LA SOIRÉE DES MURMURES 87

Du 28 mai au 1er juin 1987

Création collective
Mise en scène : Ginette Noiseux

Avec la participation de 50 femmes artistes

[Théâtre]

Marie-Johanne Adam + Colombue + Anne Durand + Johanne Fontaine + Claire Gagnon + France Labrie + Honolulu (Louise Bédard + Dolorès Léonard + Hélène Giguère) + Nicole Leblanc + Kate Lushington + Louise Ladouceur + Maryse Pigeon + Chantal Lamarre + Le Pool (Danièle Trépanie + Mylène Roy + Francine Côté)

[Performances]

Monique Crépeau + Lise Bégin + Alice Bergeron + Josée Lambert + Sylvie Laliberté + Michèle Léger + Christiane Frenay

[Danse]

Francine Arsenault + Sonia Del Rio + Suzanne Lemoine

[Vidéo]

Michie Hamilton + Nan Hoover + Bénédicte Ronfard + Louise Laprade

[Installations]

José Duclos + Christine Palmieri + Louise Prescott + Jennifer Rodriguez + Patricia Schwartz

[Culturisme]

Caroline Osborne + Marie Provost + Linda Gagné + Ginette Lemieux

[Live-painting]

Marie-Claude De Bouthillier + Martine Deslauriers + Denise Laperrière + Christine Lajeunesse + Renée Lavaillante + Suzelle Levasseur + Marie-Josée Noiseux + Diane O. Bomsawin + Gigi Perron + Anne Thibault + Susan Scott

Une production du Théâtre Expérimental des Femmes (TEF) les 26 et 27 mai + Festival de théâtre des Amériques (FTA) du 28 mai au 1er juin

Expérience tentée sur deux soirs lors du 4e Festival de création de femmes en mars 86, LA SOIRÉE DES MURMURES est maintenant reprise pendant cinq soirs (dix représentations) au 2e Festival de théâtre des Amériques, pour le plus grand plaisir des aventurières/ers de l’inédit.

L’an dernier, on s’arrachait les billets pour ce spectacle jamais vu, fou, passionnant. Pour cette raison, le F.T.A. a choisi de l’inclure dans sa programmation cette année.

Imaginez un peu…

Au beau milieu d’un endroit très passant, dans un théâtre transformé pour l’occasion en « Salon de l’érotisme », trois comédiennes en déshabillé vaporeux invitent une spectatrice ou un spectateur à venir les rejoindre dans un lit. Motif : le plaisir. De se faire susurrer à l’oreille un texte érotique, ou de se faire masser aux huiles essentielles pendant que le public qui passe les regarde.

Être vu, voyant. Voyeur?

Derrière cette scène et autour, des peintres font de l’action-painting. Un peu plus loin, dans une cabine fermée, cinq spectateurs à la fois assistent à une conférence sur la sexualité post-nucléaire pendant que d’autres, dans une cabine attenante, expérimentent des sensations, des odeurs et des sons dans la noirceur. Ailleurs, des culturistes font jaillir leurs muscles luisants. Ailleurs encore, sur les deux étages de l’Espace GO, une cinquantaine de femmes artistes invitent les spectatrices/teurs à la manière des femmes des « peep-shows » à Amsterdam ou à New York. Voyeurisme? Exhibitionnisme? Performances simultanées dans des chambres closes. Des spectacles à voir à la dérobée, un à un. Les règles du regard sont bouleversées, les règles du spectacle aussi, puisque dans une soirée, il est impossible de tout voir. Nous sommes obligé-e-s de choisir.

Danse, photographie, théâtre, vidéo, mime, installations, action-painting, culturisme, performances multidisciplinaires.

Qui plus est : une expérience éminemment théâtrale.