LE RIRE DE L’ÉTRANGÈRE

Du 25 janvier au 26 février 1983

Texte : Suzanne Jacob
Mise en scène : Laurence Jourde

Avec Odette Guimond + Anne-Marie Provencher + Ginette Morin + Louise Laprade + Monique Richard

Dramaturgie : Laurence Jourde
Assistance à la mise en scène : Catherine Gadouas
Scénographie : Johanne Pellerin
Lumières : Ginette Noiseux
Costumes : Jacynthe Vézina
Musique : Monique Richard

Une production du Théâtre Expérimental des Femmes (TEF)

Elles sont dans la même gare, mais elles ne se connaissent pas. Elles ont été sorties de leurs textes parce que le théâtre avait besoin d’elles. Elles ne se connaissent pas, mais elles savent pourtant que pour chacune d’entre elles, peu importe la destination, il sera toujours question de survie. Pas besoin de mémoire pour s’en rappeler. Elles savent.

La vagabonde le sait, qui erre dans un désert d’après catastrophe avec son carrosse et ses vieux journaux dont les nouvelles sont perpétuelles.

Josette Phaneuf le sait, qui se sépare de son mari, un matin à 9 h 14, pour cause d’incompatibilité.

Julie le sait, qui traîne sa belle-mère sur son dos comme les esquimaudes, et qui l’emmène mourir dans le sable au soleil.

Les Tziganes le savent aussi, qui traduisent en toutes langues, poésie, musique, rire et cri, les formes de cette survie.

« Il y a autant de vérités dans le monde qu’il y a de molécules. Ça nous donne la permission de rire, de savoir ça. Ça donne une chance à tout le monde de n’être pas définitif. »

Et pendant deux heures, sans s’interrompre les unes des autres, elles émietteront tous les cadres qui auraient voulu les rendre définitives.

Hautement incompatibles.

Magnifiquement uniques et irrecevables.

Affiche

Photos

Photo de l’en-tête : Anne de Guise