TÊTE D’OR

Du 5 avril au 7 mai 1994

Texte : Paul Claudel
Mise en scène : René Gagnon

Avec Normand D’Amour + Martin Faucher + René Gagnon + Jean-Louis Roux + Paul Savoie + Catherine Sénart

Assistance à la mise en scène : Sabrina Steenhaut
Scénographie : Stéphane Roy
Lumières : Guy Simard
Costumes : Mérédith Caron
Musique : Jean Sauvageau + Marcel Brunet
Maquillage : Lucille Demers

Une production d’ESPACE GO

TÊTE D’OR est une oeuvre de jeunesse et de fin de siècle (1888).

Claudel n’a pas vingt ans lorsqu’il écrit cette histoire d’une société qui méprise ses aînés et qui ne laisse rien en héritage à sa jeunesse. L’histoire d’un jeune homme qui part à la conquête du monde par la seule force de sa nature humaine et qui échoue parce que son projet n’est pas animé par une force intérieure plus grande que l’homme. TÊTE D’OR est une cavale sauvage, cela ne ressemble à rien d’autre, sinon peut-être à Rimbaud. Ici l’influence de Shakespeare est évidente.

TÊTE D’OR est le drame de la possession de la terre. Celui d’un aventurier qui après avoir tué le roi, chasse sa fille qui s’en va errante et mendiante sur les routes de l’exil. Il s’empare du pouvoir suprême et réunit autour de lui toutes les forces ardentes et conquérantes de la jeunesse. Au cours d’un combat, Tête d’Or tombe couvert de blessures, c’est là qu’il entend une plainte. C’est celle de la princesse. A bout de force, elle réussira tout de même à porter Tête d’Or sur son lit funèbre. C’est entre ces deux débris, de l’effort humain brisé et de la monarchie déchue que s’engage un des plus grands dialogues de toute la dramaturgie du XXe siècle.

Ce ne sera pas la première fois qu’ESPACE GO s’attaque à une oeuvre magistrale dans sa petite salle de 120 spectateurs. On se souviendra de la TEMPÊTE de Shakespeare qui remportera en 1989 avec le T.N.M. et OMNIBUS le Grand Prix du C.A.C.U.M. dans le cadre du printemps Shakespearien.

TÊTE D’OR dans nos murs, c’est l’aventure avec tout ce que cela signifie d’absolument régénérant.

Affiche

Photos

Photo de l’en-tête : Yves Renaud