRÉATURE DE RÊVE (2001), LA NOIRCEUR (2003), PEEPSHOW (2005), L’INVISIBLE (2008) et TRIESTE (2013). Ces pièces ont été applaudies tant au Québec que sur la scène internationale.

Parmi les autres metteurs en scène avec lesquels Simon Guilbault a travaillé se trouvent Dominic Champagne (LA CAVERNE), Claude Poissant (UNITY 1918, LOUISIANE NORD et ON NE BADINE PAS AVEC L’AMOUR), Brigitte Haentjens (spectacle de Chloé Sainte-Marie), Daniel Fortin (spectacle de Claudine Mercier) et Jérémie Niel (CENDRES), pour ne nommer que ceux-là.

Enfin, au cinéma, Simon Guilbault a signé la direction artistique du film Le bruit des arbres de François Péloquin en 2014 et du film Lost Song de Rodrigue Jean en 2007.

 

Sonoyo Nishikawa
Éclairages

Originaire du Japon, Sonoyo Nishikawa est conceptrice d’éclairage depuis 1986. Au tout début de sa carrière, en 1987, elle est récompensée d’un prix remis par la Japan Lighting Association pour la comédie musicale I GOT MERMAN. De 1990 à 1992, elle a étudié à Londres dans un programme outre-mer du ministère de l’Éducation, de la Culture, des Sports, de la Recherche et de la Technologie du Japon.

Collaboratrice de Robert Lepage depuis 1993,  Sonoyo Nishikawa a participé à plusieurs de ses spectacles, dont A MIDSUMMER NIGHT’S DREAM, NOISES, SOUND AND SWEET AIRS, LA TRILOGIE DES DRAGONS, APASIONADA/LA CASA AZUL et LES SEPT BRANCHES DE LA RIVIÈRE OTA, pièce pour laquelle elle a reçu le prix Outstanding Lighting Design du Toronto Dora Mavor Moore Award en 1996.

Dotée d’une inventivité et d’un souci du détail sans pareil, Sonoyo Nishikawa occupe une place unique dans l’univers théâtral québécois. Dans les 10 dernières années seulement, elle a conçu les éclairages de plus de 50 pièces au Québec. Pour son travail, elle a  reçu le prix des meilleurs éclairages à la Soirée des Masques de l’Académie québécoise du théâtre en 2004 pour L’ÉDEN CINÉMA de Marguerite Duras, dans une mise en scène de Brigitte Haentjens (Sibyllines & FTA, 2003) et le Prix Jaques-Pelletier en 2003 pour les éclairages de la production ANTIGONE de Sophocle, dans une mise en scène de Brigitte Haentjens. L’an dernier, elle était en nomination pour ce même prix pour les éclairages de la pièce MOIS D’AOÛT, OSAGE COUNTY de Tracy Letts, dans une mise en scène de Jean-Philippe Joubert (Théâtre du Trident, 2014).

Dernièrement, Sonoyo Nishikawa a conçu les éclairages de la pièce MACBETH de Shakespeare, dans une mise en scène de Marie-Josée Bastien (Théâtre du Trident, 2015). Cette saison, elle collaborera entre autres aux productions SAUVAGEAU SAUVAGEAU d’après l’œuvre d’Yves Sauvageau, dans une mise en scène de Christian Lapointe (Théâtre d’Aujourd’hui & Théâtre Blanc, 2015) et QUI A PEUR DE VIRGINIA WOOLF? d’Edward Albee, dans une mise en scène de Hugues Frenette (Théâtre de la Bordée, 2016).

La conceptrice a aussi travaillé dans le monde de l’opéra en signant les éclairages de LA DAMMATION DE FAUST au Met Opera (2008 à 2013), THE MERRY WIDOW à l’Opéra de Montréal (2004) et HANSEL ET GRETEL à l’Opéra de Québec (2001).

Enfin, au Japon, elle a conçu les éclairages de la tournée Yōsui Inoue Concert en 2009, de SALOME au New National Theatre Tokyo en 2013 et de TROJAN WOMEN au Tokyo Metropolitan Theatre, spectacle qui a aussi été présenté en Israël en 2013.

 

Ying Gao
Costumes

Designer de mode et professeure, Ying Gao s’est distinguée par la réalisation de nombreux projets de création présentés lors de cinq expositions individuelles en Suisse et au Canada (Musée national des beaux-arts du Québec, Textile Museum of Canada, etc.) et dans le cadre d’une quarantaine d’expositions collectives à travers le monde (MAK Vienna, Museum Boijmans van Beuningen Rotterdam, Design Museum Holon, etc.).

