Repères biographiques des concepteurs

MAX-OTTO FAUTEUX

Création du décor

Max-Otto Fauteux
Max-Otto Fauteux

Max-Otto Fauteux est diplômé en scénographie de la promotion 2010 de l’École nationale de théâtre du Canada. Il compte à son actif une majorité de conceptions visuelles dans des Théâtres comme ESPACE GO, le Théâtre La Licorne, l’Espace libre, le Centre national des arts du Canada et le Segal Centre, mais on retrouve également son approche de l’espace autour d’objets musicaux ou performatifs, souvent en co-création avec d’autres artistes montréalais et canadiens des avant-gardes. Depuis le début de sa carrière, Max-Otto Fauteux collabore surtout avec des créateurs et créatrices qui renouvellent les pratiques de leur temps. Ses conceptions scéniques allient les différentes formes de l’art contemporain aux préceptes de la scène théâtrale, et son travail prend toujours en considération le lieu et l’architecture à laquelle il se greffe.

Au théâtre comme en danse contemporaine, que ce soit auprès de réalisateurs aguerris et émergents ou d’artistes de l’underground, Max-Otto Fauteux signe des scénographies et collabore notamment avec Sophie Cadieux, Sébastien Dodge, Martin Faucher, Denis Marleau, Claude Poissant, Mani Soleymanlou, Anne-Marie White, Jérémie Niel, Monia Chokri, Alex Nevsky, Random Recipe.

GINETTE NOISEUX

Création des costumes

Ginette Noiseux
Ginette Noiseux

Ginette Noiseux conjugue le double métier de conceptrice et de directrice générale et artistique d’ESPACE GO. Depuis sa sortie de l’École nationale de théâtre du Canada en 1980, Ginette Noiseux a participé à une soixantaine de créations à titre de conceptrice de costumes sur les scènes montréalaises, en France et en Belgique.

Parmi les plus récentes pièces auxquelles elle a collaboré, notons LUMIÈRES, LUMIÈRES, LUMIÈRES d’Evelyne de la Chenelière (2014), LA VILLE de Martin Crimp (2014), LE DERNIER FEU (2013) de Dea Loher, LES FEMMES SAVANTES (2012), quatre mises en scène du tandem Denis Marleau et Stéphanie Jasmin. Aussi, elle a signé la conception des costumes pour TU IRAS LA CHERCHER de Guillaume Corbeil, mise en scène par Sophie Cadieux (2014) et UNE VIE POUR DEUX d’Evelyne de la Chenelière, mise en scène par Alice Ronfard (2012).

Au fil des ans, Ginette Noiseux a accompagné une vingtaine de créations auprès des metteures en scène Alice Ronfard et Brigitte Haentjens, et ce, à titre de conceptrice ou de complice artistique à la direction d’ESPACE GO. Au cours de sa carrière, elle a aussi signé plusieurs conceptions pour les metteurs en scène André Brassard, Jean-Pierre Ronfard, Serge Denoncourt, etc.

STÉPHANE BABI AUBERT

Création de la lumière

Stéphane Babi Aubert3Stéphane Babi Aubert s’intéresse très tôt aux arts visuels (la photographie et la lumière), puis viennent les arts vivants, les premières créations et les tournées qui lui permettent de développer les bases de son univers lumière.

Il travaille avec les chorégraphes Jacky Auvray à Caen, Toufik Oudrihi Idrissi à La Rochelle et la metteure en scène Arzela Prunnenec. Il collabore régulièrement avec les compagnies de cirque Max et Maurice et de théâtre l’Élan bleu à Cherbourg.

Il rencontre Guy Alloucherie, avec qui il crée tout d’abord le spectacle Marie, et pour qui il développe sa lumière au service des arts du cirque avec C’est pour toi que je fais ça, spectacle de la 9e promotion du CNAC.

