REQUIEM POUR SREBRENICA

Du 9 au 12 novembre 1999

Texte : Olivier Py, avec la collaboration aux textes de Philippe Gilbert
Mise en scène : Olivier Py

Avec Anne Bellec + Irina Dalle + Frédérique Ruchaud

Collaboration à la mise en scène : Philippe Gilbert
Scénographie et costumes : Pierre-André Weitz

Une production du Centre Dramatique National/Orléans-Loiret-Centre (France) + Soutien Scène nationale d’Orléans + ESPACE GO (Accueil)

REQUIEM POUR SREBRENICA traite des événements qui ont eu lieu en juillet 1995 au moment où l’enclave de Srebrenica tombait aux mains des forces armées serbes, dirigées par le général Mladic. Trois femmes interprètent cette pièce. Ces dernières deviendront tour à tour les porte-paroles des témoins, des politiciens et des victimes des événements qui se sont déroulés à Srebrenica, pour nous permettre de mieux comprendre ce qui s’est joué et se joue encore en Serbie, sous le régime du président Milosevic…

Il est évident que l’absence volontaire de fiction donne à cette pièce son caractère imprévu, presque dérangeant, dans le paysage de la dramaturgie actuelle. Olivier Py interroge la place du théâtre et le rôle de l’auteur dans sa société et auprès de son public.

Dans sa pièce, Olivier Py, n’a pas écrit un seul mot. La pièce consiste en fait en un collage de témoignages, de coupures de presse, d’extraits de discours politiques et de lettres, tous véridiques, qui reconstitue les événements qui ont conduit à ce drame.

Jean-François Bélanger, journaliste, était en Bosnie au printemps 1996 pour y tourner un reportage de 30 minutes qui nécessita 4 mois d’enquête. Il raconte dans le détail la création des zones de sécurité en 93 et la chute de cette ville aux mains des forces serbes en juillet 95. Une histoire vue à travers les yeux des différents acteurs du drame comme le général français Philippe Morillon, le représentant de l’ONU pour l’ex-Yougoslavie, Yasushi Akashi,… On peut aussi y entendre les témoignages de rescapés du drame. Des femmes réfugiées, des hommes qui ont survécu miraculeusement aux massacres, etc… Outre le récit détaillé des faits, le reportage pose des questions sur les responsabilités de la communauté internationale et sur l’inaction coupable de l’ONU.

Affiche