BIENTÔT VIENDRA LE TEMPS

Texte : Line Knutzon
Traduction : Catherine Lise Dubost
Mise en scène : Luce Pelletier

Avec Caroline Bouchard + Ann-Catherine Choquette + Pierre-François Legendre + Daniel ParentCatherine Proulx-Lemay + Adèle Reinhardt

Assistance à la mise en scène et régie : Claire L’Heureux
Décors : Olivier Landreville
Costumes : Julie Breton
Éclairages : Mathieu Marcil
Musique : Catherine Gadouas
Maquillage : Angelo Barsetti

« Il n’y aurait pas quelqu’un qui pourrait
se souvenir de quelque chose? »

– Rebekka

 

Deux couples en pleine rupture sont captifs d’un espace-temps surréaliste. Bien qu’Hilbert et Rebekka aient soigneusement tout mis en œuvre au cours de leur vie – les enfants, la maison, le travail, les voyages, la gouvernante – ils constatent l’enfer qu’ils sont devenus l’un pour l’autre et le temps qui se dérobe à eux. Les choses se gâtent quand un second couple en pleine crise, Ingrid et John, se mêle à leurs déboires. Quand débarque la fille cadette d’Hilbert et de Rebekka, le temps se met à dérailler : les personnages disjonctent, leurs souvenirs s’entremêlent, les tromperies et les mensonges se multiplient tandis que certains, devenus paranoïaques, portent maintenant le goût du sang en bouche…

BIENTÔT VIENDRA LE TEMPS pose une réflexion sur le caractère corrosif du temps, sur sa futilité et sa façon insidieuse d’user les relations humaines. Née au Danemark en 1965, Line Knutzon est reconnue comme l’une des écrivaines les plus innovantes de sa génération. Imprégnée de l’ironie danoise et véritable virtuose de la langue, Knutzon se joue des habitudes langagières et des clichés du monde adulte en dressant le portrait d’une époque en porte-à-faux, et ce, sans jamais tomber dans le commentaire social. Aux frontières du rire, l’absurde de ses pièces dépeint une fresque pathétique d’individus incapables de s’incarner socialement.

Fidèle à ses convictions artistiques, le Théâtre de l’Opsis encourage le passage par les écritures étrangères pour mieux revenir à soi, au Québec. Après s’être intéressée aux dramaturgies étasuniennes (2006-2010) et italiennes (2010-2014), la directrice artistique Luce Pelletier, amorce un nouveau cycle de création en se tournant vers la Scandinavie. Le Théâtre de l’Opsis désire démystifier cette culture hautement estimée et peu connue de notre paysage théâtral grâce à une plongée sensible et critique au cœur de sa dramaturgie. BIENTÔT VIENDRA LE TEMPS, pièce acclamée de nombreuses fois par le public européen et véritable classique contemporain danois, servira de pierre de touche pour le début de ce cycle. Un dialogue qui fera sans doute résonner notre nordicité commune.

Une production du Théâtre de l’Opsis