LE DÉCLIN DE L’EMPIRE AMÉRICAIN

D’après le scénario de Denys Arcand
Texte : Alain Farah + Patrice Dubois
Mise en scène : Patrice Dubois

Avec Sandrine Bisson + Dany Boudreault + Marilyn Castonguay + Patrice Dubois + Éveline Gélinas + Alexandre Goyette + Simon Lacroix + Bruno Marcil + Marie-Hélène Thibault

Assistance à la mise en scène : Catherine La Frenière
Décor : Pierre-Étienne Locas
Éclairages : André Rioux
Costumes : Julie Breton
Son : Larsen Lupin
Direction technique : Jérémi Guilbault-Asselin

Une production du Théâtre PÀP

 

« Tout ce qui me reste c’est le sexe, ou l’amour. On fait jamais vraiment la différence. Au fond, je sais pas ce qui me reste. C’est pour ça que le vice vient avec l’âge. »
– Bruno

 

Alors qu’il se trouvait à Manhattan avec une délégation d’artistes pour l’événement Québec — New York 2001, Claude a capté les décombres de la tragédie du World Trade Center, à l’aube, le 12 septembre. Sa série photographique intitulée Le déclin aura fait le tour du monde et se sera arrêtée dans les plus grands musées. C’est toute sa génération qui se reconnaît dans la lumière étrange de ces épreuves en clair-obscur.

Printemps 2017, les amis de Claude, des universitaires de haut niveau, des professeurs et des artistes, vont se réunir autour d’un repas bien arrosé, dans un chalet de la campagne estrienne, aux abords de l’empire. Tandis que les hommes préparent le souper, les femmes s’exercent au yoga et relaxent dans des bains scandinaves. Les deux sexes se délient la langue sur leurs envies de chair et d’élévation, mettant à l’épreuve leurs propres codes moraux. Ils se retrouveront en face à face à l’heure du repas, dans une sorte de jeu cruel de petites vérités et de grands mensonges.

Trente ans après la fulgurante apparition de l’œuvre de Denys Arcand sur les écrans, le Théâtre PÀP l’investit d’une écriture scénique et dramaturgique. Alain Farah, écrivain et professeur à l’Université McGill, fait le saut dans l’écriture dramatique, accompagné par Patrice Dubois, directeur artistique de la compagnie. Ensemble, ils adaptent la partition originale. Les quarantenaires d’aujourd’hui, loin de constituer la même élite qu’autrefois, seront appelés à la barre pour témoigner de la déliquescence de leur propre monde.