UNE TRUITE POUR ERNESTINE SHUSWAP

Création mondiale en français

Du 15 septembre au 10 octobre 2009

Du mardi au samedi à 20 h
Et les samedis à 16 h

Texte  Tomson Highway
Traduction  André Brassard
Mise en scène  André Brassard
Avec  Violette Chauveau, Kathleen Fortin, Sharon Ibgui, Pierrette Robitaille, et la voix de Tomson Highway

 

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« Tu penses que les Blancs sont tous pareils? Déjà, les Français sont catholiques, aussi catholiques qu’un chapelet. Les Anglais, eux autres, sont protestants, comme... une banque, oui, c’est ça, une banque. Et quand les catholiques meurent, ils vont droit au Paradis. Les protestants, eux autres, quand ils meurent, ils vont d'abord au café, et ensuite ils vont chez le Diable. » Ernestine

25 août 1910. Quatre femmes amérindiennes ont vingt-quatre heures pour préparer un banquet monstrueusement, écœuramment, l’eau-à-la-bouchement, papille-gustativement extraordinaire en l’honneur de Sir Wilfrid Laurier, Grand Kahoona du Canada. Tout doit être parfait pour les 2 000 convives : les tartes au saskatoon d’Isabel Thompson, le castor farci d’Annabelle Okanagan, les nappes de mousseline blanche de Délila Rose Johnson et la truite géante d’Ernestine Shuswap. Le temps file à vive allure et la tâche est colossale. D’autant plus grande qu’à la surprise de toutes de nouvelles barrières sont élevées sur le territoire. Désormais, impossible de cueillir les baies, de chasser dans les bois et de pêcher dans le fleuve. Pourront-elles accomplir l’impossible?

Jouant avec le temps et la multitude des tâches à accomplir, UNE TRUITE POUR ERNESTINE SHUSWAP condense en une seule et même journée cent ans d’histoire, allant des premiers contacts avec les Premières Nations jusqu'à l'arrivée de Laurier, à qui les hommes doivent présenter un cahier de doléances connu sous le nom de Laurier Memorial. Fantaisie historique aux accents de démesure, la pièce juxtapose humour, tragédie, poésie et autodérision pour raconter le choc des rencontres entre Amérindiens et Blancs, tout en rendant hommage à l’âme humaine à travers quatre femmes témoins de l'érosion de leur propre société.

Auteur acclamé dans le monde entier, artiste ludique, polyglotte amoureux de la langue française et pianiste, Tomson Highway est sans contredit l’un des plus grands écrivains autochtones de l’Amérique du Nord. Ses œuvres sont jouées dans de nombreux pays et font partie du programme d’études de nombreuses écoles et universités canadiennes et étrangères.

Véritable monument de l’histoire du théâtre au Québec, André Brassard compte plus de 130 mises en scène à son actif, dont une grande partie de l’œuvre théâtrale de Michel Tremblay. Il signait à ESPACE GO la saison dernière un vibrant et percutant OH LES BEAUX JOURS de Beckett. L’aventure de création d’UNE TRUITE POUR ERNESTINE SHUSWAP en sera une de transmission des savoir-faire entre générations puisque Brassard sera secondé par Frédéric Blanchette, un jeune metteur en scène au talent confirmé.

 

Extraits critiques

Une mise en scène très maîtrisée d’André Brassard. Pierrette Robitaille, Kathleen Fortin, Violette Chauveau et Sharon Ibgui  sont à la fois graves et divertissantes. Un décor qui est une véritable œuvre d’art.
Claude Deschênes, Le Téléjournal, Radio-Canada

 

Une mise en scène époustouflante d’André Brassard. Quel plaisir! Quatre formidables comédiennes (dont Pierrette Robitaille, admirable dans le rôle-titre). Les décors sont beaux. La traduction est impeccable. Il y a des répliques qui vous font crouler de rire, d’autres qui rendent un son d’autant plus triste que l’on connaît, aujourd’hui, la suite de l’histoire de cette dépossession.
Lysiane Gagnon, La Presse

