VILLA DOLOROSA

Du 17 septembre au 12 octobre 2013

Texte : Rebekka Kricheldorf
Traduction : Sarah Berthiaume + Frank Weigand
Mise en scène : Martin Faucher

Avec Geneviève Alarie + Anne-Élisabeth Bossé + Luc Bourgeois + David Boutin + Marilyn Castonguay + Léane Labrèche-Dor

Assistance à la mise en scène : Emanuelle Kirouac-S.
Décor : Max-Otto Fauteux
Costumes : Denis Lavoie
Lumières : Marc Parent
Musique : Michel F. Côté
Accessoires : Normand Blais
Maquillages : Angelo Barsetti

Une production d’ESPACE GO

« Le bonheur, le bonheur, le bonheur, c’est surestimé… »
– Irina

Trois sœurs… et un frère, eh oui, comme dans la pièce de Tchekhov, sont orphelins et dérivent dans la belle et grosse maison familiale, trop pauvres qu’ils sont pour entretenir son faste et sa splendeur passée. Aujourd’hui, c’est le 28e anniversaire d’Irina. On sort le tourne-disque et les vieux vinyles. Entre conversations absurdes et philosophiques, les vapeurs d’alcool n’arrivent pas à masquer l’ennui. Un an plus tard, c’est de nouveau l’anniversaire d’Irina. Et la fête est ratée, comme toujours. Pas grave, on se reprendra l’année prochaine.

 VILLA DOLOROSA est un drame contemporain aux allures de vaudeville existentiel d’une lucidité redoutable, d’une saine et joyeuse férocité. Amours ratées, études qui ne mènent nulle part, travail abrutissant et temps qui file trop vite, voilà l’essentiel des obsessions de ces éternels adolescents. Avec une langue qui provoque à coup sûr le rire, la pièce pose la question : à quelle élévation d’âme pouvons-nous aspirer alors que la médiocrité ambiante triomphe?

Née en 1974, l’Allemande Rebekka Kricheldorf a écrit une vingtaine de pièces, dont LA BALLADE DU TUEUR DE CONIFÈRES et GOTHAM CITY I, des titres intrigants inspirés très librement de mythes littéraires, auteurs et personnages aussi divers que Dracula, Batman et les frères Grimm. Ses pièces, dont la qualité théâtrale a été soulignée par plusieurs prix, dressent avec humour le portrait d’une génération de trentenaires qui, loin de la chute du mur de Berlin et du début de la mondialisation, est en manque d’idéaux et de tabous à briser.

Le metteur en scène Martin Faucher, aussi conseiller artistique au Festival TransAmériques, a su transposer avec justesse et sensibilité les univers variés d’une quarantaine de pièces, dont les récentes BLANCHE-NEIGE & LA BELLE AU BOIS DORMANT d’Elfriede Jelinek et YUKONSTYLE de Sarah Berthiaume. Il a eu envie de répondre aux grandes questions que pose la pièce VILLA DOLOROSA, dans toute la joie et l’infinie humanité que le théâtre peut offrir.

Affiche

Photos
Bande-annonce

Photo de l’en-tête : Caroline Laberge