Ying Gao remet en question la notion de vêtement tel qu’on le connaît en alliant le design urbain, l’architecture et le média interactif. Elle explore la construction d’une pièce de vêtement en puisant son inspiration dans les transformations de l’environnement urbain et social. Ying Gao considère le design comme le média, mais dans une acception plus technologique que textile du terme : une technologie sensorielle qui donne au vêtement une valeur ludique et participative. Elle interroge à la fois le statut de l’individu dont les contours physiques sont transformés par les interférences extérieures, et la fonction du vêtement comme espace fragile de protection. Ainsi, témoin de l’univers en profonde mutation dans lequel nous vivons, son travail est porteur d’une dimension critique radicale qui dépasse l’expérimentation technologique.

Le travail de création multiple de Ying Gao a été relayé par une couverture médiatique internationale, à travers plus de 350 articles de presse dans les médias (Time, METAL, Vogue, Dazed, Interni, Radio-Canada, TV5, etc.). La designer fait également partie de la liste des Fab 40: Canada, sélectionnés par le magazine Wallpaper.

 

Alexander MacSween
Musique

Le musicien et compositeur Alexander MacSween a traversé plusieurs genres musicaux et participé à de nombreux projets de danse, de théâtre et de cinéma.

En tant que compositeur pour des productions scéniques, Alexander MacSween a travaillé avec de nombreux artistes dont Daniel Brooks, Dominic Champagne, Paul-André Fortier, Dana Gingras, Brigitte Haentjens, François Girard, Robert Lepage, José Navas, Pierre-Paul Savoie et Chanti Wadge, de même qu’avec les compagnies Montréal Danse, Nouveau Théâtre Expérimental et Transthéâtre. Avec la femme de théâtre Marie Brassard, il a collaboré aux spectacles LA FUREUR DE CE QUE JE PENSE, THE GLASS EYE, L’INVISIBLE, PEEPSHOW et LA NOIRCEUR.

Le musicien est aussi actif comme batteur dans les milieux du rock, de l’improvisation et de la musique électronique. Il a joué dans les groupes Bionic, Foodsoon et The Nils, de même que dans le duo Detention avec Sam Shalabi et dans le Quatuor de tourne-disques de Martin Tétreault. Alexander MacSween joue présentement dans le duo électro-pop La Dauphine. En solo, l’artiste aux multiples talents a créé de nombreuses installations sonores et performances musicales, dont le projet Macheen. En 2015, il a sorti son disque The Squiggle Game sur l’étiquette &records.

Alexander MacSween est aussi enseignant, donnant des formations sur le traitement du son en temps réel pour les arts de la scène dans diverses institutions en Europe et en Amérique du Nord.

 

Frédéric Auger
Sonorisation et traitement sonore

Frédéric Auger s’intéresse depuis une dizaine d’années aux modes de captation de la matière sonore, à l’exploration des possibilités de son traitement et de sa transformation en direct et à l’exploitation de l’interaction entre source sonore, traitement, diffusion et interprétation. Ses activités se sont concentrées ces dernières années sur la création d’environnements sonores et sur l’intégration de la musique en contexte performatif, utilisant la reproduction et le traitement dynamique des objets sonores ainsi que ses possibilités de spatialisation, dans la recherche d’une pratique qui se veut intégrée organiquement au processus créatif et expérimental des artistes avec qui il s’associe.

Entre autres collaborations artistiques, il a travaillé comme directeur technique et concepteur sonore pour Infrarouge et Marie Brassard (L’INVISIBLE, ME TALKING TO MYSELF IN THE FUTURE, LA NOIRCEUR), Akousma (festival des musiques numériques immersives), l’Orchestre d’hommes-orchestres (Joue à Tom Waits, Cabaret brise-jour et autres manivelles, Tintamarre-Caravane, Les Palais), Le Théâtre rude ingénierie (Dreamland, Projet Venise) et La Nef/Claire Gignac et compagnie (Skin, Notes de chevet, Îles). À titre de concepteur sonore ou sonorisateur, Frédéric Auger a travaillé pour Sibyllines et Brigitte Haentjens (WOYZECK, DOULEUR EXQUISE, L’OPÉRA DE QUAT’SOUS, MOLLY BLOOM, RICHARD III), Ex Machina et Robert Lepage (APASIONADA/LA CASA AZUL, THE BUSKER’S OPERA), et le festival Elektra (festival international d’arts numériques).

