LA DEMANDE D’EMPLOI

(Pièce en trente morceaux)
Du 8 avril au 3 mai 2003

Texte : Michel Vinaver
Mise en scène : René-Daniel Dubois
Avec Vincent Bilodeau + Kathleen Fortin + Isabelle Miquelon + Claude Prégent

Assistance à la mise en scène  et régie : Manon Bouchard
Décor et accessoires : Gabriel Tsampalieros
Costumes : Ginette Noiseux
Lumières : Guy Simard
Musique originale et vidéo : Michel Smith
Maquillages : Jacques-Lee Pelletier

Une production d’ESPACE GO

Fage a donné les meilleures années de sa vie à une entreprise comme directeur des ventes. Il en a été chassé après une restructuration de la firme. Au chômage, il se plie aux questionnaires – mécanique infernale – de Wallace, chasseur de têtes qui, peut-être, lui redonnera un emploi. Louise, la femme de Fage, attentive à son mari, supporte mal la perte d’un cadre de vie sécurisant. Pour faire bonne mesure, Nathalie, sa fille âgée de 16 ans, gauchisante, irresponsable, attend d’un camarade noir un enfant qu’elle veut garder… un peu.

La Demande d’emploi, pièce écrite en 1970 par Michel Vinaver, pose une question des plus actuelles : si l’Homme se définit par ce qu’il a (un nom, une famille, une maison, un emploi, un revenu…), comment saisir l’être lorsqu’il perd tout? L’écriture saisissante de cette pièce exige sur le plateau la présence simultanée de tous les personnages. L’absence de lieu, le contrepoint des séquences d’interrogatoire et des scènes familiales, les ruptures chronologiques, l’enchevêtrement des situations et des répliques imposent aux dialogues un rythme déchaîné. On suit avec émotion, excitation, frustration les efforts énergiques de la famille Fage pour préserver son existence dans une société qui reste indifférente à son sort.

Michel Vinaver est né à Paris en 1927. Depuis 50 ans romancier puis auteur dramatique, Vinaver est un écrivain de l’aujourd’hui comptant parmi les incontournables du théâtre contemporain. Ses pièces, percutantes, sont à l’affiche partout dans le monde. Dramaturges, philosophes, critiques lui ont d’ailleurs consacré une littérature importante. « J’ai l’impression d’être une sorte d’accident dans le paysage du théâtre contemporain. » C’est comme cadre supérieur dans une multinationale, au cœur même du système, qu’il a d’abord gagné sa vie. Loin de tenter d’éluder la contradiction, « elle est le feu central » dira-t-il, l’univers de la vente dominé par les médias deviendra le « champ » dominant de son œuvre théâtrale.

Affiche

Photos

Photo de l’en-tête : Yves Renaud