PROVINCETOWN PLAYHOUSE, JUILLET 1919, J’AVAIS 19 ANS

Du 10 mars au 11 avril 1992

Texte : Normand Chaurette
Mise en scène : Alice Ronfard

Avec Robert Brouillette + René Gagnon + David La Haye + André Robitaille

Assistance à la mise en scène : Sabrina Steenhaut
Scénographie : Stéphane Roy
Lumières : Michel Beaulieu
Costumes : François Barbeau
Accessoires : Éric Aubuchon
Maquillage et coiffures : Angelo Barsetti

Une production d’ESPACE GO

Mot de la directrice artistique :

Cher Normand,

Vous savez que, quel que soit le nombre de nos pièces, c’est toujours par celles qui ont peut-être été les plus saisissantes, les plus provocantes, que nous restons présents dans la mémoire des gens. Vous-même qui êtes un jeune auteur prolifique, votre nom reste définitivement attaché dans l’esprit de tout le monde à l’un de vos tous premiers textes : PROVINCETOWN PLAYHOUSE, JUILLET 1919, J’AVAIS 19 ANS.

J’aime votre œuvre, toute votre œuvre. Je ne dis pas qu’elle n’est pas terrible. PROVINCETOWN PLAYHOUSE est une chose terrible. Quand on lit ce texte pour la première fois, on se dit que l’auteur a été dépassé par son propre univers, qu’il porte un théâtre en soi, qu’il n’est plus en mesure de se censurer et qu’il écrit pour ça et alors « débrouillez-vous avec ça ». Et cette chose tellement émotive est lancée dans la production d’un spectacle, et quelqu’un trouve, metteur en scène, acteur, concepteur, et en trouvant se transforme et transforme le théâtre. Mais c’est toujours l’auteur qui est à l’origine des transformations du théâtre, j’en suis certaine.

Vous êtes venu au monde du théâtre, dans le voisinage du cinéma qui accule le théâtre à écrire sa différence, dans la gloire d’un théâtre de l’image et le nouveau triomphe de l’acteur. Vous ne craignez pas d’être totalement de votre époque. Vous êtes parmi ces poètes dramatiques, auteurs du premier mot, qui savent, qu’ils sont aussi « celui qui boucle toutes les boucles ».

Vous m’avez dit à l’origine de cette aventure, « méfiez-vous, je suis un poète maudit ». Ne dites jamais une chose pareille… Vous n’êtes que parmi les inclassables, tout en sachant que vous aurez toujours fort à faire avec la société impitoyable et mercantile du théâtre. Le public d’aujourd’hui vous demande d’autres comptes, celui d’une écriture unique, pas nouvelle, comme on le dit d’une collection d’hiver ou de printemps mais réellement neuve. D’une écriture qui permet aussi la naissance des auteurs de demain.

Aujourd’hui, vous êtes joué sur toutes les scènes de Montréal, et n’en doutez point, nous nous retrouverons à nouveau à l’ESPACE GO.

Affiche

Photos

Photo de l’en-tête : Les Paparazzi