À cette époque, il rencontre David Bobée. Ils entament une collaboration et fondent la compagnie Rictus. Depuis 15 ans, ils inventent une façon de travailler ensemble, une exploration profonde du rapport à l’image, à la scène, au corps, à l’écriture de plateau, avec notamment l’auteur Ronan Chéneau. Ils enchaînent les spectacles en France avec RES PERSONA, FÉES, CANNIBALES, NOS ENFANTS NOUS FONT PEUR QUAND ON LES CROISE DANS LA RUE, WARM, HAMLET, ROMÉO ET JULIETTE, LUCRÈCE BORGIA, mais aussi à l’étranger avec MÉTAMORPHOSIS, HAMLET avec les acteurs russes du Studio 7 à Moscou. En 2011, ils créent THIS IS THE END, pour la 23e promotion du CNAC.

D’autres collaborations se développent en parallèle de la compagnie Rictus avec notamment Éric Lacascade, DeLaVallet Bidiefono au Congo et Gilles Defacque.

BAPTISTE KLEIN

Création de la vidéo

Baptiste Klein
Baptiste Klein

Après des études d’arts plastiques à l’Université de Paris VII, Baptiste Klein continue ses études à Montréal à l’Université de Montréal et Concordia. Après deux ans au Québec, il revient en France avec une Maîtrise en photo et vidéo. Il commence à travailler dans le milieu audiovisuel avant de se diriger vers la création vidéo dans le spectacle vivant.

Depuis 2005, il met au service de metteurs en scène ses compétences de vidéaste. En danse, il participe à la création de Namasya de Shantala Shivalingappa en 2007 qu’il retrouve ensuite en 2013 pour une nouvelle création chorégraphique, Sangama. Toujours en danse, il participe aux deux dernières créations de José Montalvo, Orphée et Don Quichotte du Trocadéro en 2009 et 2012, ainsi qu’à la création d’An Amerikkkan Dream de Babacar Cissé en 2013.

Au théâtre, Baptiste Klein participe à la création de VANISHING POINT — LES DEUX VOYAGES DE SUZANNE W. à ESPACE GO en 2015 et de MEMORIES FROM A MISSING ROOM de Marc Lainé en 2011. La même année, il conçoit la scénographie vidéo du spectacle NOUVEAU ROMAN de Christophe Honoré.

En parallèle, il continue à travailler sur des projets personnels autour de l’image et met en scène sa deuxième pièce dansée, I.R.L., après Les autres avec Natacha Balet en 2013.

GRÉGORY ADOIR

Création sonore

Grégory Adoir
Grégory Adoir

Il débute, après un BTS Audiovisuel en 1999, à Radio France comme metteur en onde puis comme preneur de son pour France Musique et France Culture. Par la suite, il se rapproche des arts vivant (danse, musique) et collabore au sein du ballet de l’Opéra de Lyon en 2003 avec de nombreux chorégraphes et leurs créateurs « son » (William Forsythe, Trisha Brown, Odile Duboc, Maguy Marin,…). Son goût de la recherche le mène au Centre National des arts du cirque en 2010 pour deux années de tournées. Il y fait la rencontre avec le théâtre de David Bobee et de nombreux artistes de cirque. Il participe aux créations sonores de « Roméo et Juliette » et « Lucrèce Borgia », mis en scène par David Bobee avec Jean Noël Françoise.

Manipulateur de sons et d’univers sonores, il est aujourd’hui créateur sons de spectacles de danse (David Bobee – « My brazza» en 2014) et de cirque (Petites Perfections – Valérie Dubourg « Péripéties » en 2015 ,  Cie l’Indécente – Camille Châtelain « Captive » en 2015, Clément Dazin – «Bruit de couloir » en 2014 , El Nucléo – « Quien soy? » en 2013).

ANGELO BARSETTI

Maquillages et coiffures

Angelo Barsetti
Angelo Barsetti

Issu des arts plastiques, Angelo Barsetti se fait d’abord connaître dans les milieux de la danse et du théâtre comme maquilleur. En 1987, il accepte l’invitation d’André Brassard à collaborer à la création des FELUETTES, pièce de Michel Marc Bouchard (Théâtre PÀP et CNA). Depuis, il travaille avec les plus importants metteurs en scène du Québec, dont René Richard Cyr, Claude Poissant, Brigitte Poupart, Wajdi Mouawad, Brigitte Haentjens et Denis Marleau.

