Extraits de presse

PEEPSHOW : singulier et fascinant
Il est des expériences théâtrales dont on peine à sortir, tant l’univers proposé est ensorcelant. Peepshow est de celles-là. Monia Chokri nous offre une prestation extraordinaire.

Dotée d’un micro qui transforme sa voix, elle ne se repose nullement sur ce très efficace moyen technique pour incarner les différents personnages, mais adapte finement ses mimiques, sa diction et son langage corporel. Le travail sur la gestuelle est minutieux et ajoute au texte une dimension onirique en donnant à la comédienne des airs de robot humanoïde sorti d’un esprit visionnaire ou tordu.

Décor, trame sonore, vidéos, jeux d’ombres et de lumière, travail vocal et corporel, costume forment un tout à la fois étrange et merveilleusement cohérent, nous plongeant dans un univers parallèle où la réalité le dispute au fantasme, le récit au conte, le rêve au cauchemar. Plusieurs tableaux sont d’une beauté saisissante.

S’il comporte la dose d’érotisme et de voyeurisme que le titre laisse supposer, Peepshow est une ode à la curiosité d’esprit et au non-conformisme. Les personnages y font preuve d’une ouverture – à l’imprévu, à l’inconnu, à l’autre –, qui, si elle est souvent déçue, se heurtant aux limites ô combien humaines de leur interlocuteur, chamboule le spectateur, remet en question ses convictions et ses attitudes, bref toute sa vision du monde.
Aurélie Olivier, Revue Jeu

 

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Une interprétation impressionnante de Monia Chokri, qui incarne avec virtuosité la multitude de personnages imaginés par l’auteure et metteure en scène, passée maître dans la création d’univers introspectifs.

Marie Brassard n’est sans doute jamais allée aussi loin dans sa recherche technique sur la transformation de la voix, qu’elle mène depuis 15 ans. Le spectateur sera bluffé, ne sachant plus reconnaître la «vraie» voix de l’actrice.

Grâce à un petit micro intelligent, l’interprète se métamorphose continuellement sous nos yeux (vocalement, mais aussi physiquement), allant jusqu’à dialoguer avec les différents personnages de Peepshow qu’elle incarne. Une gymnastique qu’on devine épuisante, mais que Monia Chokri accomplit avec beaucoup de fluidité, tant dans ses mouvements que dans les inflexions de sa voix.

 

Dans Peepshow, Monia Chokri fait la preuve de toute l’étendue de son talent. Une performance onirique de haut vol qu’elle livre avec toute l’intelligence et la finesse… de Marie Brassard.
Jean Siag, La Presse

 

Marie Brassard cherche à extraire l’esthétique et la poésie de l’autopsie étrange d’un conte de fées, chose qu’elle finit par atteindre remarquablement dans Peepshow. Monia Chokri, toute en élégance dans cette interprétation schizophrénique d’une série de proies et de leurs prédateurs.

Entre phrasé didactique et complexité de la psyché humaine, le texte impose, lui, une mécanique implacable, ce ton, ce style qui font généralement ces sous-bois, la nuit, inquiétants, ces arbres à contre lune donnant l’impression d’être vivant, ces bruissements qui tétanisent. Des environnements morbides en somme, semblant convoquer la mort, mais qui, à l’image de ce Peepshow, font surtout ressortir la vie et cette incroyable urgence d’en profiter, lorsqu’on surmonte nos peurs pour les affronter.
Fabien Deglise, Le Devoir

 

Une excellente pièce! Les personnages apparaissent littéralement devant nous, un après l’autre, grâce à l’impressionnante interprétation de Monia Chokri. Elle incarne chacun des personnages, les uns après les autres, on entend tout, le moindre souffle, la moindre variante, toutes les subtilités, les rires dans la voix, la tristesse, je vous jure que tout ça est vraiment impressionnant au niveau de l’interprétation, technique, chaleureuse, vraie, juste de Monia Chokri. C’est tellement bien fait, tellement bien expliqué, tellement bien raconté.

