ŒDIPE À COLONE

Du 16 septembre au 11 octobre 2003

Texte : Sophocle
Mise en scène : Jean-Pierre Ronfard

Avec Jacques Baril + Gabriel Gascon + Nathalie Gascon + Denis Gravereaux + Mario Greaves + Pierre-François Legendre + Albert Millaire + Patrick Ouellet + Édith Paquet + Christian Provencher + Jack Robitaille + François Tassé

Dramaturgie : Jean-Pierre Ronfard + Christian Saint-Pierre
Assistance à la mise en scène : Allain Roy
Scénographie : André Acquart
Lumières : Guy Simard
Costumes : André Acquart
Accessoires : Normand Blais
Musique : Stéphane Caron
Maquillage : Jacques-Lee Pelletier
Habilleuse : Juliette Saint-Pierre
Maître de combat : Huy Phong Doan

Une production ESPACE GO + Théâtre du Trident (Québec)

Oedipe mendie son pain, il vieillit. Accablé par toutes les épreuves, au comble de la pauvreté, averti par une voix divine qu’il parviendrait au terme de sa vie lamentable lorsqu’il serait arrivé dans un bois sacré près d’Athènes, il se dirige vers cette fameuse ville de Colone, que dirige alors le généreux Thésée.

La légende d’Oedipe nous est surtout connu par tout ce que le génie de Sophocle nous en a raconté. Comme on le sait, dans Oedipe-Roi, le héros tragique découvrit ses crimes: inceste, patricide – souillures inexpiables aux yeux de tous les Grecs! Pour se punir de son aveuglement, il se creva les yeux. Chassé de Thèbes par Créon, considéré comme un objet d’horreur par tous les citoyens, repoussé par ses fils qui s’entendirent pour régner à sa place, le malheureux prit le chemin de l’exil accompagné de sa fille, la fidèle Antigone.

« Qui demande de vivre plus que sa part, folie éclatante je crois, car les jours vont plus près des chagrins que des joies. » C’est avec ces mots d’une version inachevée de Vitez que naît le projet de demander à Marie Cardinal de traduire du grec ancien cette tragédie écrite en 405 av. J.-C., Moussia, comme nous l’appelions entre nous, ne verra pas le vieillard aveugle conduit par sa fille disparaître soudain sans laisser de trace dans le petit bois empli de chants d’oiseaux. La grande romancière, l’amie de longue date, décédait le 9 mai 2001. Elle nous laisse ici une interprétation d’Œdipe à Colone fidèle à une oeuvre personnelle – elle même traduite en 18 langues – qui n’a eu de cesse de célébrer la valeur de la personne humaine, de défendre sa dignité, son importance quelle que soit sa condition.

Affiche

Photos

Photo de l’en-tête : Yves Renaud