Frédéric Auger a été chef sonorisateur pour l’Usine C, centre de création et de diffusion pluridisciplinaire, de 2005 à 2011. Il enseigne présentement la sonorisation à l’École nationale de théâtre du Canada.

 

Pascal Grandmaison
Réalisation vidéo et montage

Depuis ses débuts au milieu des années 1990, l’artiste visuel Pascal Grandmaison a multiplié les projets artistiques et les expositions photo et vidéo, et ce, à travers le monde.

Le travail de Pascal Grandmaison a fait l’objet d’expositions individuelles au Casino Luxembourg – Forum d’art contemporain, à la Carleton University Art Gallery, au Musée des beaux-arts du Canada (Ottawa), au Musée d’art contemporain de Montréal, chez Jessica Bradley Art + Projects (Toronto), à la Galerie René Blouin (Montréal), à la Galerie Séquence (Chicoutimi), à la Contemporary Art Gallery (Vancouver), à la Galerie B-312 et à l’Espace Vox (Montréal), à la Galerie BF 15 et à la Galerie Georges Verney-Carron (Lyon, France).

Pascal Grandmaison a aussi participé à plusieurs expositions collectives dont celles présentées aux Galeries de l’ancien Collège des Jésuites (Reims, France), au Centre culturel canadien (Paris, France), à Existentie, (Gent, Belgique), au Centre d’art contemporain (Meymac, France), au Centre for Contemporary Art (Warsaw, Pologne), au Musée des beaux-arts de Montréal, à la Jack Shainman Gallery (New York), au Musée national des beaux-arts du Québec (Québec), à la Biennale internationale d’art contemporain 2005 de Prague (Pologne), au Museum of Contemporary Canadian Art (Toronto), au Musée d’art contemporain de Montréal, à la Galerie d’art Leonard & Bina Ellen de l’Université Concordia (Montréal) et à la Edmonton Art Gallery (exposition itinérante).

Depuis 2000, ses œuvres vidéo ont été présentées dans plusieurs festivals et biennales, notamment en Italie, en Suisse, en Angleterre, en Allemagne, au Portugal, aux États-Unis et au Canada.

 

Angelo Barsetti
Maquillage et coiffure

Issu des arts plastiques, Angelo Barsetti se fait d’abord connaître dans les milieux de la danse et du théâtre comme maquilleur. En 1987, il accepte l’invitation d’André Brassard à collaborer à la création des FELUETTES, pièce de Michel Marc Bouchard (Théâtre PÀP et CNA). Depuis, il travaille avec les plus importants metteurs en scène du Québec, dont René Richard Cyr, Claude Poissant, Brigitte Poupart, Wajdi Mouawad, Brigitte Haentjens et Denis Marleau.

À ESPACE GO, Angelo Barsetti a créé les maquillages et coiffures de plusieurs pièces, dont LUMIÈRES, LUMIÈRES, LUMIÈRES d’Evelyne de la Chenelière (2014), JACKIE, d’ Elfriede Jelinek (2010), LE COMPLEXE DE THÉNARDIER de José Pliya (2009), CE QUI MEURT EN DERNIER de Normand Chaurette (2008) et LA FIN DE CASANOVA de Marina Tsvetaïeva (2006), cinq mises en scène signés Denis Marleau; LA VILLE de Martin Crimp (2014) et LE DERNIER FEU d’Anja Hilling (2013), deux pièces mises en scène conjointement par Denis Marleau et Stéphanie Jasmin; VILLA DOLOROSA de Rebekka Kricheldorf (2013) et BLANCHE-NEIGE & LA BELLE AU BOIS DORMANT d’Elfriede Jelinek, deux mises en scène de Martin Faucher; LA DÉMESURE D’UNE 32A, spectacle tiré de l’œuvre de Clémence DesRochers, dans une mise en scène de Brigitte Poupart (2012); OH LES BEAUX JOURS de Samuel Beckett dans une mise en scène d’André Brassard (2008) et FORÊTS de Wajdi Mouawad (2007).

En danse, les chorégraphes Sylvain Émard, Catherine Tardif et Louise Bédard font régulièrement appel à ce concepteur inspiré et inspirant. Angelo Barsetti a aussi enseigné l’art du maquillage de scène aux étudiants en interprétation de l’École nationale de théâtre du Canada.

Artiste polyvalent, Angelo Barsetti se consacre de plus en plus à la photographie.