Repères biographiques de Jérôme Minière

Jérôme Minière (© Pascal Grandmaison)

Jérôme Minière est né à Orléans en France. Après avoir étudié le cinéma à l’INSAS à Bruxelles, il s’installe  au Québec en 1996 et entame sa carrière d’artiste.

À titre d’auteur-compositeur interprète, il a fait paraître une douzaine d’albums depuis ses débuts, dont Une Île en 2015, Jérôme Minière danse avec Herri Kopter en 2013 (Félix du meilleur album électronique), Le vrai le faux en 2010 (Prix Rapsat-Lelièvre), Cœurs en 2007, l’album concept sur l’économie de marché Jérôme Minière Chez Herri Kopter en 2004, Petit Cosmonaute en 2002 (Félix du meilleur auteur-compositeur), Jérôme Minière présente Herri Kopter en 2001 (Félix du meilleur album électronique) et l’album double La nuit éclaire le jour qui suit en 1998, un des premiers albums francophones à allier musique électronique et chanson.

En plus de remixer plusieurs artistes, dont Pierre Lapointe, Martin Léon et Jean Pierre Ferland, Jérôme Minière a aussi réalisé les albums de Ngâbo, Tristan Malavoy, Grenadine, Domlebo et Michel Faubert (album pour lequel il obtient en 2007 le Félix du meilleur réalisateur) et composé des chansons pour d’autres artistes (Jim Corcoran, Dumas, Françoiz Breut) ainsi que  pour le cinéma et la publicité. Il invite aussi souvent des musiciens  et des interprètes qu’il aime sur ses albums : Lhasa de Sela, Frannie Holder, Bïa, Albin de la Simone…

Curieux de nature, il a souvent collaboré dans d’autres disciplines avec les artistes visuels Pascal Grandmaison et Massimo Guerrera, avec les chorégraphes Ginette Laurin, Karine Ledoyen et Mélanie Demers, les documentaristes Julie Perron et Hélène Choquette, ainsi qu’avec le conteur Michel Faubert.

Il a entrepris un travail à plus long terme avec l’artiste visuelle Marie Pierre Normand et le vidéaste Dan Popa avec qui il a développé des clips vidéo et un premier projet hybride entre performance, chanson, vidéo et installation : Autoplayback (Usine C, Montréal; Ferme du Buisson, France; Musée des beaux-arts de Québec, 2009).

D’autres projets de ce type ont suivi : Le laboratoire de la vie en boîte, avec Jean-François Dugas et Marie Pierre Normand (Bande Vidéo; Biennale d’art contemporain de Québec, 2012), L’Épicerie musicale avec Marie Pierre Normand et Tristan Malavoy (Les Escales Improbables, 2012-2013), Minishow avec ses musiciens et Marie Pierre Normand (Usine C, 2014) et un solo, Nature changeante d’un lieu et son coulis d’impressions sonores et de mots (ESPACE[IM]MÉDIA, 2016).

Par ailleurs, il  a publié son premier roman L’enfance de l’art  (Quai no5/XYZ, 2014), qui a reçu un très bel accueil (Prix des libraires du Québec – liste préliminaire, 2016).

C’est en 2009 qu’il travaille pour la première fois avec Denis Marleau et UBU : il compose avec Nicolas Bernier la musique d’UNE FÊTE POUR BORIS de Thomas Bernhard. Ce sera le début d’une collaboration fructueuse puisqu’ils collaboreront de nouveau pour les spectacles LE DERNIER FEU de Dea Loher (ESPACE GO & UBU, 2013), LA VILLE de Martin Crimp (ESPACE GO & UBU, 2014), INNOCENCE de Dea Loher (La Comédie-Française, 2015), LES DIABLOGUES de Roland Dubillard (Théâtre du Rideau Vert, 2016), TARTUFFE de Molière (Théâtre du Nouveau Monde, 2016) et, enfin, AVANT-GARDE (ESPACE GO & UBU, 2017), leur septième collaboration. En plus de composer et de construire les ambiances sonores, il monte parfois sur scène pour tenir de petits rôles, comme ce fût le cas dans les spectacles LE DERNIER FEU, TARTUFFE, AVANT-GARDE.