À ESPACE GO, Angelo Barsetti a créé les maquillages et coiffures de plusieurs pièces, dont PEEPSHOW de Marie Brassard (2015), LUMIÈRES, LUMIÈRES, LUMIÈRES d’Evelyne de la Chenelière (2014), JACKIE, d’Elfriede Jelinek (2010), LE COMPLEXE DE THÉNARDIER de José Pliya (2009), CE QUI MEURT EN DERNIER de Normand Chaurette (2008) et LA FIN DE CASANOVA de Marina Tsvetaïeva (2006), cinq mises en scène signés Denis Marleau; LA VILLE de Martin Crimp (2014) et LE DERNIER FEU d’Anja Hilling (2013), deux pièces mises en scène conjointement par Denis Marleau et Stéphanie Jasmin; VILLA DOLOROSA de Rebekka Kricheldorf (2013) et BLANCHE-NEIGE & LA BELLE AU BOIS DORMANT d’Elfriede Jelinek, deux mises en scène de Martin Faucher; LA DÉMESURE D’UNE 32A, spectacle tiré de l’œuvre de Clémence DesRochers, dans une mise en scène de Brigitte Poupart (2012); OH LES BEAUX JOURS de Samuel Beckett dans une mise en scène d’André Brassard (2008) et FORÊTS de Wajdi Mouawad (2007).

En danse, les chorégraphes Sylvain Émard, Catherine Tardif et Louise Bédard font régulièrement appel à ce concepteur inspiré et inspirant. Angelo Barsetti a aussi enseigné l’art du maquillage de scène aux étudiants en interprétation de l’École nationale de théâtre du Canada.

Artiste polyvalent, Angelo Barsetti se consacre de plus en plus à la photographie.

JÉRÉMIE ROBERT

Longeur des sangles aériennes

Jérémie Robert
Jérémie Robert

Jérémie Robert est un artiste circassien d’abord diplômé de l’École Nationale de Cirque de Châtellerault en France en 2001 (spécialité main à main), puis de l’École nationale de cirque de Montréal en 2004 (spécialité planche coréenne et trampoline). En plus des disciplines perfectionnées à l’école, Jérémie Robert maîtrise la roue Cyr.

Depuis la fin de ses études, Jérémie Robert a travaillé pour de nombreuses compagnies de cirque, et non les moindres. Avec le Cirque du Soleil, il était de l’aventure des spectacles ZARKANA (2010-2012), mis en scène par François Girard, le temps de quelque 400 représentations, et CORTEO (2004-2014), mis en scène par Daniele Finzi Pasca, présenté environ 1 750 fois. Pour ce dernier spectacle, il a collaboré à la création du numéro de planche sautoir. Avec la compagnie Les 7 doigts de la main, il était du spectacle LOFT (2004), le temps d’une vingtaine de représentations. À la Cité de l’énergie de Shawinigan, durant l’été 2004, Jérémie Robert a participé au spectacle KOSMOGONIA, mis en scène par Rénald Laurin. Enfin, l’an dernier, il faisait partie du spectacle TOURBILLON de la compagnie suisse Circus Monti, écrit et mis en scène par les Québécois Marie-Josée Gauthier et Sylvain Lafortune, spectacle auquel il a collaboré en tant que chorégraphe acrobatique et responsable du numéro de planche.

Entre 2005 et 2014, avec l’organisme Cirque du Monde, chapeauté par le Cirque du Soleil, Jérémie Robert a organisé bénévolement une vingtaine d’ateliers aux États-Unis, au Japon, en Russie et au Chili. Durant ces ateliers, il enseignait les arts du cirque auprès d’enfants en situation précaire. Plus récemment, il a reçu une bourse du Conseil des arts du Canada afin de donner des ateliers de cirque à des jeunes en Arctique et de présenter un spectacle avec la troupe d’Artcirq à Igloolik, au Nunavut.

Enfin, mentionnons que Jérémie Robert a reçu la Médaille d’or, le Prix du public et le Prix des enfants lors du Festival Piste aux Espoirs en Belgique, édition 2004, pour son numéro de planche coréenne.