CLARA

D’après le roman d’Anne Hébert, Aurélien, Clara Mademoiselle et le Lieutenant anglais, paru aux Éditions du Seuil
Création pour la scène : Pierre Yves Lemieux
Mise en scène : Luce Pelletier

Avec Émilie Bibeau + François-Xavier Dufour + Alice Moreault + Étienne Pilon

Assistance à la mise en scène : Claire L’Heureux
Décor : Olivier Landreville
Éclairages : Jocelyn Proulx
Costumes : Julie Breton
Musique : Catherine Gadouas
Chorégraphie : Mélanie Demers
Coiffures et maquillages : Angelo Barsetti

Une production du Théâtre de l’Opsis

 

« Mon Dieu, je vous connais pas mais faites que le Lieutenant ne me prenne pas comme un chat prend une chatte. En lui enfonçant ses crocs dans la nuque. »
– Clara

 

Après le décès de sa femme, morte en couches, un homme s’isole au creux de la campagne québécoise en compagnie de sa fille. La vie s’écoule, monotone et silencieuse, au bord de la rivière. À dix ans, Clara ne sait toujours ni lire ni écrire. L’arrivée de Mademoiselle, nouvelle et lumineuse institutrice du village, donne un nouvel équilibre au quotidien familial. Atteinte d’un mal incurable, Mademoiselle se presse de transmettre son savoir à Clara.

De nouveau seule avec son père, Clara se met à surveiller par la fenêtre la montée de la rivière qui coule, gorgée des pluies torrentielles. À la veille de ses quinze ans, au plein cœur de l’été, Clara surprend, endormi dans les bois, un lieutenant anglais exilé au Québec. Débute alors l’histoire d’un amour qui signe la fin de son enfance.

En 1995, Anne Hébert écrit Aurélien, Clara, Mademoiselle et le Lieutenant anglais comme la promesse d’une prose sauvage et musicale qu’on aimerait garder en secret pour soi. Ce court roman, parmi ses plus beaux, est pourtant méconnu du grand public. Avec la pièce CLARA, l’auteur Pierre Yves Lemieux en crée une version pour la scène en explorant une mise en parole à quatre voix où personnages et narrateurs se confondent. La directrice artistique du Théâtre de l’Opsis, Luce Pelletier, met en scène cette adaptation théâtrale qui se veut résolument contemporaine, tout en conservant le contexte historique et culturel québécois d’origine. À eux deux, ils sauront partager toute la beauté, la fragilité et la singularité de l’œuvre d’Anne Hébert avec le public d’aujourd’hui.

Née à l’été 1916 à Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier, Anne Hébert est une figure majeure de la littérature québécoise. À travers ses œuvres, telles que Kamouraska (1970), Les Enfants du sabbat (1975) et Les fous de Bassan (1982), elle dépeint les relations humaines avec tout le familier, le mystère et la poésie qu’on lui connaît.