C’est unique comme spectacle. J’adore ça. Marie Brassard frappe fort encore une fois, avec Monia Chokri à l’interprétation. J’ai vraiment apprécié. Je suis très heureuse d’avoir eu la chance de voir cette pièce-là, version 2015.
Isabelle Ménard, Gravel le matin, Ici Radio-Canada Première

 

Perdre quelqu’un qu’on aime, ça arrive à tout le monde. C’est sans doute pour cette raison que Peepshow, malgré son excentricité, a le potentiel de toucher – et de perturber – un large public. Malgré leurs voix surnaturelles et leurs personnalités peu communes, les personnages interprétés par Monia Chokri dans cette pièce solo de Marie Brassard, démunis devant les échecs amoureux ou sexuels, vivent des expériences universelles. L’ambiance inquiétante, la musique poignante et le jeu lent et sensible de la comédienne servent très bien leurs histoires intimes. Le texte est marquant, truffé de passages susceptibles de nous trotter dans la tête. On émerge de ce spectacle comme d’un rêve dont on se souviendra longtemps. Et en ayant besoin d’un câlin.
Roxane Léouzon, Journal Métro

 

Tout est inventif dans Peepshow : thèmes, construction de la pièce, mise en scène de Marie Brassard, jeu de Monia Chokri, décors.
Stéphane Leclair, Médium Large, Radio-Canada (sur Twitter)

 

Monia Chokri nous offre une performance incroyable. Elle se transforme en une panoplie de personnages, tous extrêmement différents les uns des autres. Cette transformation a lieu grâce, entre autres, à une modulation de sa voix qui la fait sonner tantôt comme un homme, tantôt comme une enfant. En plus de cette modification sonore, Monia Chokri change aussi totalement son accent et sa façon de parler.

Sa gestuelle est travaillée à la perfection, chaque personnage a ses mimiques et sa façon de se mouvoir. La lumière se mêle aussi au jeu, aidant l’actrice dans son travail : il est difficile de la reconnaitre dans l’un ou l’autre de ces personnages. Elle disparait entièrement pour leur donner vie.

À la mise en scène, le travail de Marie Brassard est irréprochable. L’auteure et metteur en scène, qui laisse sa place d’interprète, semble avoir calculé chaque geste et chaque déplacement qui s’articulent avec une fluidité sans pareil, comme une danse, où chaque mouvement a été précisément calculé.

Peepshow sait faire rire et toucher, avec son lot d’histoires sur l’amour, le désir, la séduction et les rapports humains.
Caroline Poliquin, montheatre.qc.ca

 

 

C’est  sans contredit une ambiance fascinante ou plutôt inquiétante qui se développe tout au long de Peepshow.

 

Cette pièce écrite par Marie Brassard présente l’évolution d’un personnage mixte, ou plutôt celui de Beautiful. Monia Chokri l’interprète de manière exceptionnelle. Revêtant des personnalités différentes, représentant tous les personnes qui ont pu marquer Beautiful, homme, femme, ou enfant. On reste ébloui par le jeu de Chokri.

 

Les nombreux personnages interprétés par Chokri racontent des évènements, souvent sordides, de manière plutôt détachée. Pourtant elle réussit à faire transparaître l’impression que ces rencontres ont laissée sur le personnage central.

Quelques rires se font entendre au début de la pièce, rires qui se transforment rapidement en malaises ou bien en angoisses.

On ne sort pas de l’Espace Go le cœur léger. Peepshow nous relâche dans une perturbation bien tangible et de perpétuels questionnements. Mais on ne peut pas nier le travail phénoménal de Marie Brassard, et par-dessus tout de Monia Chokri, qui donne un sens à cette composition hétéroclite.  Un fatras d’émotions.
Elizabeth Pouliot, bazoom.com

 

Cette deuxième collaboration entre Marie Brassard et Monia Chokri a donné lieu à un spectacle étrange, difficilement abordable si on ne se laissait pas prendre au jeu. Pourtant, lorsque notre curiosité était piquée par cette suite de petits tableaux beaux et monstrueux à la fois, on découvrait un spectacle intriguant.

L’interprétation de Monia Chokri a été impressionnante. Les nombreuses identités qu’elle a incarnées laissaient leurs marques dans l’espace tant ce qu’elle dégageait était convaincant. Tout était dans le jeu physique et vocal.

Peepshow vaut le détour pour la prestation de Monia Chokri et l’univers ô combien fascinant de Marie Brassard, même si on peine à y trouver l’équilibre.
Rose Carine H., lesmeconnus.net