JACQUES ET SON MAÎTRE

Du 19 novembre au 14 décembre 1996

Texte : Milan Kundera
Mise en scène : Martine Beaulne

Avec Normand Canac-Marquis + Roch Castonguay + Paul Doucet + Rosalie Hudon-Fecteau + Louise Laprade + Anick Léger + Jean-Marie Moncelet + Denis Roy
Note : Le rôle du marquis a été créé par Aubert Pallascio

Assistance à la mise en scène : André Rioux
Collaboration à la mise en scène : François Cormier
Scénographie : Richard Lacroix
Lumières : André Rioux
Costumes : Mérédith Caron
Musique : Silvy Grenier
Maquillage et coiffures : Angelo Barsetti

Une coproduction Théâtre Les Gens d’en bas + ESPACE GO

« Mon cher petit maître, nos aventures sont risiblement semblables… »
– Jacques, troisième acte, scène 5

Jacques et son maître se racontes leurs aventures amoureuses. Celles du premier résonnent tel un écho dans celles du second, abolissant les frontières de l’expérience individuelle. Et une aubergiste, mise sur leur route, raconte des amours qui ressemblent étrangement à celles de l’un et l’autre. L’histoire, toujours, se répète comme un jeu de miroirs ou le motif central se déploie à l’infini.

Aussi bien que Beethoven a su l’êtredans le registre musical, Milan Kundera est le maître moderne de la variation littéraire. Cette pièce, la seule qu’il est écrite est à l’image de la variation, un exercice de répétition d’une même histoire qu’on éclaire d’une fois à l’autre sous des angles légèrement différents, pour mieux l’approfondir et en dégager les multiples significations.

Dans le tissu même de la pièce, Kundera a répété ce que Diderot avait écrit en 1773 dans son roman JACQUES LE FATALISTE. Répété et amplifié. Et que dit-il essentiellement? Qu’on est jamais unique, seulement le maillon d’une chaîne, ni mieux ni pire que les autres maillons.

Affiche

Photo de l’en-tête : Raymond Charette