 

Un conte habilement orchestré, savoureusement ironique et ponctué de passages oniriques. Ce qui frappe d’abord, c’est la beauté et la pertinence du décor. Il fallait des actrices de calibre, elles le sont.
Alexandre Vigneault, La Presse

 

Les comédiennes sont magnifiques. C'est vraiment une très belle pièce. C'est à voir!
Nathalie Petrowski, Six dans la cité, Radio-Canada

 

Highway et Brassard tirent habilement les fils de l’allégorie en faisant « sonner juste » les quatre comédiennes de la production et ils parviennent même à nous faire sourire tout au long de leur implacable démonstration.
Michel Bélair, Le Devoir

 

Une mise en scène sobre et efficace. Pierrette Robitaille est merveilleuse dans le rôle-titre. À la fois drôle et touchante, elle réussit encore une fois un tour de force. Quatre actrices de grands talents. Chapeau !
Maxime Charbonneau, 7 Jours

 

Une production de haut calibre. Un décor immense et audacieux, des costumes magnifiques, des comédiens de haut calibre, un éclairage subtil et riche, une traduction sympathique, et une mise en scène stylisée signée par André Brassard lui-même.
Benoît Aubin, Journal de Montréal

 

Cette pièce-là m’a touché profondément. Ça m’a embarqué. La traduction et la mise en scène d’André Brassard sont très réussies. C’est très bien interprété.
Christian Dufour, Je l’ai vu à la radio, Radio-Canada

 

Le décor d’Olivier Landreville est hallucinant. Je ne me lassais pas de regarder les costumes de Mérédith Caron. Il y a beaucoup d’humour. La pièce ne me quitte pas, deux, trois jours après; j’aime ça.
Louise Forestier, Je l’ai vu à la radio, Radio-Canada

 

Ernestine est incarnée avec beaucoup de panache par Pierrette Robitaille. Une belle mise en scène, très efficace d’André Brassard. Magnifique décor tout en bois. Les éclairages relèvent du grand art. Un spectacle extraordinaire!
Francine Grimaldi, Samedi et rien d’autre, Radio-Canada

 

Fabuleuse et grandiose métaphore scénographique que cette proposition d'Olivier Landreville. Organique, chaud, vivant, en suave odorama boisé, comme les éclairages de Claude Accolas, tout cela appuyé par l'environnement sonore de Catherine Gadouas, spleenétique, chamanique et sensible. Les costumes romanichels colorés de Mérédith Caron, très soignés. Pierrette Robitaille joue une Ernestine Shuswap remplie de verve volontaire et espiègle. Violette Chauveau joue avec délice la précieuse et princesse qui tape sur les nerfs. À sa façon, courageuse œuvre dans la grande et millénaire tradition de la parole et de la transmission. Une œuvre de sens, une démarche essentielle, pour la suite du monde.
Yves Rousseau, Le Quatrième

 

La beauté de la pièce réside dans la force d’interprétation des comédiennes. Le corps des personnages exultent tant avant de venir au chant (Pierrette Robitaille, Violette Chauveau, Kathleen Fortin et Sharon Ibgui : incroyables!) qu’on le croirait pour répandre une vibration à en faire une marque au corps des mots. Entre l’émotion et la raison, chavirés par l’émotion primale qui déraisonne à mesure en se désaliénant.
J.S. Boisvert, Patwhite.com

 


Adjoint à la mise en scène  Frédéric Blanchette
Assistance à la mise en scène et régie  Roxanne Henry
Décor  Olivier Landreville
Costumes  Mérédith Caron
Lumières  Claude Accolas
Musique  Catherine Gadouas
Accessoires  Normand Blais
Mouvement  Jocelyne Montpetit
Vidéo Yves Labelle
Maquillages  Angelo Barsetti

Une production d’ESPACE GO
espacego.com

THÉÂTRE ESPACE GO