BLANCHE-NEIGE & LA BELLE AU BOIS DORMANT

Du 13 septembre au 8 octobre 2011

Texte : Elfriede Jelinek
Mise en scène : Martin Faucher

Avec Éric Bruneau + Sophie Cadieux + Sébastien Dodge

Assistance à la mise en scène : Emanuelle Kirouac-S.
Décor : Max-Otto Fauteux
Lumières : Marc Parent
Costumes : Denis Lavoie
Musique : Michel F. Côté
Accessoires : Normand Blais
Maquillages et coiffures : Angelo Barsetti

Une production d’ESPACE GO

« Je regarde votre visage bronzé, Monsieur le Prince, le gel dans vos cheveux foncés et les muscles sous votre T-shirt, je cherche les genoux et les fesses dans votre pantalon de surfeur extra large et demande : Se peut-il que vous soyez vous? Se peut-il que je sois moi? »
– La Princesse

Il était une fois… une jeune femme qui s’aventura dans deux histoires de princesses. Perdue dans la forêt, Blanche-Neige marchait depuis un bon moment à la recherche des nains lorsqu’elle tomba sur le Chasseur. Elle tenta de lui expliquer que, comme toute héroïne, elle menait une quête désespérée de Vérité. Absorbée par sa propre beauté et par sa rivalité avec sa belle-mère, Blanche-Neige s’embrouilla dans son histoire. Le Chasseur la tua.

Une éternité et un baiser plus tard, la Princesse ouvrit les yeux sur le Prince qu’elle espérait en rêve. Mr. Right? Oh que non! Plutôt un bellâtre prétentieux qui se prenait pour Dieu, son sauveur, son créateur. Et qui expliqua à notre « Belle au Bois Dormant » que son réveil avait relancé pour elle le compte à rebours de sa beauté. Et si toutes les princesses étaient destinées à se faner?

En 2000, Elfriede Jelinek écrit les DRAMES DE PRINCESSES, dans lesquels elle donne la parole à des femmes de légende. Cette fois, Jelinek fait la peau aux contes de fées et aux fantasmes qu’ils colportent sur les femmes. Sous sa plume aiguisée, Blanche-Neige et la Belle au Bois Dormant deviennent des anti-princesses subversives, des mythes en déconstruction qui se dévoilent dans leur fragilité, leur lubricité et leurs paradoxes… bien loin de Walt Disney!

Elfriede Jelinek, née à Vienne en 1946, est l’auteure inclassable d’une douzaine de romans et d’une vingtaine de pièces, dans lesquels elle dénonce l’antagonisme entre ceux qui détiennent le pouvoir et ceux qui le subissent. Elle est surtout connue pour son roman LA PIANISTE – adapté au cinéma par Michael Haneke – et pour avoir reçu de nombreuses récompenses, dont le Prix Nobel de littérature, en 2004.

« À quoi je corresponds? » Les deux courts textes de Jelinek sont porteurs de questionnements qui habitent Sophie Cadieux, et plusieurs femmes de la génération des trentenaires, sur la projection du féminin dans notre univers ultra-sexualisé et pourtant en quête d’hyperromantisme. En mariant notre réalité d’aujourd’hui aux désirs de personnages de contes de fées, Jelinek offre des éclairages multiples sur le sujet.

Le metteur en scène Martin Faucher saura donner vie à l’écriture riche de sens de Jelinek, lui qui a su transposer avec justesse et sensibilité les univers variés d’une quarantaine de pièces, dont À QUELLE HEURE ON MEURT? et LA FILLE DE CHRISTOPHE COLOMB d’après Réjean Ducharme, LA BONNE FEMME de Jasmine Dubé, LES QUATRE MORTS DE MARIE de Carole Fréchette, DU VENT ENTRE LES DENTS d’Emmanuelle Jimenez et AUTOBAHN de Neil LaBute.

Pièces tirées de Drames de princesses : La jeune fille et la mort I et II

L’Arche est éditeur et agent théâtral des textes représentés.

Affiche

Photos
Bande-annonce

Photo de l’en-tête : Caroline Laberge